Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 25 mars 2016

Retour à Bron (3)

Je découvre dans la presse que l'islamisation de la Tunisie procèderait de l'arrivée au pouvoir d'Ennahda en 2011. Cela me rappelle les âneries que les ministres et journalistes jettent du matin au soir en pâture à l'opinion en France, en expliquant, main sur le cœur, qu'Islam et République sont compatibles. Or, si Ennahda a pu arriver jusqu’au pouvoir, c'est que l'islamisation de la société tunisienne s’était déjà produite depuis longtemps, favorisée par des politiques de tolérance plus que douteuses. Idem, hélas avec la société française. Songer que Sapin s’en prend à la Belgique qui aurait laissé croitre des Molenbeeck en son sein : Le culot et l’incurie de ces gens donnent des frissons ! 

A titre de témoignage, ces photos de l'église Saint Etienne à Bron, où un cardinal mort depuis (qu'on n'hésitera bientôt plus à traiter de pédophile, au train où va la propagande), m'a solennellement confirmé. A l'époque, je trouvais déjà que si la France n'avait plus que de telles horreurs en béton à consacrer à Dieu, il devait y avoir un lézard quelque part. Comment imaginer alors un mal si profond ?



littérature,bron,église saint-etienne,ennahda,tunisie,molenbeek


Le rideau de fer a chu sur l'église de ma confirmation qui ressemble à un entrepôt désaffecté des pays de l’Est

littérature,bron,église saint-etienne,ennahda,tunisie,molenbeek

 

Une pancarte de fort mauvais augure, sur le mur du côté droit de l'église. Le « grand remplacement » aurait-t-il en catimini commencé ? Faut-il attendre qu’un parti musulman se présente à la présidentielle pour évoquer tous les risques que l’islamisation de la société opérée par la gauche au pouvoir fait courir au pays ?

La propagande d'État est telle qu'en parlant ainsi, on risque de passer pour un dangereux provocateur. Ils ont inventé ce concept d'incitation à la haine, comme si eux-mêmes invitaient à l'amour, alors que nous ne faisons qu'inciter à la raison en constatant les méfaits de leur politique et en dénonçant les amalgames dont eux-mêmes se rendent coupables en proclamant que tout se vaut. Non tout ne se vaut pas : sur le plan théologique, qu'ils me prouvent par exemple que la Passion et le sacrifice du Christ valent les rodomontades de Mahomet. Alors seulement je commencerais à accorder quelque crédit à leurs sophismes, et quelque légitimité à leur gouvernement.

 

mercredi, 23 mars 2016

Retour à Bron (2)

Comme midi avait sonné, je suis rentré dans la brasserie de la place, encore presque vide. Au plat du jour, tête de veau sauce gribiche  : du facile à mâcher qui tombait bien, en raison de sérieux ennuis dentaires qui m'assaillent en ce moment. Accompagnée d'une fillette de gaillac, ça irait. Autre point fort de l'endroit, pas de télé gueularde suspendue dans un coin. En face de moi, une photo de Doisneau représentant Prévert attablé dans un coin du Luxembourg, dirait-on, un chien noir à ses pieds. Prévert, c'est curieux, je pensais à lui pas plus tard que ce matin. Je me disais  :  "Notre Père qui êtes aux cieux, restez- y ..., faut-il être con pour penser des trucs pareils." Me fait penser au type qui se noit, submergé et fier de l'être et lance à des gens qui tentent de le tirer de là  : "la paix, les gars, foutez-moi la paix..." Mais tout à été dit à ce sujet, pas nécessaire d'y revenir. Prévert croule en paix. Je n'ai pour ma part jamais pris ce gars pour un poète, ni le petit œuf, ni rappelle-toi Barbara, ni surtout ces inventaires gratuits. Prévert, c'est le commencement de la poésie pour tous, de la langue d'instituteur ; c'est le commencement désastreux de la fin. Mais bon. Il fait beau dehors, la tête de veau est tendre et bien cuite et je ne suis pas à Bron pour parler Prévert....

