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mardi, 14 février 2017

A propos de Macron l'imposteur

Sentiment partagé, qu'il y a péril en la demeure   : je renvoie donc mon lecteur au billet de Off Shore à lire ICI

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22:43 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : macron, en marche, présidentielle | | |

mercredi, 25 janvier 2017

Palamas, Tsipras, Trump, etc...

Athènes : « Avec la haine de classe, peut-on encore lire sur le socle de la statue de Kostís Palamas (1859-1943), poète, écrivain et dramaturge, et c’est pour la énième fois que sa mémoire est ainsi vandalisée de la sorte. » C’est Panagiotis Grigoriou qui rapporte le fait dans son blog Greek Crisis. « Dans la plus grande indifférence des passants, rajoute-t-il, hormis celle de deux retraités dont il rapporte les propos : “Quelle honte, Palamas est notre poète national, surtout durant la première moitié du XXe siècle. Ce n’est pas de la haine de classe comme le prétendent ces idiots, c’est de la haine du pays et autant de sa culture qu’il s’agit. De la haine de toute culture je crois plutôt pour être exact”. »

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Athènes, statue taguée de Palamas, Greek Crisis, janvier 2017

La question dépasse de très loin la mémoire de Kostis Palamas, dont les biographies officielles ne retiennent le plus souvent que la composition de l’hymne olympique, et qui tombera cette année dans le domaine public. Il fut le traducteur de l’Hymne pour la Grèce de Frédéric Mistral en 1897. Je n’ai pas lu toute son œuvre (les Chants de ma   patrie, le Dodécalogue du Tsigane la Flûte du roi, la Mort d'un Pallicare), mais quelques textes seulement, dont celui-ci :

[Ρόδου    Mοσκοβόλημα   

 Eφέτος άγρια μ' έδειρεν η βαρυχειμωνιά
που μ' έπιασε χωρίς φωτιά και μ' ηύρε χωρίς νιάτα,
κι ώρα την ώρα πρόσμενα να σωριαστώ βαριά
στη χιονισμένη στράτα.

Mα χτες καθώς με θάρρεψε το γέλιο του Mαρτιού
και τράβηξα να ξαναβρώ τ' αρχαία τα μονοπάτια,
στο πρώτο μοσκοβόλημα ενός ρόδου μακρινού
μού δάκρισαν τα μάτια.

Parfum de rose.

Cette année l'hiver rigoureux s'est sauvagement abattu sur moi

qui m'a pris sans foyer et me trouva sans jeunesse,
et d'heure en heure j'attendais de lourdement tomber
sur la route enneigée.

Mais hier quand le rire de mars m'a enhardi
et que j'ai filé pour retrouver les anciens sentiers,
au premier parfum d'une rose lointaine
j'ai eu les larmes aux yeux.

Mais ce genre de faits, en apparence insignifiants, m’explique, me révèle une fois de plus pour quelle raison je suis viscéralement anti-européen, pourquoi je ne pourrais jamais voter à la présidentielle pour un candidat soutenant de près ou de loin et de toute sa langue de bois ce projet européen suicidaire, cette Europe mortifère.

Car l’Europe que j’aime, celle dont je suis fier, c’est l’Europe des nations. C’est en réalité celle-ci qui seule conserve la mémoire collective de chaque pays, la Grèce comme la France, l’Irlande comme la Pologne, le Portugal comme la Lettonie. Cela fait des années que je le répète, cette construction européenne est un désastre culturel. Que des jeunes prétendument révolutionnaires confondent mémoire nationale et conscience de classe en est un exemple.  La Grèce de Syriza que Tsipras a vendue à une certaine élite de bobos mondialisés, son homologue Mélenchon n’en parle plus guère. Et pour cause : elle qui ne fut qu’une voiture balai de l’ordre européen que Tsipras a feint de honnir (comme Mélenchon et la gauche française islamophile feindront de le honnir durant la campagne qui vient ) est en train de crever à petits feux, du chômage, de la grippe, de la paupérisation généralisée  et de cette nouvelle ignorance née du sabotage des cultures nationales et religieuses partout en Europe. Je ne suis pas de cette France qui avale sa cravate parce que Trump le populiste retire toute mention des LGBT du site de la Maison Blanche, et s’intéresse à la primaire des boys-scouts socialistes, le Pasok de demain, comme si leur sort en dépendait. Et devant la confusion générale que ce régime parrainé par les Clinton, Soros et autres Brezinski sème partout, je ne peux qu’occuper cette place que l’histoire de mon pays m'assigne : celle d'un identitaire avéré, partisan de la nation, non d'un ordre mondial chimérique, et d'un homme catholique, sensible à l'universalité du Christ et à la Charité, non à son adaptation forcenée aux temps actuels frelatés .

