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mercredi, 23 octobre 2019

La mort de Dieu

Le dix-neuvième s’ouvre en 1802 avec l’opuscule de Hegel, Wissen und Glaube dans lequel s’énonce avec gravité et pour la première fois le sentiment, cruel et douloureux, mais si romantique à la fois, de « la mort de Dieu ».

Un temps nouveau a commencé, écrit-il. En résumé, Dieu, l’être absolu, étant devenu homme par le Christ, Il est entré dans l’Histoire. Entrant dans l’Histoire, il a cessé d’être absolu, d’être infini, pour exposer sa réalité à « l’acte de passer », d’épouser la relativité du temps, d’éprouver en soi-même toute « la dureté du destin de ce qui est fini » : Ce n'est donc pas seulement la nature humaine du Christ qui meurt sur la croix, mais la nature divine du Père qui se retire et s’efface de ce que l’homme peut raisonnablement envisager. La mort du Christ sur la Croix doit donc être entendue comme impliquant aussi la mort de Dieu : Devant ce constat, l’esprit goûte alors avec certitude la vérité qu’il est mortel, et devient en quelque sorte « certain de soi-même », un esprit « absolu ». Du même coup, le Vendredi Saint qui jadis était historique devient, conformément au credo maçonnique dont le philosophe se fait le serviteur, un Vendredi Saint purement spéculatif.[1]

Mais à quelle tache, quelle œuvre cet « esprit absolu » va-t-il se vouer en ce bas monde ? Quelle politique sera la sienne face au cours des événements ? Le raisonnement d’Hegel, qui consiste ainsi à faire de la raison l’outil de connaissance naturel le plus ultime de l’être, ne le dit pas. Cet « esprit absolu » néanmoins étant devenu la référence pour décider ce qui est vrai ou non, on imagine bien que son combat n’ira pas dans la direction la plus christique, et moins encore la plus mariale. Lucifer a bel et bien sa propre spiritualité…

De la religion, il ne conserve en un mot que ce que la raison ainsi définie peut en accepter, et rejette le reste dans le champ soit de la superstition, soit d’un mysticisme étranger au champ philosophique dont il a fixé lui-même les limites. En tant qu’homme, le Christ ne peut être qu’un enseignant. Si sa mort sur la croix demeure édifiante, il n’est plus question de considérer sa Résurrection comme un sujet acceptable par cet « esprit absolu ». Elle n’est en aucun cas conceptualisable, comme tout ce qui touche à l’Incarnation. Mais dans un tel raisonnement, que demeure-t-il du Dieu trinitaire, celui des Chrétiens dont pourtant Hegel fait mine de parler, qui est Père, Fils et Saint Esprit, trois personnes en une seule nature ? Il ne parait s’intéresser qu’au Christ en croix, c’est-à-dire à la personne du Fils, envisagée de manière autonome – et non consubstantielle - des deux autres, ce qui n’est pas un point de vue chrétien, pas même protestant…

Quant à Sa Mère, il n’en est nullement question. On comprend pourquoi :

La Vierge Marie incarne l’expression la plus pure du surnaturel que ne peut comprendre ni par conséquent accepter « l’esprit absolu » en rébellion contre lui : toute la vie de la Sainte Vierge ne témoigne que de l’existence de Dieu ; non pas sous la forme d’un enseignement spirituel que la raison puisse appréhender, comme c’est le cas des Écritures, mais sous la forme de l’action surnaturelle conjointe du Père, du Fils et du Saint Esprit exercée sur l’intégralité de sa personne physique et spirituelle (Annonciation, conception, rédemption, assomption, couronnement) : Aussi même si « l’esprit absolu » peut encore envisager la réalité historique de la mère de Jésus, aborder ce qu’est véritablement la Vierge – ce qui ne se peut réaliser que dans la prière – lui est impossible. Méditer un mystère de son saint Rosaire relève en effet non du travail de la pensée, mais du plus pur surnaturel : c’est laisser l’Esprit Saint découvrir son âme et enrober son propre cœur, c’est accepter qu’opère le travail secret, parfois fulgurant et souvent imperceptible, du dieu trinitaire en soi-même.

