Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 16 juillet 2016

Mon pote Erdogan

François Hollande se réjouit au nom de la France de l’échec du coup d’état en Turquie. Cet individu, décidément, semble tout faire à l’envers. Est-il bête, vicieux, vicié ?  Voilà qu’un autocrate issu des Frères Musulmans, qui considère que l’Islam doit devenir – au besoin par la force – une religion mondiale, qui garde la nostalgie du sultanat ottoman réprime dans le sang un coup d’état pour le coup salvateur, et le pays des Droits de l’Homme applaudit !  Toute l’action d’Erdogan aura été de transformer peu à peu le sentiment nationaliste des Turcs en ressentiment islamiste avéré (car l’Islam, n’en déplaise aux musulmans dits modérés, ne peut être qu’un ressentiment).

Je cite ici Roland Hureaux haut fonctionnaire et essayiste : 

« Le projet ottoman de conquête de l’Europe a subi plusieurs coups d’arrêt : la bataille de Lépante contre les Espagnols (1571), les sièges de Vienne successifs (1521 et 1683). Au cours du XIXe siècle, les Turcs durent se retirer de la Grèce, puis des Balkans ; Erdogan pense venger son Prophète de deux manières : en entrant dans l’Union Européenne où son poids démographique de 80 millions d’habitants et la sidération de ses partenaires, que l’attitude de Angela Merkel anticipe, le mettraient vite en position hégémonique, en s’appuyant sur les communautés musulmanes immigrées présentes dans tous les pays d’Europe. On connaît sa fameuse déclaration de 1999 : « Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats. » L’envoi délibéré de plusieurs centaines de migrants musulmans vers l’Europe à partir de l’été 2015, s’inscrit dans cette stratégie. L’appel récent visant à détourner les communautés turques d’Europe du planning familial le confirme.

Erdogan rêve aussi de reprendre pied dans le monde arabe, à commencer par la Syrie voisine, où il aurait aimé installer un gouvernement islamiste proche de lui et pour cela renverser le régime « hérétique » (alaouite) de la famille Assad. Si le régime turc a encore l’apparence démocratique, il ne cesse de se durcir : une partie de l’état-major de l’armée, restée kémaliste, a été emprisonné.»

Cette image, tirée d’un papier du Huffington Post montre les bons démocrates turcs du pote Erdogan de François Hollande à l’œuvre contre les insurgés de cette nuit, restés des nationalistes kémalistes.

o-COUP-ETAT-TURQUIE-570.jpg

Hollande raisonne contre la France. Hier, à la cathédrale Sainte Reparate de Nice, Sarkozy assistait à une messe célébrée en hommage aux victimes des islamistes. Les mêmes que ceux que la France soutient en Turquie. Hollande n’y était pas ; faut-il y voir une raison de cause à effet ?  Au soir de sa marche pour Charlie, qui se prétendait laïque, on l’avait vu pourtant avec une kippa sur la tête, accompagné de son petit chien, à la synagogue de Paris.

L’Amérique de Clinton et d’Obama, elle aussi, applaudit des deux mains au maintien d’Erdogan. De quoi me rendre sympathique Donald Trump, qui choisirait lui, en cas de conflit, une alliance avec l’orthodoxe Poutine.

J’appartiens à cette génération qui, rien qu’en levant le pouce, pouvait aller jusqu’en Inde. Un jour, le problème de l’Islam est apparu avec un certain Khomeiny, à laquelle la ridicule patrie des droits de l’homme avait ouvert sa porte. La route des Indes (et la liberté qui allait avec) a depuis été coupée. Le problème du monde libre, c’est l’Islam. Ceux qui ne l’ont pas encore compris, lisez le Coran pendant qu'il en est encore temps...

