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mercredi, 21 décembre 2016

Molière et la fatuité

Le génie de Molière fut de comprendre en pleine monarchie absolue que le principe premier de la bourgeoisie était la fatuité. Et que cette fatuité allait fonder une sorte de sociabilité démocratique par nature, foncièrement comique. Il suffit d’entendre toutes les Philaminte, toutes les Bélise et tous les Trissotins commenter d’une égale humeur le déroulement d’une primaire ou celui d’un attentat, donner du même mouvement des lèvres un avis éclairé sur l’Islam, la circulation alternée ou la légitime défense – souvent ponctué du fameux voilà -  pour comprendre tout ce que Les Femmes Savantes comme Le Malade Imaginaire eurent de prémonitoire et ont encore de parlant.

 

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19:30 Publié dans Les Anciens Francs | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : molière, littérature | | |

lundi, 19 décembre 2016

D'Allemagne...

On reconnaît l’église à sa belle lueur dorée. Dans toute l’Europe, c’est la même. Plus chaude que celle, blafarde, des néons blancs et bleus, qui la cernent. Un camion, noir cette fois. Il a roulé sur des gens et des sapins. Étonnant de voir cette belle église de pierres dorées sur toutes les chaines infos, et ces sapins écrasés, et ce marché de Noel renversé. Et tous les commentateurs, comme si à force de ne pas vouloir regarder, ils ne voyaient plus, se demandant pourquoi les terroristes auraient ciblé l’Allemagne. Se poseraient-ils la même question si une fête de l’Aïd devant une mosquée … ? 

 

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Continueront à nous raconter que les musulmans sont des gens très tolérants, l’islâm une religion de paix.  Qu’un marché de Noël soit pris pour cible en Belgique, en Autriche, en France, les mêmes diront que c’est un marché belge, autrichien, français. Mais surtout pas chrétien.  Et continueront à interdire les crèches dans les lieux publics. Comme si eux-mêmes, au fond, ne méritaient plus que de devenir musulmans. C’est peut être ça, en somme, leur vérité inavouée ?... à se demander ce que le Christ leur a fait, à naître, exister, mourir, ressusciter pour eux, comme cela, de la crèche à la croix ...

 

23:13 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : berlin, attentat, guerre moniale | | |

Leo Marjane (1912-2017)

Ma dette, à l'égard de Leo Marjane, qui vient de mourir  :

 

« Encore la voix timbrée Léo Marjane. Julienne affectionnait cet air-là. Dans cette France assiégée, elle était loin d’être la seule. Mais avec quelle justesse elle le chantait !  (…)

       Mon ange qui veillez sur moi

       O mon ange, ayez pitié de moi…

Julienne tardait bien à redescendre ! Il se mit à gravir le plus silencieusement possible les marches de l’escalier étroit, pénétré du sentiment de plus en plus nauséeux de devenir un intrus dans cette maisonnée. Il trouva la porte de la chambre d’Adrien entrouverte. Ce n’était plus la voix de Léo Marjane qui s’en échappait, mais celle, presque endormie, de Julienne. Il fronça le sourcil, tendit mieux l’oreille :

       Et quand enfin descend le soir,

       Quand arrive l’heure de l’espoir,

       Accordez que sous mon toit

       L’amour entre quelquefois,

       O mon ange, qui veillez sur moi !

 

Une pression de deux doigts sur la porte lui suffit pour pénétrer à l’intérieur. La pièce était plongée dans une demi-obscurité. Plus encore qu’au rez-de-chaussée, chaque objet lui paraissait veiller sur son propriétaire. Assise sur un fauteuil aux côtés du Gramophone, Julienne fixait l’oncle Adrien qui reposait, inerte et tout habillé sur son lit. Il était mort. »

 (La Queue, deuxième partie)

      

      

samedi, 10 décembre 2016

Fête des lumières à Lyon

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Ci-dessus, procession du 8 décembre;

Ci-dessous, animation éphémère de la passerelle saint-Georges, pendant la messe, séculaire, du même soir. 

saint georges.GIF

Voici deux lumières, deux mondes, deux fêtes inconciliables, qui se superposent et s'ignorent

 

21:47 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : lyon, illuminations, 8décembre | | |

mardi, 06 décembre 2016

Cazeneuve : le pire du quinquennat reste à venir.

Cazeneuve aux affaires européennes, ce fut le premier reniement de campagne du Moi président, avec l’acceptation du traité budgétaire européen. C’est lui qui eut la lourde tâche de faire avaler cette première couleuvre aux parlementaires socialistes qui deviendront des « frondeurs ».   Bilan négatif.

