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dimanche, 27 janvier 2019

Litanies de Saint Polycarpe

Composées en son église, et devant sa statue, après récitation du chapelet des 33 Notre-Père, l'après-midi du 26 janvier :

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité-Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, conçue sans la tache originelle, priez pour nous.

 

Saint Polycarpe, évêque de Smyrne, disciple de Jean, priez pour nous, (à chaque litanie)

Saint Polycarpe, presbytre apostolique et prophétique,

Saint Polycarpe, pourfendeur des hérésies, martyr selon l’Évangile,

Saint Polycarpe, témoin irréprochable et serviteur bien-aimé de Dieu,

Saint Polycarpe, unificateur des églises d’Asie et de celle de Rome,

 

Saint Polycarpe, qui instruisit Irénée, premier évêque de Lyon,

Saint Polycarpe, qui pria pour l’unité des églises du monde entier,

Saint Polycarpe, qui enseigna à combattre toutes les hérésies

Saint Polycarpe, qui demeura fidèle à la doctrine du commencement

Saint Polycarpe, qui enseignait d’après les épitres de Pierre et de Paul

 

Saint Polycarpe, qui prophétisa son propre martyre par le feu,

Saint Polycarpe qui ne se déroba pas et l’attendit en priant,

Saint Polycarpe, qui tel le Christ fut livré par des gens de sa propre maison,

Saint Polycarpe, qui plutôt que de renier le Christ glorifia au stade « le roi qui l’a sauvé »

Saint Polycarpe, qui désira de plein cœur brûler « dans le feu qui s’éteint » plutôt que dans le feu éternel,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, prenez pitié de nous, Seigneur,

 

Prions :

Seigneur Jésus, Vous qui avez donné à Saint Polycarpe la grâce de manifester en l’Église naissante la ferveur et la gloire de ce qu’il tenait de l’apôtre Jean, accordez-nous, par sa vivante intercession, de démêler le vrai du faux en nos pensées, le juste de l’injuste en nos comportements, le pur de l’impur en nos désirs, le vif du mort en nos corps, le temporel de l’Éternel en nos intentions, et conduisez nos âmes au salut. Amen

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samedi, 26 janvier 2019

Saint Polycarpe à Lyon

« Les portes de l’enfer ne prévaudront contre elle ». Les coups de canons lancés des Brotteaux contre la façade de l’église Saint Polycarpe à Lyon par les troupes de la Convention en 1793 illustrent avec éloquence la sentence du Christ : la façade élevée par l'architecte Toussaint Loyer, disciple de Soufflot, demeure, malgré les déprédations visibles sur les pilastres.

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À l’intérieur, un bois peint de la fin du XVIIIe siècle représente un saint Polycarpe stylisé dans le gout de ce siècle, qui porte au cou l’étole de l’évêque et à la main la palme du martyre. De ce saint qui vécut auprès de l’apôtre Jean à Éphèse après son séjour à Patmos, ne demeure essentiellement que le témoignage de son disciple Irénée, premier évêque de Lyon. On en garde plusieurs images : celle d’un farouche ennemi des hérésies en ce premier siècle du christianisme où elles pullulent ; celle d’un évêque influent et respecté ; celle d’un martyr témoin du Christ et de l’Esprit Saint

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I Polycarpe et l’hérésie

Vers 190, Irénée de Lyon écrivit une lettre à l’un de ses amis d’enfance, Florinus, tombé dans l’erreur gnostique afin de lui rappeler quelques souvenirs de leur commune jeunesse à Smyrne : « Je t’ai vu, quand j’étais encore enfant, dans l’Asie inférieure, où tu brillais alors par ton emploi à la cour, je t’ai vu près de Polycarpe, cherchant à acquérir son estime. Je me souviens mieux de ces temps-là que de ce qui est arrivé depuis, car ce que nous avons appris dans l’enfance croît dans l’âme, s’identifie avec elle : si bien que je pourrais dire l’endroit où le bienheureux Polycarpe s’asseyait pour causer, sa démarche, sa physionomie, sa façon de vivre, les traits de son corps, sa manière d’entretenir l’assistance, comment il racontait la familiarité qu’il avait eue avec Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur. Et ce qu’il leur avait entendu dire sur le Seigneur et sur ses miracles et sur sa doctrine. Polycarpe le rapportait comme l’ayant reçu des témoins oculaires du Verbe de Vie, le tout conforme aux Écritures. » Il rapporte alors l’aversion de l’évêque Polycarpe pour l’hérésie ; « Je puis témoigner en face de Dieu que si ce presbytre bienheureux et apostolique avait entendu quelque chose de semblable à ce que tu dis, Florinus], il aurait poussé des cris et se serait bouché les oreilles, en disant, selon qu’il était accoutumé : « O Dieu bon, pour quel temps m’as-tu réservé, pour que je supporte cela ? » Et il se serait enfui du lieu dans lequel, assis ou debout, il aurait entendu de telles paroles.