padamalgamcompresse2.jpg

21:09 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : erdogan, islamisme, nice, turquie, hollande, politique, france, christianisme | | |

vendredi, 15 juillet 2016

La religion qui ne dit pas son nom

En réaction aux attentats islamistes de plus en plus fréquents, de plus en plus meurtriers, l’espace public s’emplit d'un rite qu’on pourrait appeler civique, rite auquel la prière des rues si décriée des Musulmans n’a rien à envier en termes d’occupation des lieux : la création de mémoriaux improvisés, à la mémoire des victimes. L’allégorie de la République, sur la place parisienne du même nom, a ainsi été transformée pendant plusieurs mois en un véritable sanctuaire, avec des autels, des bougies, des fleurs et des lettres d’anonymes déposés devant elle comme devant une divinité. On a vu la même chose à Bruxelles, et dans tous les lieux où se sont manifestées « la terreur » et « la haine », termes employés pour ne pas nommer les soldats du Jihad, enfants du Coran fanatisés. Nul doute que la promenade des Anglais niçoise, transformée pour l’instant en scène de crime, va bientôt connaître le même traitement. L'élévation de ces chapelles improvisés qui écartent toute forme traditionnelle de transcendance et de sacré a commencé à New York, sur son tristement fameux Ground Zero, après l’effondrement des deux tours du World Trade Center. Quoi de condamnable, se dit-on a priori, à manifester en commun une émotion légitime devant ces meurtres de masse aussi insoutenables que délirants ?

Rien en effet, sauf que la propagation du phénomène et son instauration dans l’esprit des gens finit par interroger. D’attentat en attentat, et bien qu’il existât des lieux religieux consacrés au recueillement, au deuil et au culte des morts, l’habitude est prise, comme celle des #prayfor, #jesuis, drapeaux en berne, bâtiments tricolores et autres concours de caricature sur twitter. Non seulement prise, mais exaltée par les médias qui y voient un « mode de résistance au terrorisme », pour reprendre leurs éléments de langage douteux. C’est très étrange, oui, ces autels partout improvisés, ces manifestations spectaculaires quand les églises historiques de France demeurent en partie désertées, et qu’on ne cesse de nous entretenir de la nécessité citoyenne de bâtir des mosquées, des centres de la culture musulmane (1), d’accepter » le vivre ensemble ». Très.

L’information relayée par ces médias se borne à la mise en scène en boucle de l’émotionnel, mise en scène initiée le plus souvent par les réseaux sociaux  (jamais de débats théologiques posant la question du statut de la violence dans le Coran, géopolitiques s’interrogeant sur l’action de la France et des USA au Moyen Orient depuis une dizaine d’années, stratégiques sur le statut de l’Europe actuelle en pleine crise économique et politique, du rôle de la finance internationale dans la vente des armes). Quant aux dirigeants occidentaux, ils paraissent si bien s’accommoder de cette forme de culte inédite sur les trottoirs, les places, les devantures de magasins, qu’on finit par se demander à qui profite cette mise à l’écart du rationnel et cette mise à disposition de l’espace public à l’exaltation du sentiment, lesquels ne rencontrent leur pareil (en versus positif) que durant les grands tournois sportifs ; et lorsqu’on voit tous les dirigeants politiques de la planète se prêter à cette religiosité et en encourager tous les rites (2), on finit par se demander si ces gouvernants de villes et d’états n’appellent pas de leurs vœux la fabrication de cette « théologie civile » à l'usage de citoyens déchristianisés, pour en devenir au nom de la Démocratie, des Droits de l’homme et de leur globalisation les intransigeants évêques et les sourcilleux cardinaux, bref, des dirigeants [monarques ?] absolus.

valls_attentats_promesse_tenue-76e0f.jpg

L’empire romain possédait ainsi ses divinités politiques, dont saint Augustin démontra magnifiquement l’incompétence, la vacuité et l’imposture au IVe siècle. On lit dans le livre VII, chapitre 33, de La Cité de Dieu que ces dieux choisis ne sont que des démons très impurs qui « mettent à profit des âmes défuntes ou, sous l’apparence de créatures de ce monde, désirent se faire prendre pour des dieux et, dans leur orgueilleuse impudeur, se délectent d’honneurs prétendus divins, mais en fait criminels et ignominieux (…) L’homme, continue le saint, se libère de leur souveraineté barbare et sacrilège lorsqu’il place sa foi en Celui qui, pour le relever, lui a fourni l’exemple d’une humilité aussi grande que l’orgueil des démons, cause de leur chute.»