Tout le travail d’Hegel fut non seulement de nier ce surnaturel, mais encore d’en rendre la probabilité inacceptable et scandaleuse pour tout esprit se réclamant de lui ; littéralement, de dissocier la raison de toute possible compréhension de la transcendance. C’est ce qu’il appelle « la mort de Dieu ». Ce n’est, en réalité, qu’une description de sa propre mort ; sa propre mort à Dieu…

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Ô   Seigneur, prenez pitié de l’homme sans Dieu,

Prenez pitié  de l’homme qui s’est volontairement privé  de Vous !

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Quatre-vingt ans plus tard Nietzsche, dans le Die fröhliche Wissenschaft (Le Gai Savoir), contestera de manière identique toute valeur rédemptrice du sacrifice du Christ sur la Croix toute valeur rédemptrice :

« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d'eux ? »

Le texte adopte pour commencer le ton de la lamentation lyrique, qui monte en crescendo du constat du crime (« Dieu est mort ») à la déploration sur la victime (« ce que le monde a possédé de plus précieux, de plus sacré, de plus puissant ») jusqu’à l’affirmation de l’impossible expiation : « Qui nous lavera de ce sang, et avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? ») …

Mais peut-il ignorer, ce fils de pasteur luthérien, que le sang qui coule des plaies du Christ, ainsi que l’eau qui jaillit de son flanc, en même temps qu’ils dénoncent nos fautes et mettent en lumière notre culpabilité, forgent également les instruments offerts de notre rédemption ? Là encore, que demeure-t-il du Dieu Trinitaire et de la nature consubstantielle au Père et au Saint-Esprit d’un Christ réduit à n’être que la victime passive de l’abomination humaine ?  

 « La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour nous ? » : Ah ! Plutôt que d’accueillir en soi le « fiat » agenouillé devant la Croix de Marie et de Jean, voilà que l’homme sans Dieu tente à présent de comparer la grandeur de ses actes à la grandeur de la Crucifixion ! Pauvre Nietzsche ! Pauvre homme sans Dieu qui tourne le dos à la filiation adoptive, sans la considérer davantage ! Ne voit-il pas qu’à cet endroit même où chaque mortel manque à accomplir son œuvre, en Sa Passion, Sa Charité, Sa Divinité, Christ, Lui, paracheva la Sienne, pour les siècles des siècles ?

Quant au sophisme final, luciférien au possible, « Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement ? » ne sonne-t-il pas tel un assentiment étonnamment soumis à la proposition du Satan de la Genèse : « Vous serez comme des dieux » ? … Non, il n’eut rien de « fröhliche », ce triste savoir du surhomme, pas davantage que celui de cet « esprit absolu », par lesquels s’ouvrit et se ferma ce siècle, jetant la peine au cœur de l’homme sans Dieu pour des générations, en leur fermant l’accès au Ciel...  Seigneur, ayez pitié… Seigneur, ayez pitié de l’homme sans Dieu…

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[1] Bien avant Renan, Hegel a publié une Vie de Jésus envisagée sous un jour purement historique et gommant avec méticulosité tout aspect surnaturel. Elle commence par cette profession de foi maçonnique : « La raison pure, qui ne saurait être bornée, est la divinité elle-même ».

vendredi, 09 août 2019

La ronce

Son corps que la révolte habite

A cru au jardin de l'Agneau,

Enracinant jusqu'à la fuite

Que tentent ses mauvais rameaux.

 

Elle a coiffé de son épine

Le front même du Rédempteur.

Depuis sa haine n'a plus peur

Et son croc pointu examine

 

Ma chair dont elle envie le sang

Quand sur ma peau se lève et fonce

Le fouet vif et vert qu'elle détend.

 

Je tranche alors, tout frémissant,

Ce cou de sève et je surprends

L'antique serpent dans la ronce.

 

 

 

 

 

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dimanche, 26 mai 2019

Les Incandescentes, d'Elisabeth Bart

Nous (sur)vivons dans un empire hostile au Verbe, celui du Management. Ce dernier a construit son emprise sur les êtres au moyen d’une parole qui a renoncé au sacré, à la vérité, à l’amour ; c’est beaucoup. Cet empire qui nous parait tout-puissant n’existe cependant que dans l’horizontalité du spectacle vain et des idéologies mortifères qu’il produit. Une incandescence de la parole littéraire, capable de ranimer la vie spirituelle comateuse de nos contemporains, peut-elle subsister encore ? C’est la question que pose Elisabeth Bart au fil d'un livre audacieux et intelligent, à travers la confrontation de trois auteurs féminins du XXe siècle, la française Simone Weil, l’espagnole Maria Zambrano, l’italienne Cristina Campo.