 Dans les préliminaires du Livre III de son Contre les Hérésies, le même Irénée évoquer les circonstances de sa rencontre avec Polycarpe :

« Mais on peut nommer également Polycarpe. Non seulement il fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c'est encore par des apôtres qu'il fut établi, pour l'Asie, comme évêque dans l'Église de Smyrne. Nous-même l'avons vu dans notre prime jeunesse — car il vécut longtemps et c'est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, il sortit de cette vie—. Or il enseigna toujours la doctrine qu'il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l'Église transmet et qui est la seule vraie. C'est ce dont témoignent toutes les Églises d'Asie et ceux qui jusqu'à ce jour ont succédé à Polycarpe, qui était un témoin de la vérité autrement digne de foi et sûr que Valentin, Marcion et tous les autres tenants d'opinions fausses. Venu à Rome sous Anicet, il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l'Église de Dieu, en proclamant qu'il n'avait reçu des apôtres qu'une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l'Église. Certains l'ont entendu raconter que Jean, le disciple du Seigneur, étant allé aux bains à Éphèse, aperçut Cérinthe à l'intérieur ; il bondit alors hors des thermes sans s'être baigné, en s'écriant : « Sauvons-nous, de peur que les thermes ne s'écroulent, car à l'intérieur se trouve Cérinthe, l'ennemi de la vérité ! » Et Polycarpe lui-même, à Marcion qui l'abordait un jour et lui disait : « Reconnais-nous », « Je te reconnais, répondit-il, pour le premier-né de Satan ». Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu'ils allaient jusqu'à refuser de communier, même en paroles, avec l'un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L'hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu'un tel homme est perverti et qu'en péchant il est lui-même l'auteur de sa condamnation ». Il existe aussi une très importante lettre de Polycarpe écrite aux Philippiens, où ceux qui le veulent et qui ont le souci de leur salut peuvent apprendre et le trait distinctif de sa foi et la prédication de la vérité. Ajoutons enfin que l'Église d'Éphèse, fondée par Paul et où Jean demeura jusqu'à l'époque de Trajan, est aussi un témoin véridique de la Tradition des apôtres. »

II Un évêque influent :

  1. Polycarpe et le pape Anicet :

Le voyage de Polycarpe à Rome qu’évoque Irénée s’était déroulé sous le pontificat d’Anicet (154-165). Il s’agissait d’une question concernant la date de la Paque.  Tandis que les églises d’Asie, fidèles à la tradition, célébrait la Paque le 14e jour de Nisan, quel que soit le jour de la semaine, celle de Rome la célébrait toujours un dimanche. Bien que la question entre le pontife et l’évêque ne trouvât alors pas de solution, les deux s’étaient quittés en paix, comme le raconte Irénée dans une lettre au pape Victor citée par Eusèbe :

« Le bienheureux Polycarpe ayant fait un séjour à Rome sous Anicet, ils eurent l’un avec l’autre d’autres divergences sans importance, mais ils firent aussitôt la paix, et sur ce chapitre ils ne se disputèrent pas entre eux. En effet, Anicet ne pouvait persuader Polycarpe de ne pas observer ce que, avec Jean, le disciple de Notre-Seigneur, et les autres apôtres avec qui il avait vécu, il avait toujours observé ; et Polycarpe de son côté ne persuada pas Anicet de garder l’observance ; car il disait qu’il fallait retenir la coutume des presbytres antérieurs à lui. Et les autres choses étant ainsi, ils communièrent l’un avec l’autre, et à l’église, Anicet céda l’Eucharistie à Polycarpe, évidemment par déférence ; ils se séparèrent l’un de l’autre dans la paix ; et dans toute l’Église on avait la paix, qu’on observât ou non le quatorzième jour. »

