Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 25 avril 2017

Macron, Le Pen & la falsification des signes

La présence de nombreux drapeaux français, agités dans les meetings de Macro, apparaît quelque peu loufoque : pourquoi ne pas agiter des drapeaux européens, puisque ce candidat et ceux qui l’ont placé là veulent engager l’Europe dans une voie clairement fédéraliste. Que se cache-t-il, en effet, derrière ces éléments de langage martelés en meetings :  « L'Europe nous rend plus grands. L'Europe nous fait plus forts » ?  Pour le savoir, il suffit de visiter les clauses de son programme européen, dont voici quelques extraits, avec en rouge, ce qui paraît très clairement aller contre notre souveraineté :

  1. « On oppose depuis 10 ans Europe et souveraineté. Il est temps d’affirmer que, sur les grands défis de notre époque (sécurité, migrations, commerce, numérique…), la vraie souveraineté passe par une action européenne, dans un cadre démocratique renouvelé. L’Union européenne est un outil de souveraineté sur bien des sujets ».
  2. « Nous proposerons de mettre en place un Quartier Général européen permanent chargé d’assurer une planification et un contrôle des opérations de défense européenne, en lien étroit avec les centres de commandement nationaux et l’OTAN.Nous proposerons de créer un Conseil de sécurité européen rassemblant les principaux responsables militaires, diplomatiques et du renseignement des États membres ».
  3. « Nous proposerons de renforcer et d’harmoniser la sécurité des cartes d’identité (biométrie) »
  4. «Nous proposerons de créer un budget pour la zone euro avec 3 fonctions (investissements d’avenir, assistance financière d’urgence et réponse aux crises économiques). »
  5. « Nous proposerons de créer un poste de ministre de l’Économie et des Finances de la zone euro, qui aura la responsabilité du budget de la zone euro, sous le contrôle d’un Parlement de la zone euro, rassemblant les parlementaires européens des États membres »
  6.  « Nous proposerons de créer un « procureur commercial européen », pour vérifier le respect des engagements pris par nos partenaires et sanctionner rapidement leur violation, notamment en matière sociale, environnementale ou fiscale ».

Bref, si je sais lire, cela revient à inspirer la création d’un état fédéral sur le modèle américain sur le vieux continent, et l’on comprend dès lors pourquoi, pour ce jeune Cyber Gédéon issu de « l’ordre cyber-mercantile » du « financier spéculateur » [tel que Gilles Chatelet le théorisa dans son ouvrage Vivre et penser comme des porcs en 1998] « la culture française n’existe pas.

Pour justifier ce projet de disparition de la souveraineté française, les gens qui sont derrière Macron font appel à des bons sentiments qui sont tous e pieux mensonges. Il n’est pas vrai d’affirmer que la fermeture des frontières est un repli sur soi, car l’ouverture des cœurs n’est pas l’ouverture des frontières et n’est en rien garantie par elle.  C'est ce que signifie le fameux « rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César » de l’Évangile. C’est de plus faire peu de cas d’un Islam conquérant dont la dangerosité n’est plus à prouver.

Il est faux de croire que Macron offre la garantie d’une République unie et apaisée. Alors que l’euroscepticisme est majoritaire dans le pays, vouloir imposer un tel projet et toutes les conséquences qui en découlent, notamment sur le code du travail français, c’est prendre le risque d’affrontements sociaux qui relèveraient d’une forme de guerre civile. D’ailleurs, si Macron est élu le 8 mai, nul ne sait qui sera son premier ministre (un centriste ? un socialiste ? un membre de la société civile ?), nul ne sait avec quelle majorité il pourrait gouverner.

Ce candidat prospère sur la liquidation des héritages collectifs (les partis, les nations) : Il est le candidat de l’individualisme et du libéralisme intégral, ce qui n’est nullement garant de paix et de lien social,  mais d’une vision post nationale de l’individu tout puissant, nomade, interchangeable, inculte, dans une société où prospérera l’islam radical sans qu’aucune morale puisse lui être opposée, autre que celle des valeurs républicaines qui ne seront plus que des vœux pieux, si ce n’est déjà le cas. On peut voter Macron si l’on est résolument fédéraliste et si l’on ne croit plus à la possibilité de construire l’avenir de la France sur son histoire millénaire. Mais ne nous faisons pas passer alors pour des patriotes…

Je n'ai pas envie de polémiquer sur les sujets périphériques comme la moralisation de la vie politique, la nouvelle façon de faire de la politique ou l'âge de la potentielle première dame, qui sont autant de tartes à la crême pour divertir l'attention. Dans une telle situation, je voterai sans état d’âme pour Marine Le Pen en n’écoutant pas la propagande médiatique qui bat son plein, dans l'espoir de préserver la souveraineté déjà bien entamée de mon pays, qui est son bien le plus précieux.

