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mardi, 25 avril 2017

Macron, Le Pen & la falsification des signes

La présence de nombreux drapeaux français, agités dans les meetings de Macro, apparaît quelque peu loufoque : pourquoi ne pas agiter des drapeaux européens, puisque ce candidat et ceux qui l’ont placé là veulent engager l’Europe dans une voie clairement fédéraliste. Que se cache-t-il, en effet, derrière ces éléments de langage martelés en meetings :  « L'Europe nous rend plus grands. L'Europe nous fait plus forts » ?  Pour le savoir, il suffit de visiter les clauses de son programme européen, dont voici quelques extraits, avec en rouge, ce qui paraît très clairement aller contre notre souveraineté :

  1. « On oppose depuis 10 ans Europe et souveraineté. Il est temps d’affirmer que, sur les grands défis de notre époque (sécurité, migrations, commerce, numérique…), la vraie souveraineté passe par une action européenne, dans un cadre démocratique renouvelé. L’Union européenne est un outil de souveraineté sur bien des sujets ».
  2. « Nous proposerons de mettre en place un Quartier Général européen permanent chargé d’assurer une planification et un contrôle des opérations de défense européenne, en lien étroit avec les centres de commandement nationaux et l’OTAN.Nous proposerons de créer un Conseil de sécurité européen rassemblant les principaux responsables militaires, diplomatiques et du renseignement des États membres ».
  3. « Nous proposerons de renforcer et d’harmoniser la sécurité des cartes d’identité (biométrie) »
  4. «Nous proposerons de créer un budget pour la zone euro avec 3 fonctions (investissements d’avenir, assistance financière d’urgence et réponse aux crises économiques). »
  5. « Nous proposerons de créer un poste de ministre de l’Économie et des Finances de la zone euro, qui aura la responsabilité du budget de la zone euro, sous le contrôle d’un Parlement de la zone euro, rassemblant les parlementaires européens des États membres »
  6.  « Nous proposerons de créer un « procureur commercial européen », pour vérifier le respect des engagements pris par nos partenaires et sanctionner rapidement leur violation, notamment en matière sociale, environnementale ou fiscale ».

Bref, si je sais lire, cela revient à inspirer la création d’un état fédéral sur le modèle américain sur le vieux continent, et l’on comprend dès lors pourquoi, pour ce jeune Cyber Gédéon issu de « l’ordre cyber-mercantile » du « financier spéculateur » [tel que Gilles Chatelet le théorisa dans son ouvrage Vivre et penser comme des porcs en 1998] « la culture française n’existe pas.

Pour justifier ce projet de disparition de la souveraineté française, les gens qui sont derrière Macron font appel à des bons sentiments qui sont tous e pieux mensonges. Il n’est pas vrai d’affirmer que la fermeture des frontières est un repli sur soi, car l’ouverture des cœurs n’est pas l’ouverture des frontières et n’est en rien garantie par elle.  C'est ce que signifie le fameux « rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César » de l’Évangile. C’est de plus faire peu de cas d’un Islam conquérant dont la dangerosité n’est plus à prouver.

Il est faux de croire que Macron offre la garantie d’une République unie et apaisée. Alors que l’euroscepticisme est majoritaire dans le pays, vouloir imposer un tel projet et toutes les conséquences qui en découlent, notamment sur le code du travail français, c’est prendre le risque d’affrontements sociaux qui relèveraient d’une forme de guerre civile. D’ailleurs, si Macron est élu le 8 mai, nul ne sait qui sera son premier ministre (un centriste ? un socialiste ? un membre de la société civile ?), nul ne sait avec quelle majorité il pourrait gouverner.

Ce candidat prospère sur la liquidation des héritages collectifs (les partis, les nations) : Il est le candidat de l’individualisme et du libéralisme intégral, ce qui n’est nullement garant de paix et de lien social,  mais d’une vision post nationale de l’individu tout puissant, nomade, interchangeable, inculte, dans une société où prospérera l’islam radical sans qu’aucune morale puisse lui être opposée, autre que celle des valeurs républicaines qui ne seront plus que des vœux pieux, si ce n’est déjà le cas. On peut voter Macron si l’on est résolument fédéraliste et si l’on ne croit plus à la possibilité de construire l’avenir de la France sur son histoire millénaire. Mais ne nous faisons pas passer alors pour des patriotes…

Je n'ai pas envie de polémiquer sur les sujets périphériques comme la moralisation de la vie politique, la nouvelle façon de faire de la politique ou l'âge de la potentielle première dame, qui sont autant de tartes à la crême pour divertir l'attention. Dans une telle situation, je voterai sans état d’âme pour Marine Le Pen en n’écoutant pas la propagande médiatique qui bat son plein, dans l'espoir de préserver la souveraineté déjà bien entamée de mon pays, qui est son bien le plus précieux.

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13:53 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : macron, le pen, élections présdientielles, france, europe, politique | | |

Commentaires

Vous êtes courageux, Solko. C'est ce qui fait l'originalité de votre blog, surtout à Lyon où la servilité est un dogme.

Écrit par : Tamet de Bayle | mardi, 25 avril 2017

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Dans le Lyon considéré d'un point de vue contemporain, c'est à dire celui de Mrs Collomb/Macron (le parrain roublard et son dauphin opportuniste), la servilité est en effet un dogme.
Mais si l'on considère Lyon dans son histoire et sa culture, il en va tout autrement, vous le savez bien !
Je n'ai plus le coeur à trop plaisanter en ce moment.
Le vote Le Pen s'impose comme une nécessite historique, face à ceux qui veulent nous détruire.

Écrit par : solko | mercredi, 26 avril 2017

Même si je comprends vos réticences à l'encontre de Macron, pour rien au monde je ne veux de Marine le pen comme présidente de mon pays.

Écrit par : Julie | lundi, 01 mai 2017

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De toute façon, comme moi, vous n'avez déjà quasiment plus de pays. Moi, je suis content qu'il y ait quand même 40% de gens qui veulent encore de leur pays.

Écrit par : solko | lundi, 01 mai 2017

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Plus de pays, si c'est le pays haineux et replié sur lui même que nous propose Mme le Pen, je n'en veux pas, pour rien au monde. Cette femme me fait peur. La vieille féministe que je suis est consternée de voir que si une femme arrive au pouvoir, ce sera cette personne que je déteste de toutes mes forces.

Écrit par : Julie | vendredi, 05 mai 2017

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Cela ne sert à rien de détester quelqu'un qu'on ne connait pas, surtout de "toutes ses forces". Si vous ne voyez pas par vous-même à quel point la mondialisation libérale a changé le pays, je ne peux vous le dire moi-même !

Écrit par : solko | vendredi, 05 mai 2017

J'avais horreur de son père, elle me fait encore plus peur. Je la déteste, oui, car je déteste ses idées. Bien évidemment, je ne la connais pas personnellement. Je n'en ai pas besoin pour savoir ce que je pense d'elle.

Écrit par : Julie | mercredi, 10 mai 2017

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