  1. La lettre de Polycarpe aux Philippiens

Rédigé en grec, c’est le seul écrit de Polycarpe attesté qui demeure. L’épître est une exhortation quatorze chapitres, jointe aux lettres d’Ignace d’Antioche qu’il envoie aux Philippiens qui en ont exprimé le désir. Elle appartient au genre parénétique et comporte de nombreux emprunts, tant à saint Clément de Rome qu’à la première épître de Pierre ou celle de Paul aux mêmes Philippiens. Après avoir donné quelques conseils aux fidèles, aux diacres, aux jeunes gens, aux vierges et aux presbytes, il s’adresse à l’ensemble de la communauté, qu’il met en garde contre le docétisme :  « Quiconque  ne confesse pas que Jésus-Christ est venu dans la chair, est un antichrist ; et celui qui ne confesse pas le témoignage de la Croix vient du diable ; et celui qui détourne les paroles du Seigneur selon ses propres désirs et ne reconnaît ni résurrection ni jugement, celui-là est premier-né de Satan. C'est pourquoi abandonnons la vanité des foules et les enseignements mensongers pour revenir à la parole qui nous a été transmise dès le commencement ; restons sobres pour pouvoir prier, persévérons dans les jeûnes, supplions dans nos prières le Dieu qui voit tout de ne pas nous induire en tentation, car, le Seigneur l'a dit, l'esprit est prompt, mais la chair est faible. »

Polycarpe fait également allusion à un scandale de l’Église de Philippes, celui du presbytre Valens et de sa femme : « J'ai été bien peiné au sujet de Valens — qui avait été quelque temps presbytre chez vous —, de voir qu'il méconnaît à ce point la charge qui lui avait été donnée. Je vous avertis donc de vous abstenir de l'avarice et d'être chastes et vrais. Abstenez-vous de tout mal. Celui qui ne peut pas se diriger lui-même en ceci, comment peut-il y exhorter les autres ? Si quelqu'un ne s'abstient pas de l'avarice, il se laissera souiller par l'idolâtrie, et sera compté parmi les païens qui ignorent le jugement du Seigneur, ou ignorons-nous que les saints jugeront le monde, comme l'enseigne Paul? Pour moi, je n'ai rien remarqué ou entendu dire de tel à votre sujet, vous chez qui a travaillé le bienheureux Paul, vous qui êtes au commencement de sa lettre. C'est de vous en effet qu'il se glorifie devant toutes les Églises qui, seules alors, connaissaient Dieu, nous autres nous ne le connaissions pas encore. Ainsi donc, frères, je suis bien peiné pour lui et pour son épouse ; veuille le Seigneur leur donner un vrai repentir. Soyez donc très modérés vous aussi en ceci, et ne les regardez pas comme des ennemis ; mais ramenez-les comme des membres souffrants et égarés, pour sauver votre corps tout en- tier. Ce faisant, vous vous faites grandir vous-mêmes. »

III Le martyre de Polycarpe 

Polycarpe de Smyrne souffrit le martyre le second jour du mois de Xanthice, sept jours avant les calendes de mars, le jour du grand sabbat, à la huitième heure. Il fut fait prisonnier par Hérode, sous le pontificat de Philippe de Tralles.  D’après les calculs, cette date pourrait être, soit le 23 février 155, soit le 22 février 156.  La Prière de Saint Polycarpe de Smyrne « Seigneur, Dieu tout-puissant, je Te bénis ! » demeure le passage le plus connu de la lettre que l'église de Smyrne adressa à celle de Philoménium pour le retracer.

« Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de ton enfant bien-aimé, Jésus-Christ, par qui nous avons reçu la connaissance de ton Nom, Dieu des anges, des puissances, de toute la création et de toute la race des justes qui vivent en Ta présence : Je Te bénis pour m'avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, de prendre part au nombre de tes Martyrs, au calice de ton Christ, pour la résurrection de la vie éternelle de l'âme et du corps, dans l'incorruptibilité de l'Esprit-Saint. Avec Eux, puissé-je être admis aujourd'hui en Ta présence comme un sacrifice gras et agréable, comme Tu l'avais préparé et manifesté d'avance, comme Tu l'as réalisé, Dieu sans mensonge et véritable. Et c'est pourquoi pour toutes choses je Te loue, je Te bénis, je Te glorifie, par le grand Prêtre éternel et céleste Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui soit la gloire à Toi avec Lui et l'Esprit-Saint maintenant et dans les siècles à venir. Amen. »

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Eglise saint Polycarpe, le maître choeur

 

 

17:05 Publié dans Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polycarpe, lyon | | |

dimanche, 14 mai 2017

Vol de la couronne de la Vierge de Fourvière

La couronne de la Vierge de Fourvière à Lyon, l’un des plus importants sanctuaires marials français, a été volée samedi 13 mai 2017, peu avant 3h30 du matin ; certains n’y verront qu’un fait divers attristant (ou non) Je voudrais dans ce billet tenter une exégèse de ce vol qui, sur un plan surnaturel, tient véritablement de la profanation, de l’amputation et de l’avertissement.

