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jeudi, 14 janvier 2021

1963-2021 : L’Amérique en perdition

1963,  Dealey Plaza, Dallas : On vient de dézinguer le président des Etats-Unis. Sur l’écran en noir et blanc, avec une précision clinique, un expert retrace la probable trajectoire de la balle à travers le crâne de l'homme le plus puissant du monde. Fascinant ! Le cuir chevelu en lambeaux et l’os crânien en morceaux… Là où se prenaient toutes les décisions, la cervelle à nu pour de bon… Scalpé ! Sacré nom d'un chien !

Dans la salle à manger, on retient son souffle devant cet écran grésillant où tournent en boucles les mêmes images : Il était midi trente ce 22 novembre. Fascinant, ce cortège solennel qu’on aurait pu croire celui de jeunes mariés, n’était  la pompe des voitures officielles et des motards en procession. Un coup de pétard soudain, une hésitation dans la Lincoln Continental noire qui ne roule qu’à 16 km/h… Un autre, un troisième, le président renversé, la main au visage… l’image de la première dame en Chanel rose à quatre pattes sur le capot, cherchant de l’aide : Le chauffeur écrase l’accélérateur . Giclé d’on ne sait quel chargeur, le souffle rauque qui vient d'aboyer a balayé à la vitesse de Zeus la planète tout entière, et l’homme le plus puissant du monde n’est plus qu’un tas ensanglanté, recroquevillé sur son siège.

Incrédules, les plus âgés plissent le front, que des peurs qu’ils croyaient révolues tourmentent. L'humanité sera-t-elle jamais tranquille ? Toutes les cartes ne sont pas jetées sur la table, c'est évident. Et la cloche d'ignorance sous laquelle on veut que les peuples s'abritent a déjà volé en éclats. Tout n’est pas dit, loin de là. Tout ne le sera pas. Parole de médias. On aura beau écouter la télé. On aura beau lire. On aura beau dire. Il suffit d'avoir compris cela.

La mort par assassinat d’un président américain de quarante-six ans étant plus improbable que celle d’un pape de quatre-vingt-deux ans, même emporté deux mois avant l’ouverture d’un Concile censé couronner son pontificat, et les USA comptant comme on le sait plus de divisions que le Vatican, le « drame de Dallas » effaça de la mémoire collective le cérémonial, pourtant grandiloquent, des funérailles d’Angelo Giuseppe Roncalli, mort quelques mois plus tôt, le 3 juin 1963. En termes de mesure de l’information, pour parler comme Claude Shannon, l’un des premiers théoriciens de la communication, l’une avait plus de valeur que l’autre. Pourtant, un million de personnes avaient défilé devant le cercueil du « bon pape Jean », ce qui ne manqua pas d’être spectaculaire… Le premier pape filmé fut Léon XIII, en 1896. Depuis, Rome aussi, avait su entrer dans cette époque « où l’énorme masse de communication par habitant rencontre un courant toujours plus étroit de communication globale », comme l’écrivit dans Cybernétique et Société le fondateur de la cybernétique, Norbert Wiener. 

« Nous espérons que le concile pourra présenter dans un langage clair et persuasif des solutions efficaces aux nombreux problèmes qui nous confrontent tous et que, plus particulièrement, ses décisions serviront d'une façon significative la cause de la paix et de l'entente internationale. », avait écrit le Président au Souverain Pontife, un an auparavant. L’un et l’autre avaient-ils entrevu que « ce langage clair et persuasif » ne serait bientôt plus ni celui de la liturgie ni celui de l’idéologie, mais le narratif de l’information continue ?

La guerre de la communication qui venait de  commencer durerait et les citoyens devront prendre goût à l’uniformité du monde : Lire les mêmes nouvelles et regarder en rentrant du boulot les mêmes images, en penser la même chose. On entre en mensonge comme on entre en religion : Cela s’appelle le contrôle cybernétique du monde.

Avant les images de la conquête de la lune en 1969, celles, orchestrées par Jacky Kennedy et retransmises dans 26 pays, des funérailles du président assassiné, constituent pour l’information un moment-clé de son adoubement mondial par l’opinion : Recouvert du drapeau étoilé, le cercueil du président assassiné est exposé au centre de la rotonde sous le dôme du Capitole, sur le catafalque noir où fut naguère déposé celui de Lincoln. Le baiser d’adieu que la veuve agenouillée au milieu des officiels dépose sur sa paroi, le salut militaire de l’orphelin, dont le bras est bien trop court pour le poids de l’héritage, la flamme allumée dans le cimetière militaire d’Arlington, voilà qui s’imprime dans les têtes aussi bien qu’un slogan...