17626506_10212879297160971_7535773706711056253_n.jpg

 

13:53 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : macron, le pen, élections présdientielles, france, europe, politique | | |

mercredi, 25 janvier 2017

Palamas, Tsipras, Trump, etc...

Athènes : « Avec la haine de classe, peut-on encore lire sur le socle de la statue de Kostís Palamas (1859-1943), poète, écrivain et dramaturge, et c’est pour la énième fois que sa mémoire est ainsi vandalisée de la sorte. » C’est Panagiotis Grigoriou qui rapporte le fait dans son blog Greek Crisis. « Dans la plus grande indifférence des passants, rajoute-t-il, hormis celle de deux retraités dont il rapporte les propos : “Quelle honte, Palamas est notre poète national, surtout durant la première moitié du XXe siècle. Ce n’est pas de la haine de classe comme le prétendent ces idiots, c’est de la haine du pays et autant de sa culture qu’il s’agit. De la haine de toute culture je crois plutôt pour être exact”. »

kostís palamas,panagiotis grigoriou,greek crisis,grèce,syrisa,tsipras,mélenchon,primaires,ps,présidentielle,littérature,poésie,europe,politique,frédéric mistral,lgbt,soros,trump,populisme,clinton,maison blanche

Athènes, statue taguée de Palamas, Greek Crisis, janvier 2017

La question dépasse de très loin la mémoire de Kostis Palamas, dont les biographies officielles ne retiennent le plus souvent que la composition de l’hymne olympique, et qui tombera cette année dans le domaine public. Il fut le traducteur de l’Hymne pour la Grèce de Frédéric Mistral en 1897. Je n’ai pas lu toute son œuvre (les Chants de ma   patrie, le Dodécalogue du Tsigane la Flûte du roi, la Mort d'un Pallicare), mais quelques textes seulement, dont celui-ci :

[Ρόδου    Mοσκοβόλημα   

 Eφέτος άγρια μ' έδειρεν η βαρυχειμωνιά
που μ' έπιασε χωρίς φωτιά και μ' ηύρε χωρίς νιάτα,
κι ώρα την ώρα πρόσμενα να σωριαστώ βαριά
στη χιονισμένη στράτα.

Mα χτες καθώς με θάρρεψε το γέλιο του Mαρτιού
και τράβηξα να ξαναβρώ τ' αρχαία τα μονοπάτια,
στο πρώτο μοσκοβόλημα ενός ρόδου μακρινού
μού δάκρισαν τα μάτια.

Parfum de rose.

Cette année l'hiver rigoureux s'est sauvagement abattu sur moi

qui m'a pris sans foyer et me trouva sans jeunesse,
et d'heure en heure j'attendais de lourdement tomber
sur la route enneigée.

Mais hier quand le rire de mars m'a enhardi
et que j'ai filé pour retrouver les anciens sentiers,
au premier parfum d'une rose lointaine
j'ai eu les larmes aux yeux.

Mais ce genre de faits, en apparence insignifiants, m’explique, me révèle une fois de plus pour quelle raison je suis viscéralement anti-européen, pourquoi je ne pourrais jamais voter à la présidentielle pour un candidat soutenant de près ou de loin et de toute sa langue de bois ce projet européen suicidaire, cette Europe mortifère.