Mais d’abord un peu d’histoire :

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Cette couronne a été réalisée par l’orfèvre mystique et ami de Bossan, le Lyonnais Armand-Calliat peu de temps avant sa mort, à l’occasion du couronnement de la Vierge, le 28 avril 1900. Sur le bandeau est figuré un chœur de chérubins. Elle est enrichie de 1791 pierres précieuses et perles, offertes par les Lyonnais contemporains de sa création.

La Vierge est l’être le plus élevé de tous ceux issus de la Terre. Lorsque son Fils lui dit lors du recouvrement au Temple : « Ne savez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père » ou encore durant les noces de Cana : « Femme, qu’y a-t-il de commun entre vous et moi ?», il souligne qu’Il vient, Lui du Ciel, quand sa mère, ne vient que de la Terre. Pourtant, si Marie n’est alors que la mère de Jésus qui s’apprête à le suivre jusqu’à la Croix, elle est bien cependant déjà l’Immaculée. Et ce que signifieront son Assomption, puis son Couronnement, c’est que, bien qu’issue de la Terre, elle règne dorénavant sur le Ciel et ses créatures, incarnant à la suite de son Fils la promesse de la Nouvelle Alliance qui invite tous les hommes à leur suite. Elle devient alors l’être le plus élevé de tout le genre humain, la porte, véritablement du Ciel.

Voilà donc quelle est Celle dont on vient de dérober la couronne.

Le couronnement de la Vierge est par ailleurs lié à la Dévotion à son Cœur Immaculé, qui s’est répandue à la suite des apparitions de Fatima dont – coïncidence troublante – on fête précisément l’anniversaire de la première apparition ce 13 mai, jour du larcin.

Sous cet angle, ceux qui sont derrière ce vol sont évidemment des ennemis terrestres déclarés du Couronnement de Marie, conscients de tout ce qu’il représente dans le Ciel, et qui cherchent à le profaner publiquement en cette période où l’Ennemi ne cesse de s’attaquer à la France. Ce vol survenu le 13 mai tient ainsi d’une double profanation : celle de la Vierge de Lyon et celle de Fatima.

A un degré moindre, qu’on pourrait dire culturel, ce vol est aussi une amputation à vif dans l’histoire de la Ville, consacrée à la Vierge depuis le vœu des échevins de 1643, et dans la mémoire disséminée de tous ceux qui participèrent à la création de cette couronne par un don, de leurs proches et de leurs descendants. Au premier rang desquels Armand-Cailliat, l’orfèvre mystique des mains duquel s’échappèrent tant de merveilles, Pierre Bossan, l’architecte de Fourvière et de tant d’autres églises, et tous les anonymes qui vinrent au fil des siècles se recueillir dans le sanctuaire afin d'y prier la Mère du Verbe incarné.

Je n’imagine pas, par ailleurs, que ce vol ait pu s’effectuer sans le consentement surnaturel de la Vierge. Comme son fils se laissa dépouiller de sa tunique, sa Mère se laisse dépouiller de sa couronne et ce faisant nous avertit tous du Mal dont nous souffrons.

Cela devrait interpeler au premier chef l’actuel maire de Lyon qui, dans le temple de la laïcité maçonnique qu’est devenu l’Élysée, s’apprête à introniser un nouveau président pour le moins ambigu, tout comme cela devrait faire méditer le primat des Gaules qui, de manière indirecte la semaine dernière, a appelé à son élection.

Cela devrait faire réfléchir le pape François venu à Fatima pour canoniser Francisco et Jacinta, mais qui n’a toujours pas opéré la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, consécration pourtant au cœur de la problématique des apparitions de Fatima.

Cela doit enfin, nous interroger tous : les perles et diamants de la couronne, même si le diamant a reçu quelque chose d’en haut, restent liés aux attachements et aux superstitions de la Terre. La royauté de Marie, désormais céleste, découvre, elle, une couronne faite de Lumière et de Charité, une couronne portée par les anges et proprement inviolable, puisqu’aucun voleur n’entrera jamais au royaume des Cieux.

Cette Lumière et cette Charité se maintiennent surnaturellement non loin de chacun d’entre nous, non loin même de ceux qui volèrent ce que la presse régionale et nationale qui se situe à leur niveau appelle vilainement « un butin d’un million d’euros... ».  Du cœur des hommes qui les méprisent, elles ne peuvent cependant que se retirer si nous continuons à ne voir en ces trésors que du patrimoine culturel ou de l'art religieux.  Nous devons tous prier non pas pour que cette couronne soit retrouvée (si cela arrive, ce sera donné par surcroit), mais pour que nous soit à tous bel et bien remis un jour, par les Anges du Ciel et par leur Reine en personne, cette couronne de Lumière et de Charité dont nos âmes en détresse ici-bas ont tant besoin pour se redresser et vivre éternellement. Faute de quoi le Mal et ses avatars multiples ne peuvent que triompher, durant ce quinquenat qui commence très mal pour la France comme pour le reste du monde.