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La couverture qui, sous le titre Les Incandescentes, aligne leurs trois noms pourrait laisser présager un simple ouvrage universitaire. Un coup d’œil à la table des matières nous renseigne cependant sur la cohérence du propos critique plus original et plus ambitieux de son auteur : après une brève introduction présentant les trois écrivaines, chaque titre de chapitre propose en effet un regard spécifique sur ce qui justifie leur rapprochement : il n’est pas anodin que s’y rencontrent les mots « écrire », « exil », « voix », « parole », « poésie », « mystique », « liturgie ». L’essai, en effet, tout en se promenant sur un mode gracquien au cœur de ces trois œuvres, vise surtout à y cueillir et à définir le propre de la parole mystique qui les réunit toutes, et qui constitue l’incandescence dont il est question dans le titre : quelles sont les stations de ce cheminement et en quoi cette incandescence se propose-t-elle comme une salutaire renaissance de la parole ?

Trois femmes philosophes ayant partagé durant le même siècle un même goût pour un même type d’écriture : Elisabeth Bart commence par définir l’unité de ton entre ces trois œuvres. On y perçoit les mêmes inquiétudes, le même engagement, et le même souci d’une recherche de la vérité qui se veut aussi don de soi : « Attends ton livre là où il t’a donné rendez-vous. Ne le trahis pas. Un livre est comme l’Époux. Il ne dit pas l’heure de son arrivée », écrit Cristina Campo. Elle exige, cette écriture, une « sévère purification intérieure » qui tient, comme le souligne Simone Weil du surnaturel : chercher à dire la vérité de l’être, en effet, ne demeure possible que par l’extraction de soi-même hors du mensonge de l’existence quotidienne et du péché de l’être immanent. La première caractéristique de leur « incandescence » tient donc d'une grâce par laquelle l’écrit se suffira à lui-même, détenteur qu’il est d’un véritable secret, dont il tire la légitimité de sa valeur littéraire.

Elisabeth Bart explore alors un deuxième motif propre au surgissement de l’incandescence : la nécessité de l’exil, au sens où Baudelaire l’exprima dans son poème Le cygne qu'elle cite en annexe. Qu’il se manifeste par un profond désaccord ou par une véritable mort sociale, cet exil révèle une faille, une perte, un manque irrémédiable que l'individu esseulé déplore autour de lui. Dans tous les cas, l'exil se définit tel un seuil par lequel la conscience doit passer pour accéder à une forme de vérité supérieure, qu’elle prenne la forme de « l’extase » chez Maria Zambrano, de la « sprezzatura » chez Cristina Campo, de « la beauté du monde » chez Simone Weil. Alors ce sentiment d’exil devient la pierre angulaire d’une forme de résistance voire de dissidence, qui est aussi commune aux trois femmes : c’est ainsi qu’elles s’assimilent à la figure impolluée et féconde d’Antigone, dont la parole précède la différenciation entre philosophie et poésie, et qui incarne la solitude absolue en laquelle doit naitre toute conscience – et par là tout écrit.

Au-delà de ces caractéristiques (quête de la vérité, rencontre du surnaturel, passage par le filtre de l’exil, résistance à la forme organique du pouvoir en place) une incandescence de la parole commune à ces trois femmes existe-t-elle ? S’appuyant sur la figure de Saint Jean de la Croix, présent à des degrés divers dans les trois œuvres, Elisabeth Bart analyse brillamment les rapports que chacune d’entre elles établit entre philosophie et poésie, l’une en tant que discours de connaissance, l’autre en tant que discours d’amour : elle détermine en chaque oeuvre la part de désolation et de consolation, d’orgueil ou d’humilité, de fausseté ou de vérité, de savoir et beauté que chacune apporte. Elle démontre que la réconciliation entre philosophie et poésie n’est finalement possible, pour nos trois auteurs, qu’à travers le Christ, Verbe fait chair avant que la parole ne se dissociât en ces deux pôles historiquement contradictoires que sont précisément la philosophie et la poésie.  En « l’aile pourpre de la parole », qui est à la fois réconciliation et charité, nos trois incandescentes découvrent une source vive et fondent un moyen efficace de conjurer la mainmise de la Technique mortifère et du Management tout puissant sur l’homme post-moderne.