Car l’Europe que j’aime, celle dont je suis fier, c’est l’Europe des nations. C’est en réalité celle-ci qui seule conserve la mémoire collective de chaque pays, la Grèce comme la France, l’Irlande comme la Pologne, le Portugal comme la Lettonie. Cela fait des années que je le répète, cette construction européenne est un désastre culturel. Que des jeunes prétendument révolutionnaires confondent mémoire nationale et conscience de classe en est un exemple.  La Grèce de Syriza que Tsipras a vendue à une certaine élite de bobos mondialisés, son homologue Mélenchon n’en parle plus guère. Et pour cause : elle qui ne fut qu’une voiture balai de l’ordre européen que Tsipras a feint de honnir (comme Mélenchon et la gauche française islamophile feindront de le honnir durant la campagne qui vient ) est en train de crever à petits feux, du chômage, de la grippe, de la paupérisation généralisée  et de cette nouvelle ignorance née du sabotage des cultures nationales et religieuses partout en Europe. Je ne suis pas de cette France qui avale sa cravate parce que Trump le populiste retire toute mention des LGBT du site de la Maison Blanche, et s’intéresse à la primaire des boys-scouts socialistes, le Pasok de demain, comme si leur sort en dépendait. Et devant la confusion générale que ce régime parrainé par les Clinton, Soros et autres Brezinski sème partout, je ne peux qu’occuper cette place que l’histoire de mon pays m'assigne : celle d'un identitaire avéré, partisan de la nation, non d'un ordre mondial chimérique, et d'un homme catholique, sensible à l'universalité du Christ et à la Charité, non à son adaptation forcenée aux temps actuels frelatés .

kostís palamas,panagiotis grigoriou,greek crisis,grèce,syrisa,tsipras,mélenchon,primaires,ps,présidentielle,littérature,poésie,europe,politique,frédéric mistral,lgbt,soros,trump,populisme,clinton,maison blanche

 Georges Roilos, Le Parnasse grec,  (v. 1919) : à droite Provelengios  lisant un poème, devant, de gauche à droite, Stratigis, Drosinis, Polemis, Palamas (au centre, accoudé) et Souris .

mercredi, 09 novembre 2016

Trump président.

Incroyable de voir ces « démocrates » américains traiter les électeurs de Trump de racistes non diplômés, de petits blancs idiots, l’air enfariné, comme s’ils détenaient EUX SEULS la vérité, la bonté, l’esprit, le cœur, l'intelligence. Ne parlons pas de ces idiots de  journalistes français, la mine défaite, stupéfaits de voir les sondages une fois de plus déjugés, comme si cette élection les touchait eux directement, comme si Hillary devait être  leur présidente, comme si « un tremblement de terre » (dixit l’un d’entre eux) était prêt à les engloutir. Ils devraient tous se réjouir.  Le monde vient de passer à côté du risque de guerre nucléaire le plus avéré depuis longtemps. Bonne nouvelle pour la France et l’Europe, donc .Bonne nouvelle pour l’Europe elle-même, dont la Russie, contre laquelle la mère Ubu se dressait vindicative, fait partie. Tout cela devrait faire réfléchir les Hollande, Juppé, Macron et autres connaisseurs du peuple. Ils ne sont pas le monde et c'est parfait ainsi. Merci et bravo Trump.

president trump.jpg

 

 

06:11 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : amérique, états-unis, trump, président, poutine, europe, russie, france, démocratie | | |

lundi, 20 juin 2016

Monsieur Hollande : premier bilan

On entend dire un peu partout, et c’est sans doute vrai, que le quinquennat de monsieur Hollande s’achève avec cette loi El Khomri que le gouvernement va faire passer au forceps sitôt l’été un peu engagé, l’année qui vient étant une année de campagne électorale. Il est donc temps de commencer à dresser un bilan en s’essayant à l’objectivité, pour peu que cette notion ait du sens en politique.