Car au-delà du politique, ce message de Fatima, explique Benoit XVI dans Lumière du monde (2010) n’est pas clos. « La réponse ne peut en dernier ressort provenir que de la transformation des cœurs – de la foi, de l’espoir, de l’amour, de l’expiation ». Au-delà des grands débats sur la résonnance historique du message, une des clefs du secret de Fatima consiste ainsi en la conversion personnelle, la prière et la pénitence. Il se peut que l’avertissement livré par le vol concomitant de la couronne mariale du sanctuaire de Fourvière fût de même nature et exige, là où règnent beaucoup de scepticisme, d’apostasie, de ricanements, un grand nombre de conversions…

lundi, 20 février 2017

Nouvel an berbère à l'Hôtel de ville de Lyon

La très laique ministre de l'Education nationale vous dit Inch Allah et vous souhaite une fort bonne année berbère, de l'Hôtel de Ville de Lyon. 


22:18 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : yennayer, lyon, vallaud belkacem | | |

mardi, 07 février 2017

Plus léger que l'air

Une porte claque. Qu’est-ce qui est « plus léger que l’air » ? Le spectateur ne le comprend qu’à la fin. C’est cet élément impalpable qui, comme un avion en plein vol, ne supporte ni la fausse manœuvre ni le moindre égarement. Égarée, le personnage de Faila ( 84 ans) l’est passablement, et le récit  tenu de cet égarement, sans cesse interrompu,  constitue tout l’enjeu de la mise en scène. Jean Lacornerie offre ainsi à Elizabeth Macocco l’occasion de développer un jeu saisissant, de briller parmi son public, puis de s’éteindre peu à peu devant lui. En nous conduisant à petits pas dans cette adaptation exigeante d‘un roman de Federico Jeanmaire, elle nous entraine dans l’intimité, la perspicacité et la démence d‘une femme solitaire de la bonne bourgeoisie de Buenos Aires. Devenue pour trois jours et trois nuits seulement une sorte de Schéhérazade en robe de chambre, elle instaure avec le public un rapport de force dans un jeu fondé sur le caché/révélé (portes et fenêtres closes), et la reconduction incessante de la suite de l’histoire. Elle est sur ce point aidée par Quentin Gibelin (Santi), qui lui sert à la fois de miroir inversé et d‘alter ego égaré. Une belle et bonne heure de théâtre que ce monologue, à voir et entendre au studio du théâtre de la Croix-Rousse, jusqu’au samedi 18 février

dimanche, 05 février 2017

Le Pen et l'Année Terrible

On a beaucoup chanté la Marseillaise ce weekend à Lyon.  Le cul un peu pincé chez Macron, la main sur le cœur chez Mélenchon, et avec une fervente unanimité chez Le Pen, parce que sans doute on s’y est habitué depuis plus longtemps. Il suffisait de faire la queue parmi les militants du Front National à la Cité Internationale ce dimanche pour prendre le pouls d‘un tout autre public que celui de la veille chez Macron, moins riche, moins bobo, plus jovial, et sans aucun doute moins curieux de voir la bête et plus convaincu par elle. Marine Le Pen dispose, et c’est évident, d‘un parti structuré, avec cadres et militants regroupés autour d‘elle, n’en déplaise aux gens des Républicains ou du PS qui sont tous deux, pour des raisons diverses, menacés d‘implosion. Et ce parti, oui, est populaire, on le sent tout de suite, comme put l’être jadis le PC ou comme l’étaient les kermesses de mon enfance. Avant de passer les portiques de sécurité ici surréalistes, les gens entament la Marseillaise ; et ils n’ont pas des têtes de vieux militants, mais d‘hommes de la rue parfaitement anodins. La salle étant bondée, beaucoup suivront le discours en retransmission dans des salles adjacentes. Des couples. Des familles. Des jeunes gens.

« Notre existence en tant que peuple dépend de cette élection » lance très tôt Marine peu après son entrée en scène. Avec elle, on est loin du ton du grand oral à la Macron. Elle sait parler à une salle, être à son écoute, la laisser réagir, lui répondre. Sans doute ce que les journalistes nomment son populisme... Un réel talent, en tout cas.  Mais venons-en au fait. Au contenu.