La mort de Kennedy éclipsa celle, ce même 22 novembre, du romancier Aldous Huxley, emporté par un cancer à la gorge. L’ épouse de ce dernier raconte qu’il exigea par écrit, avant de mourir, une injection par voie intramusculaire de LSD 100 µg, et qu’il partit ainsi dans un état de méditation et de béatitude extatique qu’elle identifie comme « un état de complet amour ». Le LSD en lieu et place des derniers sacrements : Sur son lit d’hôpital à Los Angeles, Huxley inaugurait l’avènement du New Age, comme l’assassinat de Kennedy celui de la communication de masses et la mort de Jean XXIII la mise en place d’une liturgie en rupture avec des siècles de tradition.

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Du fameux auteur du Meilleur des Mondes, on retient souvent une  phrase de la préface de 1946: « Un État totalitaire vraiment efficient serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. » Huxley, comme Orwell, connaissait, assurément les travaux de Norbert Wiener sur la cybernétique. Tous deux avaient perçu quel rôle l’information et la communication joueraient dans l’établissement de cet « amour de la servitude ». Dans « Les voix de la rigidité », le dernier chapitre de son livre, Cybernétique et Société paru en 1952, Wiener avait tenté une comparaison osée entre l’ordre des Jésuites et le Parti Communiste. Ils  se ressemblent jusque dans les moindres détails de leur attitude et de leur organisation, écrit-il : « La prétention de posséder les Clés du Royaume du Ciel et de la terre ou, en d’autres termes de posséder seul les clés du salut est une prétention totalitaire qui se trouve toujours dans une obligation de se fonder sur une logique fermée ». À rebours, il pensait que la communication et l’information, censées selon lui éclairer le peuple grâce à l’essor des machines intelligentes, s’inscrivent par opposition dans « une logique ouverte », celle de la lutte contre le nazisme et le stalinisme. La défiance à l’égard du dictateur humain, le transfert de l'homme vivant et de son cerveau faillible à l'ordinateur infaillible, tels étaient les ingrédients de la religion cybernétique que porta ensuite le Collège Invisible des théoriciens de Palo Alto.

Quelque soixante plus tard, face aux images tragi-comiques d’un Capitole placé de nouveau au centre du show planétaire, la démocratie algorithmique révèle ses limites et le roi-cybernétique est nu. Gates, Zuckerberg et leurs affidés monstrueusement avortés du croisement de Gandhi, Luther King et John Lennon sont devenus des ogres intolérants et fanatiques, au service de vieillards comme Biden et Pelosi qui ne dépassent que de peu l’épaisseur de personnages d’Harry Potter. La chasse au « dictateur Trump », à l’occasion d’une sorte de pantomime dégradée, ferait presque passer ce dernier pour un martyr de « l’humaine condition », comme aurait dit Montaigne. Devant l’éradication successive de toutes les souverainetés (les dieux, les rois, les prêtres, les nobles, les peuples et à présent, les hommes), les gens ordinaires, otages de la machine à gouverner devenue machine à confiner s’interrogent : Plus le système entend les persuader que tout leur appartient (votre météo, votre soirée, votre programme, votre opinion, votre banque, votre assurance, votre vaccin…) plus ils se sentent dépossédés du monde. Ce n’est pas le moindre paradoxe de ce monde libre américain en perdition, qui n’a peut-être pas su voir à temps en l’assassinat de Kennedy l’élément déclencheur de sa ruine à venir.

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01:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kennedy, trump, capitole, jean xxiii, aldous huxley | | |

dimanche, 10 janvier 2021

Décidément, cette fameuse liberté d'expression ...

Emmanuel Macron vint il y a peu défendre 'la liberté d'expression" de manière grandiloquente dans la Cour de la Sorbonne. Cette dernière a connu bien des pantomimes  carnavalesques depuis sa fondation au XIIIe siècle, mais n'a jamais vu un dirigeant de la France réduire la culture française d'une manière quelque peu galimatieuse dans le contexte dramatique de ce moment, au simple droit au blasphème : "Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent." La culture française se réduirait-elle à ça, d'après cet homme à courte vue ? Avoir le droit d'insulter une religion au nom d'un principe laïc réduit à l'insulte et à la haine de l'autre ? 
 