Sur le plan législatif, l’action de ce président sera associée à trois lois, celle du « mariage gay », abusivement nommée « mariage pour tous », celle du pacte de responsabilité, celle sur le travail. Ce président qui se voulait à la fois « homme de la synthèse » et « président normal » sera parvenu avec la première et la dernière à se mettre à dos deux des plus vieilles institutions du pays : l’Eglise et la CGT, les catholiques [et bons nombres de musulmans] ainsi que les communistes.  Avec la deuxième, il s’est décrédibilisé auprès de son cœur de cible, le PS historique.  La feuille de route que lui ont tracé ses propres maîtres apparaît ainsi clairement en creux : réformer en profondeur et les mœurs et les marchés, déstabiliser le pays à la fois sur un plan social et moral afin de faire triompher en France ce que les codirigeants de l’ordre mondial font triompher dans les autres pays européens. Est-ce manquer d’objectivité que de dire que monsieur Hollande n’est qu’un valet de pied du système, et non un chef d’Etat ?  Son quinquennat, c’est le moins qu’on puisse dire, ne fut pas drôle : outre l’assassinat des dessinateurs de Charlie, coupables d’avoir caricaturé outrageusement le Prophète, une décision sans précédent du Conseil d’Etat interdit les spectacles du comique Dieudonné, coupable de railler l’ordre sioniste perché sur son inlassable devoir de mémoire dû aux morts de la Shoah ; je retiendrai au passage que ce président qui s’illustra en acceptant « par tradition » son titre de chanoine de Latran sans daigner se  rendre même au Vatican pour le recevoir, fut davantage un visiteur de mosquée et de synagogue que d’église ou de cathédrale, en tout cas sous l'œil (comme on dit) des caméras. Nul doute que son souci, ce faisant, était de s’inscrire dans ce que lui et son staff appellent « la modernité ».

Sur un plan extérieur, sa politique vis-à-vis de Poutine – à qui il refusa de vendre des porte-avions alors qu’il décora un prince saoudien – comme vis-à-vis de Bachar-al-Assad, dont il soutint les adversaires avant de faire volte-face sous la pression des attentats ne fait pas de lui un haut stratège ni un grand visionnaire. Sous son quinquennat, la France aura vendu plus d’armes qu’elle n’aura diffusé d’idées nobles et de projets culturels. C’est même sur ce plan là que, reniant ses fondamentaux pour soutenir des minorités incompatibles entre elles (les gays et les musulmans par exemple), elle aura été le plus ridicule.

Bref. Que garder de monsieur Hollande ? Sa fameuse courbe nous dit-on va s’inverser et, pour abaisser totalement la fonction présidentielle, certains disent qu’il songe à se présenter aux primaires que son parti tente d’organiser, afin de retrouver un peu de crédibilité. Texto. Les communistes moins les catholiques moins les musulmans moins les socialistes – je veux dire, dans les trois cas, pratiquants, cela explique la popularité du monsieur dans les sondages. Quand on pense à ça, à l’énergie qu’il déploie [et à l’argent qu’il dépense] pour préparer déjà sa réélection, on se dit qu’en terme d’honneur également, le candidat est en déficit. Quant à moi, j’ai retrouvé sous son quinquennat les taux les plus élevés d’impôts, alors que je ne suis ni ce qu’on appelle un héritier, ni ce qu’on appelle un nanti. Pour autant, je n’ai jamais vu tant de gens tendre la main dans la rue, dormir sur des cartons, boire de l'alcool et parfois s'entretuer ; je n’ai donc jamais senti la fameuse paix sociale à ce point compromise, non par des syndicalistes enragés comme les médias à la botte du système le susurrent à longueur d'éditoriaux, non par des groupuscules d'extrême droite comme les mêmes sont prêts à le dire à la première occasion, mais par les tensions palpables entre les uns et les autres, les communautés diverses et les individus multiples à l’heure de la guerre entretenue entre tous et chacun, entre chacun et tous. La France, en bref, n'a jamais été autant pauvre et clivée depuis la Libération. De quoi réfléchir avant de pénétrer prochainement dans l’isoloir, si un tel acte possède encore un sens à ce degré de délitement démocratique et de mépris souriant du peuple. 

img-francois-hollande-peut-il-vraiment-tirer-profit-du-mondial-1443022451_580_380_center_articles-185406.jpg

Un président normal...

dimanche, 22 mai 2016

PSG: L'hérésie Qatar

On dit Paris champion de France sur tous les médias. Cela me rappelle le tout va mieux d'un certain crétin hollandais. Le dire pour le croire, le croire au lieu de le faire : Les empereurs romains savaient, eux, que pour assurer la paix, ils avaient besoin de frontières sûres, d'une monnaie stable, et d'un stade maîtrisé. Comment tout pourrait-il aller mieux, ô sombre imbécile, avec des frontières indécises, une monnaie confisquée, un stade vendu à d'autres ? 