Le culte de la technique a pour conséquence la perte du sacré, celui du management l’éradication de la Tradition ainsi que le règne de la standardisation des êtres par l’instrumentalisation de leur parole à des fins de propagande ou de divertissment : la philosophie faite musique et poésie étant le corollaire du Verbe fait Chair, la liturgie chrétienne seule demeure capable de racheter les égarés que nous sommes, à condition de revenir à sa forme traditionnelle, comme Cristina Campo l’a très bien senti au moment même où Vatican II engageait sa réforme. Car la liturgie moderne issue du concile n’est nullement parvenue, face à l’empire du Management, à freiner la désaffection des églises, pour n’être peut-être, comme le fit remarquer Benoit XVI, qu’une « simple fabrication, produit banal de l’instant ». Après ce constat, l'essai se clôt sur le positionnement finalement très contemporain de ces trois Incandescentes, et sur l'intérêt renouvelé de leur lecture aujourd'hui.

C’est ainsi un livre riche, exigeant, un livre rare que nous offre Elisabeth Bart à travers le parti-pris de son parcours critique. Face à la parole pauvrement idéologique qui sévit partout, la Parole mystique et liturgique a-t-elle encore le pouvoir de nous tirer hors d’un monde immanent de plus en plus appauvri, jusqu’à la compréhension de l’Éternel qui le transcende ? Telle apparaît la question soulèvée. Le lecteur seul sait pour lui-même, « dans le secret », quelle réponse il découvre et peut lui apporter.

 

Elisabeth Bart, Les Incandescentes, mai 2019, Ed. Pierre-Guillaume de Roux 

dimanche, 19 mai 2019

Obeissance

L’obéissance au Seigneur n’est pas soumission, elle est filiation.

Cela suppose de ne pas se tromper quant à Sa nature.

Tout sacrifice fait au Père, qui n’est pas celui de son Fils devant son autel, conduit à l’orgueil et par conséquent déplait au Père

Qu’une goutte de rosée parait fragile lorsque, déposée à l’aube sur la brindille, les premières lueurs se reflètent sur elle !  Cette goutte, cependant, comprend dans sa joie d’être au monde qu’elle est de même nature que le soleil qui, déjà, sollicite son évaporation. Elle se convertit à sa puissance, dans la part la plus intime de ses molécules, de son essence, de sa prière

Quelle absurdité de croire qu’être de même nature implique une même forme et une même identité, un grand Tout, une même personne !

Quelle erreur, aussi de croire à l’autonomie de la goutte d’eau et de ses molécules !

 Et qu’il est grand, Yahvé, le Père, le dieu des Armées, et qu’il est grand Son Fils égorgé dont à la messe, nous, Chrétiens célébrons le sacrifice !

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

Bon et saint dimanche à tous !

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13:44 Publié dans Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, islam, bouddhisme | | |

lundi, 06 mai 2019

Enseignements et Vérité

Mahomet t'enseignera la soumission à sa loi, et sans doute y trouveras-tu de quoi t'enorgueillir et l'exalter, conquérir et satisfaire les instincts de domination qui veillent en toi, car sa puissance sur la terre est grande, et son pouvoir d'illusion aussi, en apparence. Bouddha t'enseignera à te détacher de ton ego et à conquérir une sérénité intérieure inaltérable en toute occasion, et sans doute trouveras-tu de quoi t'enorgueillir et t'apaiser, satisfaire ce besoin de sagesse qui réclame en toi son dû également, car la puissance de Bouddha sur terre est grande , et son pouvoir d'illusion aussi, en apparence. Il existe bien d'autres maîtres issus de l'Orient millénaire, capables de t'enseigner la dévotion envers de nombreuses énergies exclusivement venues du sol, dont tu sens qu'elles te parcourent et t'appellent. Et sans doute trouveras-tu auprès d'eux de quoi éprouver et acquérir toutes sortes de pouvoirs sexuels ou spirituels et combler ton besoin d'idolatrerie, car leur puissance sur terre est grande, également, et leur pouvoir d'illusion aussi. Ta raison seule te suffira-t-elle à combler les attentes que la puissante société des hommes créé, entretient, nourrit et ne satisfait jamais en toi ? Essaie et vois : la raison permet de comprendre bien des choses, de déjouer les fanatismes et la supersition ainsi que les grossières erreurs de raisonnement qui illusionnent les esprits faibles, mais elle ne suffit pas à éveiller véritablement l'espérance et ignore surtout toute forme de réelle charité. Elle n'est pas un rempart contre l'orgueil, et pas non plus contre l'idolatrie...