Non, bien sûr ! Souvenons-nous que ce gaillard arrogant, soumis à ceux à qui il doit sa carrière, a affirmé en meeting à Lyon qu' il n'y a pas une culture française, mais qu'il y a une culture en France et qu'elle est diverse. Macron n'est qu'un concentré de Tartuffe et de Trissotin, et son règne n'est qu'un carnaval.
 
Donald Trump, lui, en parla à la tribune de l'ONU, en 2019, avec un souci plus manifeste de l'étendre à l'expression de la libre opinion : “Une société libre ne peut permettre aux géants des médias sociaux de faire taire la voix du peuple”
 
Les gens qui ont les yeux ouverts et que l'idéologie n'aveugle pas peuvent en toute liberté d'esprit juger de quel côté se trouve la caricature : Trump ou Macron ?
 
On dirait que le président français, qui soutint les Démocrates américains et leur candidat du sous-sol au point de faire des leçons à la planète entière en pleine nuit durant le grand show du Capitole, a du mal à envisager la libre parole comme autre chose qu'une caricature de la parole : c'est d'ailleurs ce qu'il a soutenu dans son discours ridicule au "professeur" à propos du droit à la caricature. Ce type, Macron, n'est qu'une caricature. Quel appauvrissement général, que ce mandat présidentiel que nous traversons... Et dans ce monde où le vrai n'est qu'un moment du faux, et la réalité sans cesse inversée, celui que tout le monde traite de pitre parle de bon sens. Ecoutez-le :
 

14:04 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : trump, macron, capitole | | |

mardi, 22 décembre 2020

La solitude

La solitude
 
Quand un homme n’a plus que son intime conviction pour prendre une décision, il est seul. Absolument seul. Voilà pourquoi la loi impose aux jurés le vote secret en assises, l’isolement, et le recours à l’intime conviction.
Qu’est-ce que l’intime conviction ? Une décision argumentée, fondée sur un examen de conscience personnelle, à propos d’une situation donnée. Un crime, en l’occurrence. Face au criminel qu’il doit juger, le juré n’a que son intime conviction pour décider.
Faire de la vaccination un « acte civique » obligatoire relève de la malveillance, car elle passe par-dessus ce principe pourtant constitutif du droit : l’intime conviction. De ce point de vue, les campagnes médiatiques actuelles interrogent : La vaccination relève-t-elle uniquement de la médecine de masse ? Vaccine-t-on des individus, ou une opinion publique ? Comme il existe une éducation de masse, une culture de masse, doit-il exister une médecine de masse et sommes-nous tenus de nous y soumettre individuellement pour être un honnête homme et un véritable citoyen ?
Chaque français doit pouvoir, libre de toute pression collective, libre de toute propagande médiatique, libre de toute passion politique, libre en un mot de recourir à son intime conviction face à ces campagnes hystériques décider, car il est maître de son corps et peut en disposer librement. C'est d'ailleurs au nom de cet argument (détourné au mépris de celui de l'embryon) que la loi républicaine a justifié et continue à justifier les lois iniques sur l'avortement.
Comme pour le vote, un isoloir est indispensable.
Chaque français doit pouvoir considérer en son for intérieur, sans se sentir culpabiliser par une quelconque autorité scientifique médiatisée ou non, un certain nombre d’éléments dans son isoloir : Les chiffres réels de morts, les conditions géopolitiques de l’apparition de cette « pandémie », la pertinence des mesures politiques inédites dans l’histoire de l’humanité qui ont été prises de concert par presque tous les dirigeants, son propre état de santé, son propre rapport à la foi, aux diverses théories scientifiques sur la question, son histoire personnelle… Et recourir enfin à son intime conviction, afin de décider s’il se fait ou non vacciner.
Par conséquent, il doit pouvoir être libre de refuser.
Sinon, la liberté en France, déjà malmenée par de nombreux dogmes étatiques, ne sera plus qu’un fantôme. Réellement Et la vie intérieure de l’homme spirituel un souvenir vaporeux qui s’éloignera de chacun d’entre nous…