Face à cette situation créée de toutes pièces par une génération d'hommes d'état parfaitement irréalistes et d'un cynisme à toutes épreuves, dont l'appendice vide et impuissant est incarné de manière presque caricaturale par l'actuel & sinistre locataire du palais de l'Élysée, l'Autriche, semble-t-il, est en train de comprendre quelque chose. Mais pas plus qu'on a laissé les mains libres à l'extrême gauche grecque, laissera-t-on les mains libres à l'extrême droite autrichienne ?

La culture du compromis n'a jamais de limites, et le vice qui en découle, tant sur le terrain des mœurs que sur celui des marchés, a les dents longues. Cela s'appelle le libéralisme, et c'est, par un drôle de retournement sémantique, la mort des hommes libres.

palazzo_civilta-author-unknown (1).jpg

 Rome, Palais de la Civilisation du travail, décor de nombreux films, dont Rome ville ouverte (1945) de Roberto Rossellini et Otto e mezzo (1963) de Federico Fellini. Souvent surnommé le Colisée carré. Sur les quatre façades on peut lire: « Un peuple de poètes d’artistes de héros / de saints de penseurs de savants / de navigateurs et de transmigrateurs »

La France de poètes, d'artistes, de héros, de saints, de penseurs, de savants, de navigateurs et de transmigrateurs  de l'imbécile Hollande s'apprête à accueillir les festivités européennes du ballon rond. État d'urgence reconduit et que vive la République et soit redressée la France !

Décidément, La vocation du stade semble irrémédiablement liée à celle du mensonge

jeudi, 21 janvier 2016

Manifestation (8)

VIII

 

Une première génération de socialistes avait, dans les deux dernières décennies du vingtième siècle, réalisé le rêve de la droite « progressiste » : accoucher de l’Europe libérale sans frontières, sur le modèle américain. La seconde génération était en train de finaliser le projet en en rendant la moindre contestation matériellement et idéologiquement impossible auprès des « opinions » abusées. Tout espoir de changement politique apparaissait donc clos. Renvoyé aux vieilles lunes du passé. Au point que Jérôme connaissait des « gens de gauche » prêts à voter Juppé, après avoir voté Hollande, le tout pour « faire barrage à la haine », comme ils le clamaient fort sérieusement à dates fixes. Hélas, d’Athènes à Paris, la « mort des pauvres » continuerait longtemps de n’être au fond, comme l’avait prophétisé Guilloux,  que « la fin d’une corvée »…

D’autant plus que la seule religion qui eût considéré avec charité leur cause, les lois de la République ne cessaient d’aller contre ses commandements les plus élémentaires, dans le sens de la déchristianisation entamée depuis plus de deux siècles contre l’un des plus vieux pays chrétiens d’Europe. Cette duplicité terrible des Lumières, Musset l’avait déjà analysé en son temps : 

« Les antagonistes du Christ ont dit au pauvre : Tu prends patience jusqu’au jour de justice, il n’y a point de justice ; tu attends la vie éternelle pour y réclamer ta vengeance, il n’y a point de vie éternelle ; tu amasses dans un flacon tes larmes et celles de ta famille, les cris de tes enfants et les sanglots de ta femme, pour les porter au pied de Dieu à l’heure de ta mort ; il n’y a point de Dieu. Alors il est certain que le pauvre a séché ses larmes, qu’il a dit à sa femme de se taire, à ses enfants de venir avec lui, et qu’il s’est redressé sur la glèbe avec la force d’un taureau. Il a dit au riche : Toi qui m’opprimes, tu n’es qu’un homme ; et au prêtre : Tu en as menti, toi qui m’as consolé ! C’était justement là ce que voulaient les antagonistes du Christ. Peut-être croyaient-ils faire ainsi le bonheur des hommes, en envoyant le pauvre à la conquête de la liberté.