Cazeneuve au Budget, remplaçant au pied levé Cahuzac, ce fut les augmentations d’impôts qu’on appela fort justement « matraquage fiscal ».  Ce fut aussi l’enterrement d’une autre promesse de campagne du Moi Président avec la légitimation du trading à haute fréquence. Bilan catastrophique.

Cazeneuve à l’Intérieur, ce fut la mort de Rémi Fraisse, onze attentats islamistes et 250 morts sur le sol, Viry-Châtillon, les manifestations policières dans la rue. Bilan tragique.

Cazeneuve, d’un air sérieux (et, disent certains, rassurant) de croque mort caustique et d’un ton grave (et disent certains, pédagogique, d’instituteur de la troisième République, ne fit jamais que parler en bon frère. C’est cela, semble-t-il, qu’en Hollandie, on appelle « le sens de l’état ».

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La valse maçonnique de Matignon

Cazeneuve Premier Ministre, à présent. Même les mondanités de passation de pouvoir ont l'air surjouées, en papier glacé. Papier glaçant.Dans une France où les courtisans de tous bords s’écharpent pour s’installer à leur tour sur le siège d’un calife exsangue, une France en plein état d’urgence, avec 9 millions de pauvres et 4 millions de chômeurs, le pire reste sans aucun doute à venir. Autour du Moi Président ,qui n’est plus parait-il obsédé, en bon pervers narcissique, que de « l’image qu’il laissera dans l’Histoire » ( 1) ne demeurent que la poignée de fidèles incapables que ce Cazeneuve incarne sous son masque de cire. Les ennemis du pays l'ont dans leur viseur. Le pire reste à venir. Ce n’est pas jouer les Cassandre que le dire. Vous verrez…

 

  • Marieur d‘homosexuels ? Tête de turc de Léonarda ? Vaudevillesque conducteur de scooter ?  Président démissionnaire ? Fossoyeur de son propre camp ... Hollande, c'est l'embarras du choix.

18:08 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cazeneuve, hollande, socialisme, gouvernement, france, attentats | | |

lundi, 05 décembre 2016

Pendant ce temps-là, au Proche Orient

Témoignage de sœur Lika, en Irak, sur la duplicité fondamentale des musulmans face à l'État Islamique et les limites de l'œcuménisme, si cher au pape François et aux pays riches et bien pensants. 


08:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : islam, état islamique, christianisme, irak, œcuménisme, pape françois | | |

lundi, 28 novembre 2016

L'éveil

Il faut avoir peu voyagé dans le monde pour demeurer encore dupe de la réalité du climat franco-français. Je n’ai jamais aimé les années électorales, et je suis finalement content qu’un candidat assoie une autorité assez forte dès maintenant dans l’un des camps principaux. Peut-être que, dans ce camp du moins, cela dépassionnera les débats. Mais dans l’autre ?  L’actuel pouvoir en place, on dirait une classe de collégiens qui s’apprête à élire ses délégués. C’est d’une stérilité affligeante. Je me demande vraiment comment les gens peuvent tolérer qu’un président évalué à 9 % s’accroche avec une obstination aussi pathétique à sa légitimité perdue. Fillon s’est rendu célèbre en insinuant qu’on imagine mal le général de Gaulle mis en examen. Mais imagine-t-on le général de Gaulle songer à une réélection dans une situation aussi grotesque que celle dans lequel ce pauvre type de Hollande s’est mis ?   C’est simple, Fillon, « ce mister Nobody », n’a qu’à fixer une caméra en gardant le silence pour « faire » déjà plus président que lui.  Sous ce quinquennat, la vie culturelle et intellectuelle se sera bornée à de la politique, ou du moins à ce qui en tient lieu, de la politicaillerie. On se sera fait des procès pour des mots, on aura parlé de valeurs en s’enfonçant de jour en jour dans une cacophonie de plus en plus insistante, en enculant véritablement les mouches qui passaient par là.  La sacrosainte démocratie…