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12:11 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

vendredi, 30 octobre 2020

La sanctification nécessaire et vitale du dimanche

Le samedi 13 mai 2017, à 3h27 du matin, la couronne de la Vierge de Lyon était dérobée au musée de Fourvière. Quelques heures plus tard, à Fatima, le pape François canonisait. Francisco Marto et sa sœur Jacinta, les deux petits voyants bergers, devant une foule estimée à 500 000 personnes  Et le lendemain dimanche, faisant fi des recommandations de Notre Dame de La Salette de sanctifier le dimanche en s’abstenant de travailler, vêtu d’un costume bleu nuit, Emmanuel Macron entrait en fonction à l’Elysée un dimanche 14 mai, devenant le premier président de la Ve République à enfreindre le souhait formulé par la Vierge à la Salette de ne jamais travailler, précisément, le jour du Seigneur. [1]

« Les Dimanches et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la Sainte Messe et de s’abstenir des œuvres serviles », tel est le premier commandement de l’Église.

 Nous fûmes quelques-uns à penser que cette étrange coïncidence serait de mauvaise augure pour la ville de Lyon comme pour la nation tout entière.

Quelque trois ans et demi plus tard, ce même président confine le pays pour la seconde fois, alors qu’un attentat islamiste tue 3 fidèles dans la basilique de Notre-Dame de l’Assomption. Sur des arguments hygiénistes éculés, il suspend une seconde fois la liberté de culte durant tout le mois de novembre et l’entrée en Avent, après avoir fusillé les célébrations de Pâques et de l’Ascension... L’année précédente, la cathédrale Notre Dame de Paris avait mystérieusement pris feu, précisément le jour d’entrée dans la semaine Sainte. Voilà qui fait beaucoup, non ?

Entre temps, le maire de Lyon et le primat des Gaules en fonction en 2017 ont l’un et l’autre été humiliés publiquement, l’un à l’occasion d’une série de procès et des campagnes de presse retentissantes qui les accompagnèrent, l’autre en raison d’un score électoral ridiculement bas devant un politicien totalement inconnu. 

Cette année, en temps de présumée épidémie, ce nouveau maire n’a pas honoré le vœu de ses lointains prédécesseurs du XVIIIe siècle, formulé lui aussi à l'occasion d'une épidémie, d’offrir à la Vierge en remerciement pour sa protection un cierge et trois écus d’or. Il a préféré allé inaugurer une mosquée…  Parmi les mesures COVID 19 figure l’annulation de la fête des Lumières, et celles des célébrations et processions qui vont de pair… Jusqu'où ira cette dégringolade conjointe de la foi et de la raison ? 

Un peu d'histoire : En 1882-1883, alors que se perpétuaient les lois répressives de la République contre l’Eglise catholique, lois visant à imposer l’enseignement laïc et la séparation de l’Eglise et de l’Etat qu'on préparait dans les esprits, Anne-Marie Coste, une jeune ouvrière lyonnaise reçut plusieurs apparitions confidentielles de la Vierge, que l’épiscopat lyonnais de l’époque étouffa. Lors de ces apparitions, la Sainte Mère de Dieu communiqua un chapelet et exigea que fussent portées des médailles, en réparation de la profanation des dimanches. Cette dévotion fut pratiquée une quinzaine d’année parmi les canuts catholiques de la Croix-Rousse, avant d’être interdite par l’épiscopat lyonnais au moment du Ralliement de 1892.

La récitation de ce chapelet à Notre-Dame de Fourvière, dont la Couronne a été dérobée le jour de l’investiture d’un funeste président, se présente ainsi :

1 Credo

1 Notre Père

Puis 9 fois Un Pater, un Ave Maria, un Gloria Patri, entrecoupées à chaque fois de l’invocation : « Mère Abandonnée, priez pour nous ! Mère affligée par des cœurs ingrats, priez pour nous ».

Souvenons-nous des avertissements de la Salette de ne pas profaner les dimanche, et devant le peu de raison et la foi mal placée de ceux qui nous dirigent, gardons au cœur et à l’esprit les dévotions qui nous sont nécessaires pour ne pas succomber à la tentation du plus insidieux conseil de Satan : nous défier du Pain de Vie qui ne serait qu'un symbole. Gardons par ailleurs en mémoire que le dimanche est la clef de voûte de tout l’édifice religieux et social : « Pas une vérité dogmatique, pas une loi morale, pas une pratique utile qui ne soit liée à la Sanctification du Dimanche », écrivit Mgr Pie au siècle précédent. Ne cédons pas à l’obscurantisme hygiéniste et continuons d’exiger non seulement l’ouverture des églises, mais la célébration ininterrompue des messes dominicales en leurs enceintes. 