Lorsque Marine Le Pen explique à son auditoire les liens qui unissent l’ultra libéralisme et le fondamentalisme islamique, elle devient brillante. L’un, dit-elle, se fonde sur l’individualisme, qu'il instaure dans la société au fil des ans. Il isole, restreint le champ des actions et des pensées. L’autre, qui vient après, se fonde sur le communautarisme. Les individus isolés des quartiers abandonnés se trouvent ainsi peu à peu défaits d‘une identité et livrés sans protection à une autre culture. C’est alors qu’ils devraient éprouver le sentiment de la nation, qui les protégerait. Mais on le leur a volé. On les en a dépossédé. Ils sont seuls, parmi d'autres communautés.  

Nul doute que les brillants ingénieurs et fils d‘ingénieurs venus applaudir hier Macron balaieraient d‘un revers de main cette démonstration qu’en réalité ils sont incapables de comprendre puisqu’elle ne leur a jamais été enseignée à l’école par de savants sociologues, et qu’ils ne savent somme toute que ce qu’ils ont appris à l’école.  Mais il suffit d‘avoir un jour habité Bron et d‘y être revenu récemment pour comprendre tous les enjeux qui se cachent derrière ce que la candidate rappelle à l’instant, ce sentiment collectif de dépossession du territoire que l’intelligentsia refuse de regarder en face, procès contre Zemmour après procès contre Le Pen. La preuve : Mélenchon, pendant ce temps, s’entretient avec son public dans le hall d‘Eurexpo comme un universitaire le ferait avec ses étudiants dans une fac délabrée. Il disserte, quand Marine raconte. Quand Macron et Mélenchon parlent aux classes aisées, Le Pen s’adresse aux classes populaires.  Et comme les classes populaires sont plus nombreuses que les classes aisées, l’élection risque de réserver des surprises.

Il me vient ensuite à l’esprit en écoutant Marine parler d‘elle en tant que femme et que femme française qu’une certaine complaisance à l’égard des femmes voilées dans les milieux de gauche puise peut-être son origine dans la crainte que la fille Le Pen inspire en leur sein. Et je me demande ce qui se serait passé si Jean Marie, au lieu d‘une fille, avait pu placer à la tête de son parti un héritier mâle, comme on disait jadis. En tout cas je suis frappé du fait que jamais, dans le discours médiatique, il n’est question d‘elle en tant que femme, comme dans le cas de Ségolène, Hillary, ou autres Angela. Comme si elle était un mutant. Et que cela représente une force, une particularité dans le paysage politique dont elle sait remarquablement jouer.  Sur ce point, le blondinet Macron peut retourner vaticiner à l’ENA !

Et lorsqu’elle lance à la salle : « vous avez le droit d‘aimer votre pays et de le montrer »,   je vois autour de moi beaucoup de gens humbles à qui ça fait du bien de reprendre en chœur le fameux  : « On est chez nous. » Et je mesure une fois de plus à quel point la gauche au pouvoir a failli, a trahi, et combien le ressentiment est épais dans les milieux populaires, et à quel point le divorce est consommé avec elle. Car tous ces gens, qui quittent sans doute bien moins souvent la France que les étudiants Erasmus fin lettrés de chez Macron, l’ont, bien plus qu’eux, chevillée au corps. La France ! Chez Macron, elle n’est qu’une idée depuis longtemps, et plus du tout un territoire.(1) Ici, elle est encore un territoire, et c’est ce qui donne aux Marseillaises un accent plus poignant.

De l’avocate ou du banquier, qui gagnera s’ils se retrouvent tous deux au second tour ? Sans doute le banquier. Le pays continuera alors à se déréaliser, comme dans la Carte et le Territoire de Houellebecq. A moins, se prend on à rêver, qu’un sursaut …  Marine Le Pen clôt son discours par une citation littéraire :  « Nous n’avons pas encore fini d’être Français ! ».  Macron citait Char, elle, Hugo, comme beaucoup l’ont déjà relevé. Mais peu ont trouvé significatif ce qui m’a pourtant sauté à l’oreille : la citation provient de L’Année Terrible. Terrible, 2017 est bien partie pour l’être, en effet…

(1)  Hollande lui-même, détournant stupidement une citation de de Gaulle, voulait s'il avait dû battre campagne, parler d'elle comme d'une idée...

 

samedi, 04 février 2017

Macron, non merci !