L'école un peu plus loin. La où justement on m'entretenait jadis de Prévert, sans vraiment me convaincre. Pas trop bougée en apparence, jusqu'au pré vert qui servait et sert toujours de terrain de sport à ses côtés. En apparence seulement, au su des programmes qu'on y suit depuis que 40 ans de réformes destructrices se sont engouffrées sous son toit. Bien changée l'école, au vu de ces mères voilées se dispersant alentour, une fois leur marmaille confiée aux bons soins de la République. La République est bonne mère pour Allah, décidément ! Faut bien être adepte du hollandisme déclinant pour imaginer un seul instant que l'Islam lui rendra la monnaie de sa pièce... Tout ça tient, n'en déplaise aux illusionnistes de la gauche maçonnique, du « grand remplacement » cher à Renaud Camus. Qu'aurait fait ma mère face à une telle situation ? Trop démunie pour m'inscrire dans le privé... On en revient sans cesse au même et sordide levier de manipulation des peuples dans laquelle une certaine gauche prétendument morale et scandaleusement donneuse de leçons excelle.

J'approche justement de Bron Terraillon, terrains de jeux de l'illustre Benzema, qui furent miens jadis. Comme quoi en ces banlieues socialistes mieux vaut collaborer avec le système en apprenant à taper dans un ballon qu'à tenter de le contester en apprenant à manier la plume. Zemmour à raison : Sur les boîtes aux lettres de l'immeuble aujourd'hui rénové où vécut ma mere, rares sont désormais les Dupont et les Martin. Une impression désagréable, de dépossession se saisit de moi. Par une fenêtre,  les vociférations d'une télé : en pleine semaine sainte, on ne parle encore que de l'état islamique.  Et tous ces idiots qui font mine de n'y voir que du feu... Je ne sais si Allah est grand. Mais je le trouve particulièrement envahissant. 

A suivre

 

15:16 Publié dans Des nuits et des jours... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bron, prévert, littérature, doisneau, renaud camus, benzema, zemmour | | |

mardi, 22 mars 2016

Retour à Bron

Le hasard m'a reconduit en saint-Saint-Denis de Bron, l'église où j'ai reçu la première communion. J'avais oublié la formidable rusticité du lieu. Loin de Saint-Ignace à Rome ou même de Saint-Denis en Croix-rousse ! Sobriété d'une croix en fer forgé noir, dont se contente le Christ, à laquelle est accrochée une branche de rameaux verte. Quelques jonquilles sur l'autel et sur le sol un vase de genets. Les bancs sont en bois clair. Où se sont dispersés celles et ceux qui à mes côtés portèrent, chacun en aube blanche également leur cierge jusqu'à l'autel, ce jour-là ? Et leurs proches qui occupaient ces bancs ?  Pour quelques mois encore, guère plus, on lisait encore la messe en latin. Grands-parents, parents, parrain, marraine, tous sont partis, quel étrange ballet que cette vie. Dans l'église déserte d'hommes demeure un grand calme que strient du dehors quelques notes aiguës d'oiseaux.

Mon âme attend le Seigneur, dit-on dans le De Profundis, « plus sûrement qu'un veilleur attend l'aurore » Ce qui veut dire que nous devons être plus certains de l'amour du Christ et de sa Résurrection que de l'existence de cette lumière matérielle qui tombe de ces vitraux transparents. Nous devons être plus assurés de la vie surnaturelle  que de la naturelle. Les chants d'oiseaux passeront. Cette église charmante dont tout a coup la colombe du vitrail jaune du fond me revient à l'esprit tandis que je la regarde, si bien que je me sais plus si je la contemple du point jadis ou du point de maintenant, cette église de Bron passera à son tour. Le sacrifice du Christ demeurera éternellement, peut-être pas dans la mémoire de tous, mais du moins dans celle de quelques-uns qui suffiront à constituer une multitude . Ce surnaturel prépondérant, c'est aussi lui que nous acclamons quand nous chantons avec Thomas d'Aquin dans son Tantum ergo, « que la foi supplée à l'insuffisance des sens»...

D'ici, comme tout ce qui se passe actuellement à Bruxelles paraît lointain ! Irréel  ! Je le sais, bien sûr, j'en suis informé, c'est tout. Je l'ai appris de ce smartphone sur lequel je compose ce texte. Familières, les cloches de Saint-Denis sonnent douze, tout comme autrefois. Et le joyeux carillon se met en branle. C'est le moment de publier ce billet...