[1] Les cérémonies d’investiture de Charles de Gaulle se déroulèrent les jeudi 8 janvier 1959 et 1966, celle de Pompidou le jeudi 20 juin 1969, celle de Giscard d’Estaing le lundi 27 mai 1974, celles de Mitterrand les jeudi 21 mai 1981 et samedi 21 mai 1988, celles de Chirac le mercredi 17 mai 1995 et le vendredi 17 mai 2002, celle de Sarkozy le mercredi 16 mai 2007, celle de Hollande le mardi 15 mai 2012.

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La Couronne dérobée.

16:04 Publié dans Des nuits et des jours..., Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : catholicisme, vierge marie, dimanche | | |

mercredi, 21 octobre 2020

En Sorbonne, ce soir

Malaise, durant cet éloge de la République et de la liberté devant le cercueil d'un "citoyen" décapité, devant ces gardes masqués, ce public silencieux et bâillonné.
Contraste entre la solennité du site, la beauté de cette cour séculaire et le dérisoire, la stupidité de ces caricatures.
Contraste entre le souci, presque incongru, de réhabiliter le mot "professeur" sur le sobriquet "prof, et le texte en anglais de la chanson de Bono.
Contraste entre la barbarie, la cruauté, la solitude de cette mort et la volonté de ce président de marquer un tournant de son quinquennat et de rebondir dans "l'opinion"
Ce président qui, dans chacun de ses récents discours, évoque l'existentialisme... L'existentialisme ?
Un existentialiste croit-il à la Rédemption ?
Tous les ressorts de l'émotion, ce président acteur les maîtrise. On lui fera juste remarquer que la rédemption n'existe pas en République. Et que l'action politique réelle ne souffre ni le "en même temps" ni la sacralité de façade, même si, en République, précisément, le retournement de veste demeure une tradition.
 

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21:27 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

dimanche, 18 octobre 2020

Solitude d'un professeur

Nous savons tous que si une chose doit être faite contre l’islamisme par cette république, elle aurait été faite depuis longtemps. On apprend, ce qui n’a rien d’étonnant, que Samuel Paty s’apprêtait à être sanctionné par l’académie des Yvelines ; telle est la politique gouvernementale officielle, tout le reste n’est que « communication de crise.» Il suffit de regarder autour de soi pour constater que, depuis l’affaire Charlie, l’islamisation s’est aggravée. Qui se souvient d’ Hervé Cornara, décapité à 54 ans il y a quatre ans ? Qui se souviendra de Samuel Paty dans quatre ans ?

Depuis l’élection de Macron aussi, l’islamisation encore s’est aggravée. Nous savons tous qu’un président qui parle de souveraineté européenne [alors que l’Europe n’est même pas un état], d’Islam des Lumières et qui, à Lyon en 2017, a affirmé qu’il « n’y a pas de culture française » ne peut pas se muer, par un coup de baguette magique deux ans plus tard, en défenseur de la souveraineté française . Le « en même temps » trouve ici ses limites. Comment peut-on se déclarer solidaire de la liberté d’expression [ Faire des citoyens libres est une bataille existentielle dit-il le soir de la décapitation devant le collège] un jour après avoir affirmé la veille : [On s'était progressivement habitué à être une société d'individus libres. Nous sommes une Nation de citoyens solidaires] ?

De quelle nation parle Macron, de quelle souveraineté ?  : La France ? La République ? L’Europe ?

Ce n’est pas la République qui est attaquée par les islamistes [ ne rêvent-ils pas d’instaurer un « république islamiste » partout où ils le pourront ?], c’est la France. Ce ne sont pas les réseaux sociaux, le problème, même s’ils ont joué un rôle, c’est l’Islam. Ce n’est pas la laïcité qui est atteinte par la décapitation d’un « infidèle ». C’est l’incarnation. C’est la Trinité. Est-ce si difficile que cela à comprendre ?

« Dieu est unique et n'a jamais engendré », affirme en effet la sourate du dogme pur. « Notre Père, qui êtes aux yeux... » enseigne le Christ. D'un côté, un Dieu unitaire qui n'a jamais engendré. De l'autre, un Dieu trinitaire, « Père, Fils, Saint Esprit » qui a engendré pour la rédemption de l’humanité.