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 Georges Roilos, Le Parnasse grec,  (v. 1919) : à droite Provelengios  lisant un poème, devant, de gauche à droite, Stratigis, Drosinis, Polemis, Palamas (au centre, accoudé) et Souris .

mercredi, 03 juin 2015

Et ron et ron petit patapon...

Qu’un peuple se cherche un avenir de ce côté là :

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Juppé, 1977, 31 ans, alors collaborateur de Chirac

dit mieux que quoi que ce soit l’état de déconfiture, de délabrement, dans lequel ses élites ont plongé notre pays. Un pays vieux au sein duquel la jeunesse est désormais minoritaire et condamnée à la boucler, crise oblige. Je me souviens avoir fait 3 semaines de grève, jadis, contre les projets libéraux de cet homme-là au sujet duquel l’Obs s’interroge désormais : Juppé sera-t-il l’idole des jeunes ? Le pays l’a viré alors sans perte et fracas, lui et ses grotesques jupettes au premier rang desquelles l’inénarrable Corine Lepage qui a toujours une cause à dénoncer, de son ton insupportable de grande bourgeoise taubiresque, qui sait tout et ne peut rien, plus ridicules toutes deux que la Philaminte et la Bélise de Molière .

Juppé ! Un homme que la gauche-bobo semble prête à introniser parmi ses sympathisants dès les primaires des Républicains, persuadée qu’elle en sera débarrassée au bout de cinq ans, au bout d’un mandat mou durant lequel elle aura repris un certain poil de la bête culturel, aujourd’hui bien abîme, pour faire passer de nouveau Hollande ou un de ses successeurs pour un type proche du peuple. Et ron, et ron, petit patapon…  Un homme de droite ouvert, comme il le dit, un collabo europhile de la première heure qui travaillerait ensuite à l’élection d’un Valls ou d’un Macron mâle ou femelle pour assurer sa succession, comme le Mitterrand aura travaillé à l’Election de Chirac, et le Chirac à celle de Hollande. Mais si vous n’aimez pas Sazkozy, rappelez vous que Juppé l’antédiluvien vient encore d’avant lui, et que c’est lui et ses sbires à vocabulaire lisse et crânes d’œufs qui ont fabriqué Sarkozy. La trahison des élites, le vote confisqué, la France rayée de la carte par Maastricht, c’est lui. Quel peuple, qu’un peuple contraint à s’extasier de l’avancée démocratique que représente le droit à l’euthanasie ! dormez, braves gens, votez et mourez, braves gens, et ne dérangez plus l’Empire.

 

Dieu est le grand absent de leur gigantesque foire ; ne parlons pas de l’Eternité, demain, même, ils s’en contre-fichent car la courte vue est le moteur de leur cynisme. Et le Christ – ou du moins la pauvre idée qu’ils s’en font – demeure Celui qu’ils croient pouvoir continuer à ignorer in saecula saeculorum, en nous vendant en guise d’épices des valeurs républicaines dévoyées par des principes d’égalité entre les religions, principes parfaitement irrationnels, parce que jamais fondés sur des arguments théologiques solidement étayés. Le théologie, d’ailleurs, comme la littérature, l’art (autre que contemporain), l’Histoire, qui s’en soucie chez ces élites incultes et renégates ? Avez-vous remarqué comme ces gens qui parlent sans cesse de combattre la haine n’aiment pas, eux, n'ont jamais su aimer, méprisant même quiconque leur oppose la moindre résistance, quitte à avoir recours systématiquement, grâce aux lois iniques qu’ils ont fait voter, au pire des arguments, l’argument judiciaire ? Leurs dieux sont à l’Assemblée, au Temple ou au Panthéon, au stade ou sur les écrans. « De tels dieux nous sont apparus comme incapables de donner même des royaumes terrestres », écrivit Saint-Augustin à propos des ceux des Romains, auxquels notre vue basse n'a rien à envier. Quand je vois le nabot Hollande recevoir à l’Elysée ceux qu’on appelle, non sans ironie, les Grands de ce monde, il me semble que le spectre de Ballanche se penche sur mon épaule pour me murmurer à l’oreille que la France expie son crime de 93. Après Chirac, Sarkozy, Hollande, Juppé ! Une expiation en bonne et due forme, comme seule la Sainte Providence, à laquelle plus personne ne croit, sait arranger le cours…  