Mais si le pauvre, ayant bien compris une fois que les prêtres le trompent, que les riches le dérobent, que tous les hommes ont les mêmes droits, que tous les biens sont de ce monde, et que sa misère est impie ; si le pauvre, croyant à lui et à ses deux bras pour toute croyance, s’est dit un beau jour : Guerre au riche ! à moi aussi la jouissance ici-bas, puisqu’il n’y en a pas d’autre ! à moi la terre, puisque le ciel est vide ! à moi et à tous, puisque tous sont égaux ! ô raisonneurs sublimes qui l’avez mené là, que lui direz-vous s’il est vaincu ? »

Une ironie satanique voulait que la frange prétendument la mieux éclairée de ces raisonneurs sublimes lui expliquait à présent que, historiquement défait, il devait accepter à présent le mode de vie préconisé par l’Islam, et ce au nom même des Droits de l’Homme ; comme si les considérations de saint Bernard sur la conception et l’animation de Marie, celles de saint Augustin sur la gratuité ou non du salut, ou celles surtout de saint Thomas d’Aquin sur l’accomplissement de l’âme dans la contemplation de la Trinité se révélaient décidément trop complexes pour le vulgum pecus occidental qu’il était, dépouillé par eux jusque de son histoire religieuse la plus intime.

Le pauvre, qu’il redevienne donc un bon unitarien ! Il sera toujours ainsi plus facile à diriger ! Que son Dieu lui soit à jamais non engendré, qu’il demeure en un mot soumis à César, à qui le voici enfin livré nu …

Jérôme comprenait avec effroi que si l’Islam avait ainsi le vent en poupe, c’est que sa théocratie ne servait pas que des intérêts musulmans.

Et qu’elle était paradoxalement bien plus en accord avec les partisans de cet empire démocratique mondialisant qu’une lecture rapide de ses dogmes avait pu le lui laisser supposer. Ses valeurs étaient, certes, incompatibles avec la République. Mais elles apparaissaient comme beaucoup plus solubles dans la démocratie que le christianisme romain et l’histoire de sa royauté spirituelle.

Un choc des civilisations, disaient habilement certains ?

L’instauration pour des décennies d’une dictature mondiale, plutôt, qui aurait besoin pour s’imposer lentement à tous d’un dieu aussi simple et commun que l’était dorénavant sa monnaie, aussi juridique et universel que prétendait l’être sa loi.

(A suivre

littérature,musset,guilloux,christianisme,religion,mondialisation,démocratie,république,europe

Alfred de Musset, d'après Gonzague Saint-Bris

vendredi, 11 décembre 2015

Pretres ou djihadistes ?

La société française dans son ensemble sera tout juste parvenue à susciter 120 vocations de prêtres (diocésains & religieux confondus) parmi sa valeureuse jeunesse en cette année 2015. Dans le même temps, elle en a  suscité 1700 de djihadistes. A chacun son idéal, n'est-ce pas ? Une comparaison qui se passe de commentaires quand on se souvient de ce qu’a été la France, son histoire millénaire et sa véritable civilisation.

Et qui réjouira évidemment tous les adeptes de gauche du multiculturalisme pourfendeurs de la race blanche, de l'homo festivus qui fait de la résistance aux terrasses des cafés, tous les militants du mariage gay et de l'égalitarisme à l'école tous crins, tous les adeptes de droite de la dérégularisation des marchés, de l’ouverture des frontières, de l'œcuménisme religieux, tous les adeptes de droite comme de gauche de la bonne vieille laïcité maçonnique qui serait la véritable et universelle identité du pays, et j'en passe...

PRETRES-ET-DJIHADISTES.gif

sources Figaro

12:57 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pretres, ordination, djihadistes, syrie, islam, laïcité, homo festivus, france, europe, race blanche | | |

mercredi, 07 octobre 2015

Jusqu'au pinard

« La seule voie possible pour celles et ceux qui ne sont pas convaincus de l’Europe, c’est de sortir de l’Europe, tout simplement. Il n’y a pas d’autre voie. Celle-là est terrible, mais elle est celle de la logique : sortir de l’Europe, sortir de l’euro, sortir de Schengen, et même, si vous pouvez, sortir de la démocratie parce que parfois, en vous entendant, je me pose cette question

Ainsi répondit le creux Hollande cet après midi, à Marine Le Pen qui l’apostrophait sur sa politique extérieure faite de suivisme à l’égard de Merkel  (et de suivisme à l’égard d’Obama serait-on tenté de rajouter.)