L’inconscience et le déboussolement des Occidentaux devant la radicalisation inévitable de l’Islam [on entend peu de penseurs s’en prendre à la matrice idéologique même du Coran, et qui n’est rien moins que l’anéantissement de tout ce qui n’est pas lui], l’abandon par ces mêmes Occidentaux de leurs autels, livrés par centaines dans les campagnes aux vols [le nombre de pillages d’églises va grandissant dans l’indifférence générale des baptisés], l’usure même du divertissement libéral [la mayonnaise de l’euro et son patriotisme de pacotille qui l’accompagna], l'indigence intellectuelle du concept même de laïcité [ne parlons pas de ses représentants !] ainsi que l’inévitable achèvement du calendrier consumériste qui se profile à l’horizon, tout cela ne plaide pas pour un futur très heureux : Grâce à l'incompétence et au cynisme de nos politiques, nous nous trouvons, à n’en pas douter, à la veille d’événements extrêmement graves et meurtriers. Pourtant, l’espérance doit nous demeurer vive et chevillée au cœur : « Bien des grands paradigmes de référence qui sont à la base de la civilisation européenne, ont leurs racines les plus profondes dans la foi trinitaire, rappelait au début de ce siècle le pape Jean Paul II. Cette dernière porte en elle une extraordinaire puissance spirituelle, culturelle et éthique, capable, entre autres, d'éclairer aussi certaines grandes questions qui se posent aujourd'hui en Europe, telles que la désagrégation sociale et la perte d'une référence qui donne un sens à la vie et à l'histoire.» Et plus loin, il rajoutait : « Il faut être conscient, entre autres, de la divergence notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane. » (3)

« Prends en gré ma supplication, comme une immense clameur, pour que mes paroles soient de plus en plus dignes d'être exaucées de Toi, donne intensité et persévérance à ma prière. (…) Puisque Ta miséricorde est immense et que mon péché est grand, aie pitié de moi grandement, aussi grandement que l'est Ta miséricorde, alors je pourrai chanter tes louanges en contemplant ton nom, qui est Seigneur. Je Te bénirai d'une bénédiction qui durera aussi longtemps que les siècles, je Te louerai par la louange en ce monde et en l'autre » Ainsi priait Bruno de Cologne, dit aussi le Chartreux, en ce onzième siècle fondateur qui nous parait si éloigné, et avec lequel pourtant nos cœurs peuvent entrer en si belle résonance : « Je crois particulièrement, concluait-il en son Credo, que ce qui est consacré sur l'autel est le vrai Corps, la vraie Chair et le vrai Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, que nous recevons pour la rémission de nos péchés, dans l´espérance du salut éternel. » (4)

 

[1] Comme celui de Lyon dans lequel Laurent Wauquiez a légitimement refusé d'investir l'argent de la région, mais que Gérard Collomb défend mordicus. 

[2] On se souvient du recueillement nocturne du président Obama, en compagnie de la maire de Paris et du ridicule président français, le 30 novembre 2015

[3] Jean Paul II, Ecclesia in Europa, 2003

[4] Profession de Foi solennelle de Saint Bruno le Chartreux (1030-1101), fondateur de l'ordre des Chartreux, à l'heure de sa mort le 6 octobre 1101 prononcée devant tous ses Frères réunis de l´ermitage Santa Maria de la Torre de Calabre en Italie.

 

dimanche, 12 juin 2016

Le foot ce n'est pas ça

A priori, rien de grand mal à aimer taper entre copains dans un ballon dominical. Quand on se sait du village voisin, mais qu’on jargonne la même langue, appartient à la même Eglise, lit les mêmes bouquins, c’est même un passe-temps agréable et instructif :  on y apprend la compétition intraitable, le dépassement de soi salutaire, le respect de l’adversaire, de ses coéquipiers, sans oublier celui de l’arbitre, comme disent les adeptes de ce bon monsieur Coubertin. Au pire, le tout s’achève au soir en Guerre des boutons et laisse ensuite quelques inoffensives traces à la Clochemerle, rien que des bons souvenirs.