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Tu le vois, il y a une multitude d'enseignements, pourtant ne peut subsister qu'une seule Vérité. Le Christ seul est capable de t'enseigner l'adoration réelle de Dieu, qui prend racine dans ton coeur véritablement vivant, ton âme véritablement éveillée, ta raison absolument instruite, parce qu'Il est à la fois Vrai Dieu et Vrai Homme. C'est le travail des faux-prophètes de sans cesse obscurcir, interferer, simuler et dans tous les cas chercher à détruire l'Eglise et l'Evangile du Christ, de répandre en toutes occasions leurs cultures de l'erreur, de la frustration, de  la mort. Christ, qui est Vrai Dieu et Vrai homme les laissent agir, car ils sont comme toi des créatures libres : mais parce que, précisément, tu es aussi une créature libre, il te laisse choisir entre leurs commandements et les Siens qui sont aussi ceux de Dieu, et si tu t'adresse à Lui en vérité, il te montre, il t'enseigne, il te guide dans l'Esprit saint, car Il a vraiment vaincu la mort, Il est vraiment réssuscité.

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L'Église du Pater Noster fut établie, à Jérusalem-Est sur le mont de l'Ascension, à l'endroit même où Jésus enseigna la prière du Notre Père à ses disciples. Dans son cloître ombragé, 62 panneaux en mosaïque portent la prière catholique univezrselle en 62 langues différentes, de l’araméen au japonais en passant par le gaélique écossais.Ci dessus la prière en français et en polonais.

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mercredi, 17 avril 2019

Notre Dieu est au Ciel et Il fait ce qu'Il veut

Comme beaucoup de gens sensés, je doute que la forêt de chênes séculaires composant la charpente de Notre-Dame ait pu ainsi s’embraser sans quelque aide maléfique : il en est des forêts de cathédrale comme des forêts corses : attentat islamiste ? spéculateurs immobiliers internationaux ? complot du gouvernement ?  Tandis que le président exerce son cynisme au jeu du petit père de la nation, le filiforme premier ministre annonce déjà le lancement d’un « concours international d’architecture sur la reconstruction de la flèche » de Notre-Dame, détruite dans l’incendie. On peut s’étonner, comme le fit un petit curé de province anonyme, de cet « activisme effréné qui les a saisis là où le Roi David aurait couvert des semaines durant sa face de cendres, là où l’Empereur de Chine se serait astreint à trois jours de bains d’eau lustrale. Ceux qui nous gouvernent ne se sont-ils pas demandés quelle main les avait frappés ? Sont-ils à ce point orgueilleux que même la catastrophe la plus inattendue ne puisse prendre à leurs yeux la figure d’un présage ? » Ce dont je suis sûr, c’est que quelle que soit la main criminelle qui a agi, elle n'a n’a pu le faire sans le consentement de mon Dieu qui, comme le proclame le psaume 115 chanté à chaque vêpre du dimanche : « est au ciel et fait ce qu’il veut »

Et ce qu'Il fait, Il le fait bien : les reliques sacrées ont été sauvées (couronne d'épines, tunique de saint Louis) le corps du bâtiment médiéval a été préservé. La flèche de Violet-Leduc n'était qu'une restauration et n'avait rien en soi de sacré : elle a été perdue, est-ce une telle affaire ? Demeure de la cathédrale l'essentiel, ce qui est véritablement consacré à Dieu et à sa liturgie. Le reste ... 