La crise économique, pendant ce temps, l’Islam, pendant ce temps, le réchauffement climatique, pendant ce temps, la disparition de la faune et de la flore pendant ce temps, les risques de conflits nucléaires pendant ce temps, auront continué de demeurer des problèmes planétaires envahissants, autrement plus importants que le maintien ou non des 35 heures ou les postes de 500 000 fonctionnaires, dont on n’a sans doute pas fini d‘entendre parler çà et là dans l’hexagone. La France redeviendra-t-elle un « grand pays » ?  Je n’en sais rien. Qu’est-ce qu’un grand pays ?  Je n’en sais rien. Ce que je sais, en tout cas, c’est qu’un grand pays a besoin de grands intellectuels au moins autant que de grands politiques, et que la culture de masse s’est révélée incapable de laisser émerger l’un comme l’autre, comme s’il fallait se résoudre aussi à l’extinction de ces espèces, parmi les coraux et les abeilles. Comme si le triomphe de la culture sur la nature devait finalement produire l’extinction conjointe des deux. Au sein de cette double extinction, je pressens dans un silence assourdissant, dans une absence dense d‘existence, que se trame une venue, une révélation, et que jamais les hommes n’auront eu tant besoin de l’éveil. Jamais, non plus, on aura déployé tant d‘efforts pour le leur ôter  .

21:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | | |

lundi, 14 novembre 2016

Commémorations

Sottise de ces dirigeants qui croient en l’Islam de France. Et pourquoi pas l’Islam de Norvège ? L’Islam de Californie ?  Du Lichtenstein ? L’islam n’est pas seulement ponctuellement satanique lorsqu’il tue des gens, mais il l’est universellement, en son essence même, parce qu’il nie et la Trinité sans quoi le pardon absolu est impossible, et qu’il foule du pied la Divinité du Christ sans le sacrifice duquel il n’est pas de liberté possible ni de charité véritable. La petite force de l’Islam, c’est qu’il avance masqué derrière une théologie de contrefaçon. Sa grande force, c’est que les « humanistes européens » ces aveugles qui nous guident, professent de ne plus croire en Satan, alors qu’ils en sont volontairement ou non les plus zélés serviteurs, et qu’ils lui ouvrent ainsi tout grand les portes en se donnant l’illusion de prêcher la tolérance.

Inutile, donc, de se leurrer : le combat politique contre l’Islam n’étant que de façade, ça ne s’arrangera pas. Qui peut croire, comme ils feignent de le croire, que la laïcité, cette auberge espagnole ouverte à tous les vents, vaincra la folie rétrograde intrinsèque à l’Islam ? Qui peut croire que le credo libéral-libertaire, qui donne de fait à tous le même droit de cité, saura hiérarchiser les priorités et dissiper les illusions ?   L’espoir de vivre en paix est une ruse de Satan quand il n’est fondé que sur des vœux pieux, et ce sont des vœux pieux que de croire à la bonté de l’homme au nom de spéculations philosophico-politiciennes. Il ne sert donc à rien d‘allumer des bougies sur les trottoirs et de se taire quelques minutes, abusés par de faux rites de fraternité, et perdus dans les méandres des symboles et les vanités des incantations comme dans les rues et sur les places de la République. A rien.  Si nous ne sacrifions pas à la seule paix qui soit, celle du Père, cet espoir naïf nous conduira collectivement au désastre.

L’intelligence est le lieu du péché, Satan le sait mieux que quiconque.  Lui qu’aucune chair n’encombre, il a tout loisir, jour et nuit, d‘être en esprit plus rapide que le plus malin de nous tous. J’ai beau être très bête, néanmoins, fort stupide face à lui, d‘une idiotie que je n’imagine même pas du fond de ma soumission au péché [car ce dernier demeure, à l’image de l’Islam, une soumission], je sais par le Christ notre Seigneur, et je le vis par ma prière, qu’il est un lieu où Satan ne peut se rendre et où je le puis moi, à sa grande fureur. Un lieu où j’ai tout loisir d‘être plus intelligent que lui. Je tiens là mon salut, rien de moins, du fait que le Christ aime avec plus de force que Satan ne hait. Non, cela ne sert à rien de s’assembler en cortèges émus par les rues et les places de la République, où brillent tant de ses artifices et résonnent tant de ses appels. Mais c’est , au pied de la Croix, c’est à dire dans la conscience sacrée que j’ai de la douleur du Christ, qu’il faut prier pour ces morts du Bataclan, pour tous les morts et pour tous les pécheurs. Là, le silence est épais, la paix dense, la consolation certaine et l’intelligence féconde. Ce lieu au-delà de la nuée bleue, que le Christ a racheté, le Prince de la contrefaçon s’en est interdit stupidement l’accès. Sa toute-puissance sur notre espèce et sur notre infirmité individuelle a beau être grande, elle s’estompe et part en fumée dès que nous prions à partir de cet endroit. Ce n’est donc pas dans la conscience que nous avons de leur mort ou de notre mort à venir, et de toutes nos chères douleurs, que nous devons nous adresser à Dieu, mais dans la conscience que nous avons de Sa  Douleur à Lui.  Tout l’enseignement du Christ réside là, et c’est par là qu’il est Fils, quand  tous les autres ne sont que lointains adorateurs. 