Que des pseudo-élites mondialisées se saisissent subrepticement du passe-temps pour en faire un enjeu éducatif, puis politique, et de là un business international, un produit industriel et médiatique, enfin, distribué sur la planète entière, on change de disque et de ritournelle. Le terme demeure, certes. Foot... Mais voilà que d'étranges danseurs ont envahi la piste. Des organisations brassant des milliards, en cheville avec des loges maçonniques brassant des programmes politiciens, des partis politiques chargés de les mettre en œuvre, des états couchés devant les grands groupes financiers qui s’occupent des divertissements des peuples. Ce n'est même plus le règne du Sol Invictus latin et de son trop célèbre Panem and circenses. La formule post-moderne est pire, plus sournoise, plus insidieuse et donc plus performante puisqu'elle emprunte les canaux d'internet qui croupissent aux tréfonds des fosses marines et ceux des satellites qui survolent et surviolent notre léthargie 24 heures sur 24 pour s'infiltrer dans le moindre écran. Le Léviathan du foot spectacle croit, s’organise, pompe le fric du contribuable pour faire advenir les stades dont il a besoin, et un temps d’antenne qui s’assimile depuis trente ans à la pire des propagandes, avec une armée d’experts qui vous commente d'un ton de mandarin sorbonnard le moindre coup franc comme si c’était un coup militaire d’envergure, une métaphore audacieuse, un algorithme inédit...

Ce qui est tolérable en temps de prospérité ne l’est plus en temps de crise. Les salaires des Zlatan, Messi, Zidane, les histoires de cul des Ribéry, Benzema et autres idoles en toc de cette micro-société, les entourloupes financières entre copains prennent peu à peu des allures de scandales internationaux. Et puis, ce matraquage. Des écrans en plein centre villes, on se croirait dans 1984.... des gens assis sur l’espace public comme si c'était un espace privé, buvant des bières et gueulant comme des putois orwelliens, des écrans géants pour marteler quoi ?  Une tragédie antique ? Un opéra de Verdi ? Un débat citoyen ? Une messe ? Vous n’y être pas. Des matches, des matches, des matches et encore des matches…

Alors, lorsque survient l’incident, les zélés spécialistes de sport viennent vous expliquer d’un ton juste ce qu'il faut de larmoyant, de ferme et de moralisateur, ce ton qui ressemble à celui des curés défroqués qui nous gouvernent que « le foot, non, ce ne n’est pas ça ». On s’en doutait, remarquez bien ! Curieux éléments de langage, malgré tout que leurs copains, les spécialistes de politique utilisent pour vous dire que la gauche ce n’est pas ça (le vilain libéralisme) ou les spécialistes du phénomène religieux pour vous dire que l’Islam, ce n’est pas ça (le wahhabisme saoudien et le salafisme daèchien). Bref. Ce qu'on voit, ce qu'on comprend, ce n'est jamais ça... Ils ont appris le déni de la Réalité auprès des mêmes experts en communication, tous formatés dans les mêmes écoles, pour insinuer leur parole d'expertise entre moi et ma raison.  Le foot, donc, ce n’est pas ça…  Mais ça quoi ? Et de quel foot parle-t-on ? Quel est ce ça qui sifflent à nos oreilles ?

Quand ce jeu a été instrumentalisé en compétition internationale pour servir d’église, de langue et de culture à un projet politique qui s’ingénie depuis, par ailleurs, à saborder les églises, réduire les langues à de la parole onomatopéique et raser les cultures à force de les mêler dans un melting-pot aussi incompréhensible qu’indigeste, je ne sais si ses odieux promoteurs avaient pensé que le foot n’étant ni une religion, ni une langue, ni une culture, leur entreprise serait voué à l’échec un jour ou l’autre. Sans doute ont-ils pensé qu'ils avaient le temps de faire fortune avant. Vouloir, à la façon du Grand Ridicule de l’Elysée, faire du foot une religion, une langue, une culture quand il n’est rien de tout ça, c’est lester un simple sport de trop d’enjeux, tel un sac de toile lesté de trop de kilos. C'est comme le mensonge électoral, cela finit par craquer. Le foot n’étant qu’une activité sportive, il est donc normal que le jeu de dupes que fut sa récupération politicienne s’achève au pire en scènes de guérillas urbaine, au mieux en un divertissement pitoyable encadré par des colonnes de CRS, un comble pour ce qu’on nous vend tel un symbole de l’art de faire la fête chez nous !!!….