Pendant bon nombre d'années, il n'y aura donc plus de cérémonies modernistes à Notre Dame, ni de conférences, ni de touristes en promenades culturelles... Tant mieux. Le temps que la France, je l'espère, retrouve ses esprits. Le temps que les Français perçoivent la nécessité pour eux de revenir à la liturgie millénaire et sacrée de la sainte messe traditionnelle, qui seule témoigne de la beauté de l’Église du Christ, de l'Eternité de son Père, ainsi que de la force et de la vérité de l'Esprit Saint.

En attendant, les grandes fortunes françaises, l'état maçonnique, les intérêts privés et les gens attachés à leur patrimoine national « se mobilisent pour Notre-Dame » : ce n’est certes pas très catholique d’entendre certaines de leurs motivations (rouvrir la cathédrale pour les Jeux Olympiques, sauver une certaine image de Paris, satisfaire la curiosité des touristes, retrouver "notre" fierté). Ce que l’humain possède de plus aveuglé, c’est-à-dire l’amour du profit, de l’argent, de la reconnaissance, s’y exprime sous couvert du bien – ce qui est en réalité le pire ! Tout cœur aimant le Christ a le droit de juger cela détestable. Mgr Patrick Chauvet, recteur archiprêtre de la basilique cathédrale Notre-Dame, vient de déclarer : « Je vais devenir un prêtre-bâtisseur », ce qui est de mauvais augure quand on sait ce que représente le « dieu bâtisseur » dans la Bible et qu’on est un tantinet versé dans la symbolique maçonnique et son luciferisme.

Un catholique ne peut que se fier en Jésus-Christ seul : Sur l’Église des fidèles, l'enfer ne prévaudra pas.

Plutôt que de « reconstruire » une cathédrale pour les touristes, il vaudrait bien mieux songer à  construire des fidèles : si l’éducation nationale, par exemple, introduisait dans les écoles primaires des cours de théologie catholique, plutôt que de laïcité maçonnique, dans lesquels on expliquerait aux enfants de toutes les confessions religieuses que si la nature de Dieu est bien d’être Une, à la fois éternelle, juste et miséricordieuse, ce Dieu unique s’est réellement manifesté dans l’Histoire sous la forme de trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit, et qu’Il est vain de Le prier sans Le connaître, tel que le Verbe (sa Connaissance parfaite, son Fils) l’a révélé.  Enseigner autrement dit la Vérité. Je rêve ?  La France qui a construit Notre-Dame savait ce mystère, celle qui parle de la reconstruire l’a oublié. Elle ne peut donc – à moins de renaître à son baptême -  cette France là que construire autre chose : un temple maçonnique à la gloire d’Olympie… Mieux vaudrait alors que dans les ruines de Notre-Dame poussent ronces et vignes-vierges, et que la nature, sous la croix, y reprenne tous ses droits…

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14:55 Publié dans Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : notre-dame, macron, christianisme | | |

samedi, 06 avril 2019

Conseils à mon curé

Ce texte circule sur Facebook. L'humour en est parfois outré, mais il rappelle des vérités bonnes à entendre et à répéter encore, et encore.....

L'Eglise est en crise ? Back to basics. Que faire – comme disait Lénine ? Eh ben, je vais te dire Mgr Dukorbak.

Tu commences par te saper en vrai curé, en noir, et pas en bermuda avec des godasses orthopédiques. Si tu es un gradé, t'hésites pas dans la dentelle et les tissus colorés, les bagouzes avec des grosses caillasses et les breloques en jonc.

Ensuite, tu arrêtes de fourguer les tableaux et les statues au brocanteur du coin, tu sors de la cave toutes les vieilles croutes qui foutent les jetons ; si tu as deux ou trois vues de l'Enfer bien craignos, c'est impec'. Tu redores tout ce qui est dédoré.