20:45 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ballanche, saint-augustin, sarkozy, juppé, littérature, politique, presidentielle, france, sondages | | |

mardi, 20 mars 2012

Crimes spectaculaires

Dans  les autobus, dans la rue, dans les magasins, un peu partout, on aura senti aujourd’hui se côtoyer les opinions de millions de persuadés : ceux qui vivent sous la menace des islamistes, ceux qui vivent sous la menace des néo-nazis. Tandis que des enquêteurs travaillent, la pays exerce ses fantasmes et exprime des préjugés opposés, se situant instinctivement dans un camp ou dans l’autre, les uns évoquant les meurtres de militaires en Afghanistan, les autres la tuerie de Norvège en août.

Selon la place qu’ils occupent, les candidats à l’élection poursuivent leur campagne. Dans une école, le candidat-président orchestre une minute de silence, marqué à la culotte dans une autre école par un concurrent qui fait comme s’il ne l’était déjà plus (candidat) ou s’il l’était déjà (président).

A l’étage au-dessous, ceux qui n’ont pas un jour à perdre, les Le Pen, Bayrou, Mélenchon, protestent. A la cave, depuis que Duflot a ouvert le bal pour Joly ceux qui n’existent presque pas lâchent de petites phrases pour avoir l’air de peser dans le débat.

Le fait que poursuivre ou non la campagne ait été dans les QG divers la problématique politicienne du jour montre donc à quel point nous sommes englués dans le spectaculaire, quelque attitude adoptée ayant été de toute façon interprétée comme un signe, selon le premier adage de Palo Alto, On ne peut pas ne pas communiquer

Le plan Vigipirate écarlate (une première) est activé dans la région toulousaine. Dans un tel contexte de fragilisation de l’opinion publique, François Molins, procureur de la République de Paris, rappelle la définition non politique mais simplement juridique du terrorisme, laquelle renvoie au seul mobile objectif, « volonté de troubler l’ordre public », puis il relate la périodicité des épisodes et constate les similitudes entre les scènes des crimes en rappelant qu’aucune piste, islamiste ou neo-nazie, n’est abandonnée ni négligée. Pour finir, on sait que le criminel agit devant des caméras de surveillance et en porterait une sur lui. On parle de milliers d’heures d'enregistrements à exploiter…

18:26 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, présidentielle, société | | |

jeudi, 16 février 2012

Les Dupond(t) sont en campagne

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11:01 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : politique, présidentielle, hergé | | |

mercredi, 15 février 2012

Gazette de Solko n°18

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16:42 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sarkozy, présidentielle, politique, actualité | | |

lundi, 09 janvier 2012

Le coup de Jarnac

Mitterrand avait fait son coup de Panthéon (au moins avait-il attendu d’être élu), Hollande a fait ce week-end son coup de Jarnac.

« En 81 avec la Corrèze, ce fut un court-métrage, en 88, le début du long-métrage. Aujourd'hui je me prépare pour une super production ! », a-déclaré petit François samedi à Egletons, avant d’aller invoquer « les forces de l’esprit » dans le cimetière où repose l’auguste Grenouille.  

Enarque tout comme Giscard d’Estaing, Hollande n’a guère plus que Valéry le sens du spectacle (on se souvient de la chaise vide). Ce candidat « normal » en quête d’autorité et de légitimité a quelque chose de pathétique, tout comme l’ancien président allant déjeuner chez les Français ou jouant de l’accordéon pour, lui aussi, avoir l’air « normal ». Il ferait mieux de réfléchir à son programme plutôt que de promettre du spectacle. Un certain bon sens me pousse malgré moi à me méfier de ces gens qui ont besoin de proclamer ainsi leur  « normalité », et de théâtraliser de louches filiations. Comme il est pathétique en tout cas de se dire qu’après quinze ans passés dans l’opposition, la monarchie socialiste qui règne dans les régions et les principales villes de France n’a trouvé que cet ancien secrétaire palot et sans imagination pour faire face à Sarkozy.

Si ce dernier demeure aussi honni par les Français, et si Hollande, piètre acteur en d’aussi superfétatoires spectacles n’est pas mieux inspiré, François Bayrou a un boulevard qui s’ouvre devant lui.  

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Hollande à Jarnac  : la solitude pré-panthéonique ? 

00:03 Publié dans Des nuits et des jours... | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, ps, hollande, jarnac, présidentielle | | |