(à suivre)

 

dimanche, 20 mars 2016

Des Rameaux

 

« L'âme que Dieu veut exposer aux regards du monde doit se préparer à être martyre du monde. Et si elle ne veut pas mourir à lui, il saura bien l'abattre sous ses coups. (...) Il faut plus de courage à une âme qui n'est pas encore sans défauts, pour suivre le chemin de la perfection que pour endurer un prompt martyre. »

Il ne suffit que de quelques lignes de Thérèse d'Avila, tracées en ce si lointain XVIe siècle, pour mesurer combien tout s'est métamorphosé et rien pourtant n'a changé. Tout s'est métamorphosé, car la notion de « perfection » comme celle de « martyre » n'éveillent plus dans l'esprit de nos contemporains ce qu'elles éveillaient dans celui de ceux de Thérèse. L'opinion, dans la critique qu'elle peut adresser au catholicisme, est toujours aussi hargneuse. Mais elle est de moins en moins rigoureuse. Le catholicisme et l'athéisme, en tant que le second était la négation du premier, procédaient au fond d'une même culture. Aujourd'hui, ce qui se dresse devant l'Église est bien plus quelque chose qui l'ignore que quelque chose qui la nie. Le péché, le pardon, le salut, la damnation, la Trinité, Satan lui-même, en quoi cela parle- t-il à la plupart des détracteurs du primat des Gaules qui l'accusent d'avoir commis une faute juridique ou morale ? Personne ne soulève les questions de la justice ou de la miséricorde divine dans la presse, ni celles de la destinée des âmes, de la nécessité ou non de la foi, du statut de la grâce, parce que de cela, l'opinion se moque. Pas plus qu'elle ne s'intéresse- ce serait le rôle de la littérature-  à la complexité des êtres et au degré comme aux causes de leur implication dans le « mal » et le « scandale » -  deux autres termes aussi désuets que surannés dans le monde des Bisournous indignés. On a au fond le sentiment que tout est affaire d'image écornée et de perte de crédibilité dans les esprits, comme si là seulement se jouait la spiritualité de l'époque.

C'est dans ce contexte que débute cette semaine : heureux celles et ceux pour qui elle sera vraiment semaine sainte !

19:28 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

mercredi, 16 mars 2016

Pédophile, pédophile, vous avez dit pédophile ?

Quand on entend le premier ministre et désormais la ministre franco-marocaine de l’éducation nationale appeler, sans la moindre courtoisie, un cardinal à « prendre ses responsabilités», on se demande, une fois de plus, ce qui demeure de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, quelle haute opinion ces piètres gens se font de leur personne et de leur fonction, quelle conception même ils se font de la France et de sa riche histoire.
Quand on entend des journalistes répéter à l’envi qu’un prêtre est pédophile pour des attouchements sur un garçon de seize ans, alors que la pédophilie a été définie par l’UNESCO comme une relation sexuelle avec un enfant de moins de 13 ans et que l’état lui-même a fixé la « majorité sexuelle » à 15 ans et favorise la distribution de préservatifs dans les établissements scolaires, on est en droit de s’interroger sur le sens d’un tel lynchage politico-médiatique, surtout quand le nom du prêtre est cité en toutes lettres sans le moindre respect de la présomption d’innocence (NDRL : on prend parfois, pour évoquer des terroristes avérés le soin d’utiliser des pseudos) et que le nom de l’accusateur (travaillant au ministère de l’intérieur) demeure, lui, un pseudo. Quand se mêle à la diffamation des allusions au fait que ce prêtre est aussi royaliste, (quel rapport – est-ce un délit ?) on s’interroge sur l'éthique des fouille-merde de tous plateaux, de tous canards et de tous ministères…
Quand on entend, sur le modèle des associations de consommateurs ou antiracistes, le président de La Parole Libérée, grisé par son rôle soudain de leader d’opinion mettre en cause « une dizaine de prêtres dont certains sont décédés » puis, du haut de sa présidence, dicter au pape lui même ce qu’il doit faire («afficher de façon claire la tolérance zéro »), je me dis que le problème principal de ce pays n’est pas la pédophilie, qui, Dieu merci, reste minoritaire autant dans l’Eglise que dans l’Education Nationale, mais cette parole de tous libérée, justement, ce règne de l’opinion, ce déferlement de petits moi qui fait du consommateur versatile et inculte à la fois un idiot utile et un despote enténébré.