Le dieu coranique est tout simplement une négation du Fils, c'est à dire du Christ et donc de la Trinité. Voilà pourquoi l'un n'est pas assimilable à l'autre, comme feignent de le croire ou le croient de bonne foi bon nombre de laïcs.  

Ce qui m’effraie le plus dans cette affaire, c’est le silence théologique des évêques de France. Un silence assourdissant, effrayant, tandis qu'augmente en réalité, partout, la christianophobie.

Samuel Paty, cheminant seul dans une rue de banlieue déserte pour regagner un arrêt de bus dans un soir déclinant, je connais bien. Je connais bien la solitude du professeur et toutes ces déclarations de foi républicaines me donnent la nausée. Je me rendrai tout à l’heure au regroupement organisé dans ma commune, non pas pour faire bloc, non pas parce que je suis républicain, je ne le suis plus. Mais en pensant à lui, à ses dernières heures dans ce pays gouverné depuis trop longtemps par des pleutres, parce que je connais bien toute l'épaisseur de sa solitude…

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vendredi, 16 octobre 2020

De la supériorité de l'Islam sur le catholicisme

Pourra-t-on encore longtemps pratiquer, comprendre et enseigner le second degré dans ce pays de fous ?
 
Si j'avais à soutenir le droit que nous avons de considérer que l’Islam est nettement supérieur au Christianisme, voici ce que je dirais :
Une preuve que les Chrétiens n'ont pas le sens commun, c'est qu'ils croient que Dieu a engendré leur Christ, quand la sourate du parfait dogme explique que Dieu, le suprême refuge, n’a jamais engendré.
On ne peut d’ailleurs se mettre dans l’esprit que l’ange Gabriel, qui dicta cette 112e sourate au Prophète, ait aussi annoncé sept siècles plus tôt la venue du Christ à la Vierge Marie. Il mentit nécessairement lorsqu'il le fit la première fois.
Il est impossible que Dieu, qui est un être très sage, ait lui-même voulu que son Fils unique prît forme parmi une race de pécheurs et d'infidèles, à moins d’imaginer que Dieu ne fût pas Dieu !
Comment Dieu l’Unique pourrait-il être Père, Fils et Saint-Esprit tout en demeurant Un ? Cette distorsion curieuse, qui présuppose que Dieu est réellement Tout-Puissant, lui est en réalité parfaitement étrangère.
L’ère des Prophètes s’étant, aux dires des Chrétiens, achevée au profit de celle des Saints depuis la venue de leur Christ, il est tout naturel que le Prophète ne soit pas lui-même un saint.
La vocation au martyre serait réservée à une élite d'Élus trop restreinte, si elle dépendait vraiment de la Grâce de Dieu. Mieux vaut s’y entraîner soi-même par les armes en décidant soi-même d’en devenir un à la force du poignet.
Il est naturel de penser que mourir d’une fièvre douloureuse à Médine à 63 ans équivaut à mourir sur la croix à 33, puisque Dieu est Dieu et que mourir équivaut toujours à mourir.
Il est impossible que nous supposions que ces Chrétiens-là soient de vrais croyants ; parce que, si nous les supposions tels, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes de vrais Musulmans.
De petits esprits exagèrent trop l'injustice que l'on fait aux Chrétiens. Car, si elle était telle qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des puissances occidentales, qui font entre elles tant de conventions démocratiques, d'en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?

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Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu
 
 

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mardi, 09 juin 2020

Les idolatres

Ce sont les mêmes, les mêmes, toujours qui incitaient, après le Bataclan, leurs fidèles à porter gerbes et couronnes pour honorer la dérision d’une simple allégorie républicaine, transformant en un sanctuaire/dépotoir nauséeux une célèbre place de Paris ; les mêmes qui vous invitaient chaque soir, pendant qu’ils vous tenaient à leur merci devant leurs litanies des morts il y a peu, à « communier » dans le vide, en applaudissant à heure fixe à vos fenêtres et balcons ; les mêmes qui maintenant souhaitent que vous vous agenouilliez en repentance devant le vide, toujours, le vide de l’absence, le vide de l’homme, le vide de l’Idole, leur vide…