Tu balances ta guitare et tu passes de la musique sacrée, des chœurs de moines bien moyenâgeux, de l'orgue bien tempétueux, le truc qui glace le sang des rombières et qui fout les chocottes aux bourgeois. Et, point CAPITAL, tu fais ta messe en LATIN, vu que traduit c'est de la daube. Puis ton truc, pour que ça marche, il faut que ça ait l'air MAGIQUE et très ancien, un rituel qui est toujours le même depuis toujours, depuis la nuit des temps. Parce que le passé, c'est le couloir du futur, la seule fenêtre sur l'éternité. Et surtout, surtout, que personne n'y capte rien. Regarde Macron : moins tu piges, plus ça monte. Une fois que tu as fait ce programme de ravalement minimum, passons au dogme : tu arrêtes immédiatement de nous faire chier avec tes Africains, tes pompes à merde pour le Mali, tes dessins d'enfants de la Paroisse et tout ton bazar pour neuneus. Les gens s'en cognent. On est à Landivisiau, pas à Bamako. Les ploucs, tu leur causes d'eux.

Tu fais ton taf : les vieilles, tu leur parles de la Mort ; les jeunes, de la Vie ; les autres, tu les engueules. Ceux qui déconnent, tu leur causes du Diable, de l'Enfer et de toutes ces conneries. Les autres, tu les rassures. Tu bénis les poireaux, tu bénis la Mer, tu bénis les moissons : tu bénis tout ce qui bouge. Tout ce qui vagit et tout ce qui chiale.

Et tu colles à tout le monde des devoirs du soir sous la forme de Pater et Nestor, histoire de montrer que le représentant du Patron, c'est ta pomme et pas Peppone.

Enfin tu fais ton boulot quoi, merde ! Et arrête de te prendre pour un syndicaliste ! Un vieux hippie troué, de retour de Katmandou, ou un évêque à péones ! Je te le redis : on n'est pas à Tegucigalpa, mais à Saint Flour. Ton cheptel, c'est des Français : relis un peu Balzac et Flaubert, ça te fera du bien. Les Français ont plein de qualités mais aussi plein de défauts. C'est comme ça, et toi t'es là pour corriger le tir.

Ils sont individualistes, jouisseurs, flemmards, hédonistes, avares, inconséquents, lâches, idiots et trouillards. Ton taf, c'est de les rendre tout le contraire, ce qu'ils sont aussi.

Et ENFIN – et là mon gars, ça ne plaisante plus, c'est tout juste si ce que je vais te dire n'est pas DIRECT la parole de DIEU lui-même – tu ne déconnes plus avec l'Islam. C'est pas tes potes. C'est pas les potes de tes ouailles. Tu "dialogues" pas, parce que t'as perdu d'avance et tes moutons avec. T'es bien trop niais et crédule, tu fais pas le poids. Tout le troupeau sera becté avant que tu piges dans quoi t'as mis les grolles.

Œcuménisme tolérance zéro. On cause pas à la concurrence, on arrose d'eau bénite, point final. Tu es tout juste autorisé à être poli avec les Orthodoxes, et froid avec les Calvinistes et autres Anglicans. Le reste – tout le reste – tu l'exorcises direct. Tu menaces d'excommunier tous ceux qui s'en approchent, et tu convertis tous ceux qui viennent vers toi.

Et puis apprends un peu à te faire respecter : le chef c'est toi ! Les autres ont tort. Hors du chemin que tu montres, c'est bourré de loups garous.

En résumé : tu bosses à l'ancienne, bicoze ça marchait du tonnerre de Dieu et que ta nouvelle cuisine, ben, c'est la faillite. Donc faut revenir au menu d'avant, sinon tu vas fermer, et y'aura un kebab. »

 

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13:53 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : don camillo, vatican2 | | |

lundi, 01 avril 2019

Poème de carême (2)

La Croix seule fait toute la différence
Et son chemin, chaque vendredi,
Nous guide et nous enseigne station après station,
Pas à pas jusqu'à la Passion.
 
Le Carême est don de la Providence :
Islam, Hindouisme, Bouddhisme, Chamanisme,
Leurs lois borgnes ne sont que de la Terre,
Et ne se mélangent pas, jamais, leurs lois
 
Ne régnent qu'en ce sol qui n'est que labyrinthe.
Dérives du new age, sectes transhumanistes
 
N'adhèrent qu'à ce corps né de mauvaise race,
Et qu'à ce temps conçu d'une perverse foi...
 