cardinal barbarin,église,état,religion,pédophilie,prêtres,parole libérée,unesco,


Je ressens un dégoût sans illusion devant l’attitude de ces politiques à l’égard de l’Eglise comme d’ailleurs à l’égard du peuple, un mépris sans borne devant ces medias serviles, une aversion profonde pour cette société.
Dégoût et mépris devant ce spécimen d’homme sans Dieu, sans foi ni espérance ni charité, qui ne pense plus qu’à travers des valeurs et des règlements, qui fait de l’instant sa demeure d’illusion, de la doxa son Evangile, de la consommation sa seule religion. Oui c’est le règne de la Bête, et il n’est pas anodin que le chiffre de celle-ci soit le 666, chiffre qui ignore le septième jour, celui auquel Dieu a donné l’ordre à l'homme de se reposer, et qu’une loi sociétale, encore une, souhaite atomiser.

samedi, 12 mars 2016

Maike, Norma, Flavia, Naïna, Kumiko,Aline et tant d'autres...

 

Lorsque Hillary et Alain seront élus, l’une présidente des  USA et l’autre de notre malheureux hexagone, ils pourront se claquer de nouveau la bise durant les « sommets » qu’on continuera à organiser pour les dirigeants du monde, comme en 1996, lorsque l’une était femme d’un président et l’autre premier ministre de l’autre. Ce qui aurait vraiment de l’allure, en fait, ce serait de présenter Bernadette plutôt qu’Alain à l’Elysée 2017, histoire que nos féministes franchouillardes ne soient pas de reste face à la Tante Sam. Mais bon. La France court derrière, nous dit-on, elle est en retard, toujours, sur le grand frère américain.

En 1996, donc, le G8 n’était encore qu’un G7 et les enflures internationales s’étaient retrouvées à Lyon durant le beau mois de juin. A l’occasion, ce machin hideux avait été posé sur l’herbe dans un coin du Parc de la Tête d’Or à Lyon. Une lointaine inspiration soviétique, dans cet hymne en bronze à la gestion bilderbergerisée de nos affaires et de nos esprits et de notre pognon.

G7lyon,paul bocuse,chirac,clinton,hashimoto,prodi,chrétien,major,elstine,mac lyon,politique,primaires,france,

Outre Clinton et Chirac, s’y serrèrent la pogne Ryutaro Hashimoto pour le Japon, Helmut Kohl pour l’Allemagne, John Major pour la Grande Bretagne, Romano Prodi pour l’Italie et Jean Chrétien pour le Canada, avant d’aller manger au MAC (Musée d’Art contemporain) un repas préparé par Bocuse en personne.

Il faudrait retrouver toutes les dames de ces braves humanistes en costards pour établir le casting du vrai renouveau, parmi le gratin démocratique mondial. Nul doute que nous pénétrerions ainsi avec plus d’ardeur encore, avec un vrai élan, dans la géopolitique complexe de ce  XXIe siècle.

Depuis ce beau sommet lyonnais, mesdames Kumiko Hashimoto et Maike Kohl-Richter eurent l’heur de devenir veuves. La politique étant plus gratifiante que le bridge ou la tapisserie, elles auraient tout intérêt à y investir quelques neurones. Quant à Norma Major, Flavia Prodi, Aline Chainé-Chrétien, toutes à peu près conscrites de Bernadette, elles viendraient avec enthousiasme compléter ce club de mamies décomplexées haut de gamme… Et vous verriez alors comme on ne ferait qu’une bouchée de la crise, du terrorisme islamiste, du réchauffement climatique et de tous ces plaisants dossiers brûlants que les gouvernants se refilent de mandats en mandats.

En 96, la Russie, c’est vrai, manquait à l’appel et Boris n’eut pas le plaisir de goûter la soupe VGE de Popaul puisqu’elle ne rejoignit le club très fermé qu’un an plus tard. Qu’importe ! Naïna, la jolie veuve d’Elstine, qui remplacerait avantageusement ce vieux macho de Poutine sur les photos officielles, ferait toujours l’affaire ! Vous imaginez Juppé, entourée de toutes ces affriolantes collèges, le « meilleur d’entre nous », toujours « droit dans ses bottes » ?  C’est Isabelle, toute femme digitale qu’elle prétend être, qui n’aurait qu’à bien se tenir…

 

13:53 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : g7lyon, paul bocuse, chirac, clinton, hashimoto, prodi, chrétien, major, elstine, mac lyon, politique, primaires, france | | |

mercredi, 09 mars 2016

Saints de France et Chrétiens d'Orient

Je prie le front terni par la honte

Pour ces Chrétiens réchappés de la nuit

De l’Orient lâchement islamisé.

Marie, souriante au cœur, vive au bonheur,

Marie, ne permets pas qu’ils tombent.