Ne tombons pas dans leur piège : nous vivons de la présence réelle. La question n’est pas de savoir s’il faut ou non s ‘agenouiller, la question est de savoir devant qui nous devons nous agenouiller. Car s’agenouiller, c’est rester debout, non sur ses pieds, mais sur ses genoux, tout en se faisant plus petit devant ce qu’on reconnait plus grand que soi : le sacrifice du Christ sur la Croix, par exemple. Le Fils s’est agenouillé devant le Père et le Père devant le Fils…

C’est pourquoi ces agenouillements de repentance ne sont pas incongrus, scandaleux : ils sont blasphématoires. Ils sont comme ces « #prayfor » dont les réseaux sociaux furent inondés : ils ne disent pas quel dieu ils idolâtrent. Mais nous qui savons qu’ils ne sont que des caricatures,  nous ne nous agenouillerons que devant Dieu.

On aurait tort de les prendre pour des imbéciles, ils ne sont pas tombés de la dernière averse. Ce sont des spécialistes de l’ingénierie sociale, des experts de la propagande, des professionnels de la société du spectacle. Ils ont du pognon. Ils sont bien organisés. Ils tiennent les médias. Le nombre de morts immolés à leurs causes prétendument pacifiques depuis deux siècles dépasse ce que nous pouvons imaginer. Sans compter le cortège abominable des enfants avortés par leur volonté, des embryons congelés par leurs soins.

Avant de vous initier à leurs rites incantatoires, ils vous ont appris à déserter la véritable liturgie, à ne plus aimer vos églises, à ne plus vous agenouiller devant l’autel du Père ni la Croix du Fils, à ne plus pleurer en compagnie du Christ – seul vrai Dieu et vrai Homme, et à préférer leurs manifestes aux saintes Écritures.  Ils occupent vos journaux, vos écrans, vos esprits. Ils sont la contrefaçon en guerre contre l’original, le mensonge contre la vérité, l’absence contre la présence, la mort contre la vie

Toujours, il y a toujours eu Caïn et Abel, Ismaël et Isaac, Pharaon et Moïse, le Sanhédrin et Jésus-Christ, Ève et Marie, la terre et le Ciel… Rien de bien neuf, sinon que nous entrons dans une phase finale. Nous en connaissons la fin, grâce au divin Jean de Patmos, nous savons l’heureuse issue :Après la pantomime des gueux, le châtiment de Babylone. Après les rondes idolâtres, le règne du Sacré-Cœur : Alors je l’avoue, j’ai parfois presque envie de leur dire : «Ce que vous faites, faites le vite »…  

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lundi, 13 avril 2020

"L’espoir renaît", dit Macron

Cette façon de nous associer à son mensonge, d’un ton sataniquement doucereux : « Nous ressentons tous l’angoisse… » Moi non, franchement, j’ai ressenti la violation de ma liberté, la privation de l’Eucharistie, la foi en Christ qui ne m’a pas quitté, le mensonge d’état et la turpitude républicaine… Mais pas l’angoisse, non, désolé blondinet.
J’attends en écoutant tout le blabla de ce président holographique qui dit « nous, nous, nous… », pour qui je n’ai pas voté, qui ne me représente en rien, ni mon pays, ni ma culture, ni ma religion… De ce ton, donc, sataniquement doucereux, il égrène ses lieux communs, puis il dit «j’ai demandé, j’ai décidé» Il joue au décideur alors qu’il n’est qu’un valet de pied qui parle de suivre des règles, en qui tout sonne faux. Il parle de «dévouement» quand il faudrait parler de «servitude»
«Le système est sous tension et l’épidémie n’est pas maîtrisée». dit-il. Pourtant il précisera plus tard (c’est la seule fois où il dit la vérité ) « très peu de Français ont contracté le virus » Nous attendons la date. Elle vient enfin : Le 11 mai… Pourquoi cette date ? Qui lui en a donné l’ordre ? Que représente-t-elle dans la symbolique maçonnique de l’Etat profond ?
Il nous présente comme un progrès le fait d’être bientôt partout testés, de nous promener avec des masques dans les rues après avoir applaudi le vide à 20 heures sur nos balcons. Ubuesque :. « Le gouvernement nous présentera l’organisation de notre vie quotidienne… », dit-il sans rire.
« en toute humilité, toute franchise ».
Bâtir un nouvel ordre, donc, à partir du chaos semé au préalable. Nous le savions. De la pure propagande.
« Prenez soin de vous » ose-t-il dire à la fin…

Dont acte...

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