Il suffisait de se promener autour du palais des sports de Lyon cet après midi pour se faire une idée du fan club d‘Emmanuel Macron. Il se recrute au sein des trois générations qui se sont enrichies pendant ces 40 dernières années. Une majorité silencieuse et heureuse, qui doit tout à l’Europe et à  la globalisation. Cette classe moyenne à  l’individualisme forcené, pourtant teintée d’un vieux fond de christianisme moralisateur qui ne comprend plus rien à ce qu’est le catholicisme véritable et dont les idéaux prétendument de gauche ont depuis longtemps appris à  aimer la dure loi du marché. 

Macron lance sa campagne dans le fief de Gérard Collomb. Il doit bien cela à son grand frère  qui a dû rameuter loges et conseils de quartiers : en l’absence de parti structuré, il faut pour la photo des rangées de fidèles, et les 8000 personnes du palais des congrès font un beau rassemblement, une belle image pour les chaines infos qui tourneront ça en boucle et le vingt heures. Collomb, col ouvert, ressemble comme il se doit au grand frère intronisant le petit, et s’essouffle comme à son habitude dans des éléments de langage creux mais efficaces auprès d‘un public qui ne demande rien de plus. Il savoure l’instant de bonheur, lui qui a rarement l’occasion de s’adresser à de telles foules en campagne , tarde même un peu à laisser sa place : et l’on se demande en effet en entendant fuser les premiers « Macron président » comment tous ces gens vont faire pour ne pas tomber dans l’hystérie et le culte de la personnalité, en l’absence de parti ;  on se demande aussi, mais on n’aura sans doute jamais la réponse, qui paye, qui finance l’organisation de tels rassemblements.  

Le héros frêle arrive enfin, avec toujours ce côté enfantin, qui parait séduire une grande part du public, tout en générant un malaise. Ce qui pose immédiatement la question de la stature présidentielle. Et je me prends à penser que cet homme à  l’allure émasculée et cette femme à l’allure virile qui tient, à l’autre bout de la ville, un autre meeting, sont un peu à l’image des temps déréglés dans lesquels nous vivons. Emmanuel, un fils à maman, Marine, une fille à papa, drôle de tandem dans une drôle de démocratie…

Macron commence par dire Merci, pour convoquer de manière inattendue pour quelqu’un qui veut faire peuple René Char et ses Feuillets d‘Hypnos. Et le voilà qui, dans une assimilation osée du Char maquisard du fragment 128 avec sa propre personne, compare « le sourire qui se détacha de ma pâleur » au sourire qui se détacherait à présent de la sienne, et, poussant jusqu’à la caricature, n’hésite pas à détourner la fin du texte en déclarant « je vous aime farouchement » à son public. Ah ! ces résistants de salon de thé  qui repoussent « les murs de la haine »…  L’amalgame quasi obséquieux sent la culture approximative et partisane de la prof Brigitte assise au premier rang, et on prend peur…

Pour justifier sa posture ni droite ni gauche, monsieur Macron développe ensuite une vision discontinue de l’histoire en égrenant des événements historiques marquants, du procès Dreyfus à la loi Veil, sans considérer un seul instant le substrat idéologique qui les fit émerger à des moments et dans des contextes très différents. Pour lui, le méli mélo gauche/ droite incarnerait une méthode. Et monsieur Macron qui cite pèle mêle É douard Herriot et Charles de Gaulle, Philippe Séguin et François Mitterrand (dont on se souvient de l’opposition ferme à propos de Maastricht), ressemble davantage à un lycéen survolant son manuel d‘histoire un jour de rentrée qu’à  un futur président… À cette pensée, me viennent des sueurs froides.

Car il y a dans son discours une rhétorique oscillant entre le guru de secte new age et le pasteur protestant assez inquiétante. Monsieur Macron veut réconcilier tout et son contraire : la France et le monde, dit-il à un moment, puis la France et son passé, puis les deux France, dit-il à un autre. Mais comment ? il veut combattre de concert la menace terroriste et le repli sur soi. Mais comment ? si bien que son discours de candidat s’enlise dans une besogneuse dissertation structurée en trois points, ceux de la devise républicaine qui va se retrouver tordue et essorée, mise à toutes les sauces. Drôle de moment, lorsque la jeunesse applaudit à tout rompre à cette assimilation liberté/ sécurité, sa promesse de réorganiser le renseignement et d‘augmenter l’armée… Drôle de jeunesse,  et inquiétants applaudissements. Étrange également, cette manière de passer du je au nous, cette façon de ne rien dire ni de trop ni de trop peu, tout en égrenant des vœux pieux... Carrément puritaine, cette manière, d‘intimer à son public l’ordre de ne pas siffler ses concurrents (Fillon, Hamon, Le Pen) que pourtant il conteste (on est chez des gens bien élevés ici, ma parole…). Non, vraiment, ce personnage me déplait, et je ne le vois pas rassembler autour de lui plus que ce public bien propre sur soi qu’il a déjà séduit, et dont l’enthousiasme semble déjà parfois las d‘attendre un peu plus de concret. Le plus inquiétant, c’est quand il profère : « il n’y a pas de culture française (peut-être que Brigitte ne la lui a jamais enseignée) mais il y a une culture en France », et, quelques lignes plus loin, détournant un mot d’esprit du prince de Ligne (que toute la France périphérique, rurale, et les banlieues connaissent bien), poursuit :  «je veux être totalement fidèle à l’Europe ».