La faute n'en revient pas à ces hooligans avinés qui se sont laissés prendre au piège de ce montage grossier et qui gâchent la fête, non... Pas plus qu'à ces cégétistes irresponsables qui défendent leur bout de gras face aux promesses du monde de demain. Des pauvres types incultes, si vous voulez, mais certes pas, comme le braillent les médias, des responsables… Les responsables sont à chercher du côté du pouvoir mis en place depuis un quart de siècle, c'est à dire de ces trois là : je laisse à chacun le soin de penser lequel est le pire, pour ma part, mes lecteurs connaissent mon opinion, même si je n'en blanchis aucun.

Capture-decran-2014-07-04-a-13.jpeg

98, funeste date pour la France ; les responsables sont aussi à chercher de ce côté là

Zidane-soutiendrait-une-candidature-Platini_article_hover_preview.jpg

Encore que ces cinq-là ne soient que la face visible d'un putride iceberg. Ils tireront leurs épingles du jeu en tout bien tout honneur, évidemment, se recasant qui au Conseil Constitutionnel, qui à la direction de la FIFA. Comme par hasard, c’est dans les centre villes, hors stade – non loin des fan-zones (quel curieux non pour une place publique, n’est-ce pas ?) que ça se passe dorénavant. Là où les gens - tous les gens, y compris ceux qui n'aiment pas le foot, et qui peut-être n'aiment pas non plus la politique et les medias, sont, vivent, travaillent et discutent ensemble. Le diable sait user de la raison quand il s’agit de ruser et ce coup là a été suffisamment bien monté pour faire oublier ça et ça :

stade.PNG

Avec le temps, il saura bien faire oublier ça : 

4249991lpw-4250131-jpg_3600211.jpg

Car l'homme, ainsi livré à lui-même par le libéralisme de marché et de mœurs, ce n'est évidemment pas ça...

15:06 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : platini, zidane, heysel, foot, euro, chirac, 98, euro2016, marseille, vélodrome, stade des lumières | | |

vendredi, 10 juin 2016

Sortez des Bleus

 La fête du football est « déjà » gâchée a regretté vendredi Jacques Lambert, le président du comité d'organisation de l'Euro-2016, poursuivant : « L’image qui est donnée n'est pas celle que nous voulions »:

A la question de savoir si la fête risquait d'être gâchée en raison des grèves, le patron du comité d'organisation a répondu : « Elle l'est déjà », estimant que « Si tous les supporteurs ne peuvent pas venir ou circuler en France, c'est plus que fâcheux ». 7 millions de personnes et 1,5 million d'étrangers sont attendus dans l'hexagone. Tout cela en dit long sur l’état culturel de ce malheureux pays aux mains de tels dirigeants. Le ridicule de l’Elysée a déclaré qu’il assisterait à tous les matchs. C’est ce qui s’appelle gouverner, entre état d’urgence, crise économique et conflits sociaux. Un vrai crève-cœur, cette démence économico-sportive, qui s’est abattu sur le peuple, que ces hommes sans foi ni loi tentent d’élever par leurs éléments de langage ressassés dans tous les médias au rang de sacré. Un crève-cœur véritable ! Que reste-t-il de la culture d’un pays lorsque son gouvernement est prêt à légiférer à la va vite sur son code du travail pour sauver son image, disent-ils, et faire advenir coûte que coûte et au prix même de la sécurité de ses citoyens une compétition sportive internationale organisée par une organisation dont le comité éthique vient de suspendre le président pour détournement de fonds, et qui vient de démissionner ? Un mois à supporter les troubles incessants des fan-clubs imposés dans tous les centres-villes, car troubles il y aura même si – ce qui n’est nullement certain – ils arrivent à passer à travers les attentats. Le pays de Descartes a perdu toute raison et celui de Molière tout humour. Quant à la liberté d’expression, parlons-en : A-t-on le droit de critiquer ouvertement leur inculture, leur autosuffisance, leur terrorisme intellectuel, leur duplicité, leur inconséquence ?  De petits blogueurs sans influence, oui, sans doute, mais quel media d’importance, quel intellectuel ayant pignon sur rue osera s’y risquer ?  Je songe au peuple grec qu’une autre fête du sport organisée sur son territoire en 2004 a livré, littéralement exsangue, à la pire des situations. Et à ce « sentiment national » auquel tous ces politiciens vendus à la célèbre Troïka font appel à longueur de journée à propos de leurs ineptes Bleus. Je ne crois pas qu'il existe ailleurs une état qui ait osé donné à une compétition sportive le même nom que sa monnaie... Les zonards de Bruxelles ont osé... Nous sommes vraiment les otages d’un processus infernal qui, lentement, très lentement, nous conduits inexorablement au pire. Oubliez les Bleus. Éteignez vos postes. Désertez les fan-zones. Éloignez vous des stades. Gardez vie et pensée. 