Outre le fait que, sur un plan logique, ne se déchiffre aucun lien avéré entre sa première proposition (faite de trois anaphores, décidément, ce type-là ne pense jamais autrement qu’en trois parties, et toujours par anaphores aussi molles que des bajoues) et la seconde (sortir de la démocratie ?), il est tentant de se rappeler que celui qui est sorti de la démocratie après le référendum français de 2005,  c’est bel et bien ce Hollande-là, lui et ses amis, ainsi que ceux de l’UMP, rebaptisé dorénavant LR. Un niet sans concession au non du référendum sur le traité constitutionnel, qui transforma depuis le gouvernement européen en un  coup d’état permanent, comme les Grecs l’ont vécu récemment. Les entendre, à présent, utiliser la menace de Daesh et tenter de manipuler les opinions pour justifier leurs chimères fédéralistes…

 

C’est la première fois d’ailleurs que j’entends ce « président français » parler de souveraineté européenne. Le guignol de Corrèze se prend à présent pour un souverain européen ! Qui l’arrêtera ? Souveraineté européenne. Encore un élément de langage, ce truc (ou ce machin)... Pauvre type ! Au moins, les choses sont claires : en s’exprimant ainsi, sa Normalité avoue que Marine Le Pen voit juste en lui lançant à la figure qu’il n’est plus que « l’administrateur de la province France » , puisque lui-même travaille à une autre souveraineté…

 

Cela ne m’enchante pas d’assister à cette déconfiture, d’écrire cela, de vivre cela. Quelle trajectoire pourrie sous le gouvernement de ces bureaucrates désincarnés depuis tant d’années ! Cela ne m’enchante pas de voir mon pays se désagréger peu à peu, sa langue, sa religion, sa culture, se dissoudre aux mains de tels harengs-saurs, prêts à tout pour l’achever au profit de ce qu’ils nomment l’union. Ironie du sort, sous la présidence de ces traitres et de ce tocard, la France aura perdu l’un de ses plus beaux titres, au profit d’une autre « province européenne»  (l’italienne) : celui de premier producteur de vin au monde. Déclassée en sa diplomatie, en sa vie intellectuelle, en son industrie, en son économie par les agences de notation, jusqu’au pinard que ce connard n’aura été capable de retenir… Démonstration impeccable de la manière dont la normalité ne peut qu'être le contraire de l'excellence. A pleurer… 

20585-650x330-latourleiff-carlson.jpg

21:28 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : referendum, démocratie, europe, république | | |

dimanche, 20 septembre 2015

Élection, disque rayé

hollande-benet.jpg

Fidel Castro est-il catholique ?

Le pape est-il communiste ?

Tsipras est-il de gauche ?

L'Europe est-elle démocratique ?

Et ce benêt là-haut : Qui nous débarrassera [ce serait un geste d'une suprême élégance]  de ce disque rayé disgracieux, qui saute de sillon en sillon sans plus savoir ce qu'il raconte, ni à qui. Ah, j'attends le moment où cette haute et lumineuse conscience politique sera forcée par l'ONU de s'allier à Poutine pour combattre Daesh, avec les Mistral qu'il aura, en relevant fièrement le bourrelet de son menton, naguère refusé de lui livrer. Non, j'attends le moment où il rejoindra dans sa résidence secondaire les migrants qu'il n'aura pas accueillis et cessera de loger dans un palais dont il n'est pas digne, avec son actrice de seconde zone et ses conseillers européens. Pauvre France, étouffée sous les lieux communs de ce socialisme moribond ! Pauvre pays vassalisé ! Il se relèvera à grand peine d'une telle pantomime et d'une telle destruction de ses fondements historiques. Dans son infortune, la Grèce au moins, à laquelle un play boy à col ouvert s'apprête à faire vivre une terrible purge bruxelloise, aura eu plus de panache dans la défaite et l'humiliation. 

Cela dit, aimerais-je davantage être gouvernée par cette Merkel à figure de limande que tous les migrants parait-il appellent dorénavant Maman ? Pauvres Allemands ! L'Européenne la plus moderne, pour paraphraser Apollinaire, c'est peut-être vous, reine Élisabeth, dont les traits durs cachent encore une mémoire qui ne se renie pas. Dans le fond, je ne suis pas du tout Européen. Réfractaire irrémédiablement à la zone, j'attends le jour improbable où nos vieilles nations sortiront de ce cauchemar monétaire et administratif, et cesseront de se donner pour gouvernants des valets et des pitres. J'ai toujours été un incorrigible rêveur. 

21:07 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, france, culture, démocratie, élections | | |