 

Comble leur soif, leur faim sur les routes,

Apaise leur sommeil dans les camps.

Par l’onction que ton Fils reçut à Béthanie,

Par le cri qu’il poussa sur la Croix

Marie, ne permets pas qu’ils meurent

 

Et Vous, Saints du propre de  France,

Sainte Bernadette de Soubirous, saint Géry de Cambrai,

Saint Sulpice de Bourges et saint Nizier de Lyon,

Saint Julien du Mans et saint Hugues de Cluny,

Saint Roch de Montpellier et saint Germain d’Auxerre,

Saint Séverin de Paris et sainte Louise de Marillac,

Sainte Germaine de Pibrac et sainte Colette d’Amiens,

Saint Jean François Régis, apôtre du Velay,

Saint Martial de Limoges, apôtre d’Aquitaine,

Saint Frézal du Gévaudan, sainte Thérèse Couderc,

 

Sainte Jeanne Jugan de Cancale,

Saint Jean Vincent de Paul, aumônier des galères,

Saint Jean Baptiste de la Salle, saint Rémi de Reims,

Saint Léon de Carentan, sainte Geneviève de Nanterre,

Sainte Thérèse de Lisieux, saint Jean-Marie Vianney,

Saint Denis et ses compagnons,

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort,

Tous les Saints de Louis le Prudhomme  à Jeanne la Pucelle,

Réveillez ce pays vide de sens de son apostasie.

chrétiens d'orient,france,littérature,poésie

08:21 Publié dans Des poèmes, Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chrétiens d'orient, france, littérature, poésie | | |

lundi, 07 mars 2016

Honneur et naphtaline

Il ne manquait à ce président naphtaliné que je ne suis jamais parvenu à faire nôtre, que de décorer Mohammed ben Nayef, prince héritier d’Arabie saoudite, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur de la pétromonarchie islamique, de la légion d’honneur. On l’apprend par la presse quotidienne, puisque le Journal Officiel a subrepticement glissé sur l’événement. Les raisons ?   « Une pratique protocolaire courante », s’est justifié le squatteur de l’Elysée, rappelant qu’il avait été lui-même décoré de « l’ordre suprême du Royaume » lors d’une visite à Riyad, avant d’insister sur les «dernières évolutions de la situation au Proche-Orient et les efforts déployés par les deux pays amis ». La France, pays ami de  la très démocratique, très chrétienne et très tolérante Arabie Saoudite… Ce président a un sens de l'Histoire à pleurer et les postures qu’il adopte par manque de carrure intellectuelle me font tout simplement honte.

Education-sexuelle-prostitution-ou-PMA-les-reponses-de-Francois-Hollande.jpg

09:56 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | | |

mercredi, 02 mars 2016

L'Europe sans dimanche

La France s’apprête donc à célébrer la gigantesque et très putassière foire de l’Euro. Pendant ce temps-là, les Grecs continuent à s’enfoncer dans le cauchemar que leur impose Bruxelles. Sur son blog, Panagiotis Grigoriou rapporte et traduit les propos de Stélios Kouloglou sur le site d’information dont il a été l’initiateur : « Ce mois de mars réserve à la Grèce une apocalypse comme jamais... depuis la fin de la dictature des Colonels. Le plan connu des conclaves européistes consiste à faire de la Grèce le dépotoir des âmes migrantes. Très cyniquement, tout le temps nécessaire a été gagné par l’Europe du Nord pour ainsi préparer … sa fermeture. »

Le peuple grec se retrouve obligé de « prendre soin des migrants, pour ne pas les laisser mourir, comment voulez-vous faire autrement » ? L'Europe, disent-ils… C’est une vipère... Il y aura bien des âmes sensibles de la gauche hexagonale nantie et, par voie de conséquence, décérébrée, pour traiter de populistes la majorité des Grecs qui ne veulent pas que ces «âmes indésirables» issues «de l’altérité difficile du monde musulman» s’installent durablement chez eux. On les comprend. Notre blogueur poursuit : «Alexis Tsipras... et ses Syrizistes accomplis, croient pouvoir encore maîtriser la situation, ils pensent peut-être qu’il sera bientôt possible de « vendre » aux Grecs l’ultime transformation de leur pays en zone... à la limite administrée, contre une hypothétique diminution du fardeau de la dette, lorsque tout le monde sait en Grèce que la dette, tout comme d’ailleurs l’euro, sont (autant) des armes de destruction massive en usage contre leur pays, contre leur mode de vie, en détruisant leur existence économique, voire, leur propre vie.»