 

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 Christ, Santa Prassede, ROME

07:38 Publié dans La table de Claude | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bataclan, paris, attentats, islam, politique, christianisme, christ, satan, croix, religion, france | | |

samedi, 12 novembre 2016

De Niro à Ferrazzano, Sting au Bataclan

Robert de Niro est déprimé. Celui qu'il avait traité d'idiot, de roquet, d'artiste de merde, d'escroc et de porc et à qui il voulait flanquer son poing dans la figure est devenu entre temps président des États Unis.  Plutôt que de s'interroger sur son absence de flair politique, De Niro déprime.Pas de quoi déprimer, à moins de craindre les représailles. Dans un formidable geste de résistance  (à quoi ? Trump n'est toujours pas rentré en fonction et n'a pas pris encore une seule décision ?) il invite les quelques milliers de manifestants à poursuivre leur rassemblement not my président à New York . Sans se mêler à eux, bien entendu. Le film qu'il présente s'appelle The Comedian, quelle ironie du sort. 

La gauche caviar ne comprend pas que ses électeurs puissent lui préférer la droite arrogante. C'est comme ça. La gauche caviar croit dorénavant non plus avoir le monopole du cœur (comme du temps de Giscard) mais, ce qui est pire, le monopole de la culture. Ne riez pas : de la culture... Cela fait de ses représentants des Philaminte et des Trissotin du plus haut comique, quand on voit ce que, en terme de culture,la gauche a à proposer. Emile Zola plutôt que Bernanos ou Léon Bloy, Boris Vian et Simone de Beauvoir plutôt que Bossuet et Charles Péguy... mais je devrais dire dorénavant Laurent Ruquier plutôt que Finkielkraut car on n'arrête plus le progrès ... Quelle misère !

Bref, de Niro est malheureux, pauvre chou. Il songe à quitter les Etats Unis tant l'idée de passer un mandat sous Trump semble lui être insupportable. J'espère que tout Hollywood ne va pas débarquer chez nous. Les réfugiés artistiques, en quelque sorte, les exilés intellectuels. Quel bel acte de résistance face au nouveau pouvoir que la fuite, et quel mépris pour ceux qu'il appelle à manifester et qui n'auront pas, eux, le moyen de changer de vie du jour au lendemain en prenant leur billet pour des terres non fascistes .«Si, après la déception (de l'élection) de Trump, il veut venir se réfugier ici, il est le bienvenu», a déclaré le maire de Ferrazzano, Antonio Cerio. Ferrazzano est la ville de naissance de l'héroïque de Niro. J'ai cru comprendre que Ferrazzano se trouve dans une région centrale en Italie, où les tremblements de terre ne se bornent pas à des postures médiatiques. A Paris, pendant ce temps là, le milliardaire Sting, adepte du tantrisme et de la méditation transcendantale, lutte courageusement contre l'Islam radical en chantant au Bataclan. Il y ramène la vie, nous dit-on, rien de moins... Il n'y a pas à dire, nos stars sont courageuses et nous aussi. The show must go on, tel est leur Évangile à tous. 

Ceux qui aiment l'occident décadent peuvent dormir tranquille, ils ont encore de longues soirées devant eux à refaire ce monde qui s'enfonce inexorablement dans sa nuit. A travers ses artistes et ses politiques, cette société malade et dépourvue de toute vision extérieure à elle-même  ne survit que par la reconduction incessante de son propre auto-sacramental. Les contraires qui composent cette société ne s'affrontent plus, ils s'annihilent mutuellement. De leur dialectique ne surgit plus aucune énergie, mais de la répétition mortifère. Les échanges d'opinion policées ne sont plus des débats. Voyez cette France morte de trouille, prête à ouvrir les cuisses devant un Juppé sur le retour comme à un aigle salvateur. Cette société ne sera donc victime que d'elle-même. Au terme de son propre essoufflement, elle crèvera comme un chien malade. Non, les politiques qui la confortent, les artistes qui la glorifient, ne méritent pas notre respect. Ils ne méritent pas non plus notre haine. Mais le mépris est aussi un droit de l'homme. A leur insu, la gauche caviar et la droite arrogante rendent aux pauvres qui les regardent s'enfoncer toutes deux dans la mort cette conscience de classe, laquelle demeure seule garante de leur identité. On appelle cette profonde duperie démocratie. Gardons comme un bien précieux le droit ultime d'en rire. Et Dieu reconnaîtra ou non les siens. 

 

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