J’étais venu voir celui que le système médiatique affectionne et promeut telle une nouveauté, je suis reparti consterné : pas de stature présidentielle, quelques mesures mais pas de programme cohérent une culture attrape-tout plus que douteuse, un point de vue sur l'Islam inexistant, un parterre de francs-maçons ni gauche ni droite et, derrière, du fric, venu lui d’on ne sait où…  

20:18 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : collomb, lyon, palais des sports, en marche, emmanuel macron, présientielle | | |

jeudi, 19 janvier 2017

Fin de partie (reprise)

Le mot juste, juste le mot. Tel est le parti pris de la direction d'acteurs revendiqué par Sandrine Bauer. Le mot, le souffle, le silence. Du coup, le texte de Beckett se donne à entendre dans une plénitude qui étonne, surprend, captive.  Hamm, l'infirme aveugle et tyrannique (Arnaud Chabert), n'existe que dans son phrasé, à l'articulation ample et déhanchée; Clov (Jacques Pabst), le fils souffre-douleur, tient tout entier dans une gamme d'expressions alliant le clownesque lunaire à la trivialité mélancolique et résignée; tous deux lâchent mot à mot ce texte qui semble en devenir incertain, puisqu'autour d'eux comme en eux, « tout est déjà fini ». La vacillante et insuffisante existence du moi de chacun détermine l'absurde nécessité de leur relation qui se déroule et se répète cruellement. Le plaisir du mot articulé, soufflé, respiré se suffit alors à lui-même, fait corps, sinon sens.

Les parents de Hamm, Nagg (André Sanfratello ) et Nell (Sandrine Bauer ), anticipant la Winnie de Oh les Beaux Jours, s'éteignent à petits feux, chacun dans une poubelle. Ils constituent là comme un passé sans mémoire qui se redirait une fois de plus, tel un arrière plan vocal qui tarde à disparaître, et dont les deux autres dépendent. Tous deux, au contraire des deux autres, lâchent en effet des paroles heureuses, des paroles issues des beaux jours et du vieux style, tragiquement audibles dans le huis-clos glacé qui s'apprête à les engloutir.   

Tout le théâtre de Beckett interroge la présence réelle de l'homme de l'après guerre à lui-même, après la catastrophe, figé dans l'absence de Dieu. C'est cette interrogation sur la présence réelle des personnages que la scénographie quasi polaire d'André Sanfratello restitue à sa façon. Le lieu et ses ressources, sa hauteur, sa profondeur, ses hors-champs, sont efficacement intégrés à la mise en plateau. Ce Fin de Partie  constitue ainsi une valeur sure pour débuter cette nouvelle année à l'Espace 44, rue Burdeau. Le Royal Court Théâtre, au sein duquel Roger Blin monta en 1957 la première de la pièce en français, était à peine plus grand que lui. C'est que l'espace restreint sied au langage de Beckett, à ce langage qui ne cesse d'osciller de la retraction à la délivrance. Un petit joyau à voir (ou revoir) du 19 au 29 janvier.

 

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Crédit Photo Malo Lacroix / J-S Pourre

FIN DE PARTIE de SAMUEL BECKETT
PRODUCTION ESPACE 44

DU 19 AU 29 JANVIER

Vendredi, samedi | 20h30 Mercredi, Jeudi | 19H30

 

23:20 Publié dans Des pièces de théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beckett, espace44, sanfratello, fin de partie, lyon, croix-rousse, théâtre | | |

samedi, 10 décembre 2016

Fête des lumières à Lyon

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Ci-dessus, procession du 8 décembre;

Ci-dessous, animation éphémère de la passerelle saint-Georges, pendant la messe, séculaire, du même soir. 

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Voici deux lumières, deux mondes, deux fêtes inconciliables, qui se superposent et s'ignorent

 

21:47 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : lyon, illuminations, 8décembre | | |