Il n’y a pas que Tsipras qui joue ainsi au Monopoly avec la vie des gens. Tsipras se fait en réalité l’écho des politiciens internationaux dont il est devenu, comme l’idiot de l’Elysée, le valet de pied patenté. On dirait, décidément, que la  forfaiture est une spécialité des dirigeants de gauche.

 

Aux Etats-Unis, une autre foire électorale passionne les éditoriaux et les chroniqueurs. Le peuple, je n’en sais rien, n’étant pas sur place. Il y a quand même quelque chose d’effarant à songer que les deux partis de cette prétendue démocratie qui possède l’armée la plus puissante du monde et tire les plus grosses ficelles de la géopolitique internationale, ne sont foutus  de placer face à face que deux septuagénaires pour emporter sa présidence en bout de course. Un vieux macho teint pourri par l’argent, une vieille féministe refaite pourrie par le pouvoir. Si j'étais citoyen américain entre vingt et cinquante ans – Dieu m’en garde ! –  c’est l’abstention assurée, que faire d’autre ?

Entendre tous les journaleux diplômés des écrans français vanter le système de propagande par contrôle de l'électeur que représentent les primaires demeure d’autant plus déconcertant. Quand on voit ce qui est sorti de celles de gauche, et qu’on devine ce qui sortira de celles de droite… Un septuagénaire viré sans perte ni fracas du pouvoir en … 1995.

Le modèle américain, qui servit de patron pour créer cette zone libérale et liberticide qui détruit peu à peu l’Europe des Nations est à bout de course, sans jus. Après le désastre hexagonal initié par les dirigeants français de ces quarante dernières années, il va falloir reconstruire une Europe des Nations pacifiée. Comment ? En s’arrimant solidement aux sources de l’Europe.

Panagiotis Grigoriou,grèce,bruxelles,athènes,tsipras,syriza,primaires,trump,clinton,usa,

Rome, donc.

Une touriste qui en revient m’expliquait (sans trouver cela choquant outre mesure) que devant chaque église stationnait dorénavant un militaire. Pas étonnant. Le pape François et, derrière lui, la chrétienté tout entière, demeurent la cible numéro Un des islamistes radicaux que nous avons complaisamment formés et armés. Nous. Les électeurs de Sarkozy et de Hollande, citoyens de la zone, qui nous apprêtons dans une même inconscience à célébrer l’Euro. Pas de quoi être fiers, vraiment. Pas de quoi. Un peuple cultivé ?

J’essayais d’expliquer à un cercle de profs, tout à l’heure, que ce qu’ils appellent encore la culture française n’est plus la culture française. La culture française, comme la culture italienne, grecque, et autre, ne survit dans ce magma néolibéral planétaire, que sous la forme de quelques produits momifiés, distillés au compte goutte dans des programmes scolaires pour lycéens, des séries télévisées pour adultes et des festivals d’été pour retraités. Ce qu’ils appellent la culture française, en réalité, c’est la part que prennent, dans la construction de cette culture mondialisée dominante, les « artistes » estampillés français, un peu comme les fromages ont leur AOC. Dujardin, Dany Boom et autres Debouzze. Mais aussi Enard et Angot, si l’on se tourne du côté de ce qu’on appelle l’esprit. Quand vous commencez à expliquer que ces gens ne sont nullement représentatifs de la culture française, nullement, mais de l’entreprise « culture monde » qui, après l’avoir totalement sabotée, cherche à la réduire définitivement au silence, ils vous regardent avec des yeux de moutons. A croire qu’on les a décérébrés. Possible, d’ailleurs…

« Un suicide tous les deux jours », vous leur dites alors, excédé. Sans doute comprennent-ils mieux la débâcle des paysans que celle des lettrés ! C’est pourtant fondamentalement la même : Le politiquement acceptable, les blockbusters  et la théorie des genres sont à la culture ce que les grandes surfaces, les marchés mondiaux et les pesticides sont à l’agriculture. La fin. L’extinction, dans cette culture de la Bête, pour paraphraser saint Jean, l'homme sans dieu, dont le chiffre fétiche (666) ignore le repos, la pensée, la prière et donc l’amour, parce qu’il ignore le Seigneur et son divin septième jour, le dimanche.