 
La Croix seule clame la Provenance :
Tu es Fils du Père, non pas 
Le dieu civilisateur des maçons et des forgerons,
Semeur de discordes et de révolutions,
 
Mage affabulateur, architecte insensé de malheurs,
Organisateur de pogroms et de génocides,
Vendeurs de voluptés éphémères et fratricides,
Et de programmes politiques engendrant le chaos,
 
Non pas Satan, mais Tu es Eternel 
Verbe engendré et voulu par le Père
Sans nul désir de gouverner les hommes,
Mais dans le seul souci de leur rachat  :
 
 
Ta souffrance fut bénie dès le commencement,
Devant ton Sacrifice, ô Christ, je m'incline,
Glooire et Douleur ! Je cesse mes rumeurs,
De Toi, ô Pur, je reçois Ressemblance...
 

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Photo prise à Béthléem, dans la grotte de saint Jérôme, dans la bénédiction d'un matin...

 
 
 
 

07:16 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carême, christ, christianisme | | |

samedi, 23 mars 2019

Syrie, Du chaos à l'espérance

Terribles, navrantes, glaçantes, les images sur l’écran de cette guerre… Comme celles de toutes les guerres, me direz-vous : huit années que cela dure, en Syrie. Des démagogues cherchent à nous faire croire dorénavant que Daech est vaincu : Mais si le califat physique l’est en effet, ce n’est pas la fin du califat tout court. La fureur islamique, ramasse-miettes de toutes les rancœurs et de toutes les manipulations politiciennes, a encore de beaux jours devant elle. Aussi certains Chrétiens d’Orient commencent à se demander quel sens possède encore leur combat contre l’islamisme, face à une opinion publique occidentale dont l’arrogance les ignore.
Les Chrétiens sont certes le sel de la terre, mais à quoi bon continuer de mourir pour des chiites ou des sunnites, se disent-ils, quand un monde occidental vassalisé par l’idéologie démocratique considère que la religion qui a le plus grand nombre d’adeptes – même fanatisés – doit in fine l’emporter… Le film Syrie, du chaos à l’espérance » nous fait comprendre la haine viscérale que ces Musulmans à qui le Coran explique que le Christ n’a jamais été crucifié éprouvent pour la Croix, au point de vouloir que disparaissent de la surface de la terre toutes traces du Christianisme, de ses monuments, de ses fils et de ses filles. Le film « Du chaos à l’espérance » retrace avec lucidité la posture intenable de ces habitants historiques de la Syrie, terre sainte et berceau du christianisme s’il en est, pris en otages dans une lutte fratricide entre musulmans et qui combattent, héroïques malgré notre insouciance et notre irresponsabilité.
Égoïsme, individualisme, manque de charité, oubli du Christ : Pourquoi sommes-nous si indifférents au sort de nos frères d’Orient ? Nous souffrons d’une sorte d’idéologie pacifique tètée dès les bancs de l’école, née d’un Plus jamais ça certes compréhensible au sortir de la seconde guerre mondiale, mais qui depuis s’est compromis à trop de râteliers salis et s’est teintée de trop de lâchetés déguisées en idéaux : une collègue devant qui je plaidais la cause des Chrétiens d’Orient au lycée eut un geste d’humeur et une moue devant moi : « Oh, les Chrétiens d’Orient … ! »
Inhumaine et d’un autre monde parait toute guerre à un pacifiste post-moderne, qu'il soit islamo-gauchiste ou catholique attiédi et bien-pensant. D’un monde arriéré, d’un monde d’avant sa naissance et d’avant « le progrès », d’un monde hérétique d’avant « l’amour » et le dialogue des peuples sous la bannière du libéralisme omnipotent. L’Ukraine, la Syrie, c’est loin, dans l’espace comme dans le temps, en effet… Et rien, semble-t-il, ne peut ébranler l’inconscience aveugle, l’individualisme torride, l’égoïsme indécrottable et le manque de charité de ces foules occidentales en permanence diverties et conditionnées au pire par les médias tout-puissants.
On peut cependant se procurer ce cri d’alerte et cet appel à l’intelligence des cœurs que représente le film Syrie, Du chaos à l'espérance sur le site de SOS Chrétiens d'Orient : se le procurer, le faire connaître et l'offrir autour de soi afin que le plus grand nombre comprenne à quel point il nous concerne tous en vérité.
 

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