jacques lambert,platini,uefa,euro,football,elysée,

16:37 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques lambert, platini, uefa, euro, football, elysée | | |

mardi, 24 mai 2016

Le stade et la pompe à essence

« Nous avons besoin de vivre, sinon c'est la peur, et la peur c'est le repli sur soi, c'est une victoire des terroristes » a lâché le premier ministre pour justifier le maintien de l’euro et des fan zones dans les centres villes.

Rien n’est plus étranger à la pensée rationnelle que ce type de proposition binaire faite d’amalgames fortuits, d’implicites malsains et d’oppositions à la petite semaine, à l’image de ce gouvernement perdu.

Nous avons besoin de vivre, c’est un truisme. Pour autant, la vie, est-ce comme le présuppose le catalan fan du Barça et profondément démago qui occupe Matignon, le foot spectacle ? Sinon c’est la peur … Nous sommes, du point de vue de la syntaxe, à peine au niveau du BEPC. Le contraire de la vie serait plutôt la mort, il faudrait donc plutôt dire : « nous avons besoin de vivre, sinon c’est la mort ». Or ce besoin de vivre appelle à la prudence quiconque aime la vie et c’est finalement ce risque de mort – si l’on en croit sa décision de maintenir l’état d’urgence –  que choisit Valls en offrant à qui veut s’en saisir  (sommes-nous ou non en état de guerre ?) des lieux de rassemblements urbains de premier choix où frapper

La peur, que j’appellerais plutôt prudence, est ensuite diaboliquement associée au repli sur soi. Tout d'abord ce que cet idiot nomme le repli sur soi n’est pas forcément mauvais, car il est indispensable à l’intériorisation, l’introspection, la réflexion, la prière, en somme, l’intelligence. Mais bon, dans son amalgame d’aboyeur politicien, on entend ce que Valls veut dire : la culture de masse, le tous ensemble et le pour tous, c’est la seule culture et le solitaire est par nature un pauvre type, un aliéné, un intolérant, un dépressif. En résumé, un réactionnaire, et quand on est à court d'arguments, un fasciste. Un connard qui n'a pas compris que le bonheur est dans l’hystérie collective et l’adhésion à ses valeurs. Et voilà que surgit le méchant loup, le diable, les terroristes…Ne pas aimer le foot, ne pas croire à l’avenir de cette société inculte et violente, c’est implicitement apporter un soutien aux terroristes…

Dans un autre discours, cet idiot aurait tout autant pu dire « c’est une victoire des grévistes »

«Nous avons besoin de vivre [c’est-à-dire rouler en voiture pour aller au stade] sinon c’est la peur, et la peur c’est le repli sur soi [la marche à pieds, le vélo, la trottinette ?], c’est une victoire des grévistes. »

Les éléments de langage ont ceci de caractéristique qu’ils sont interchangeables, toujours. Et peu importe si la syntaxe, la logique, la finesse d’esprit et la langue française se fracassent contre eux, c’est avec eux qu’on gère les masses quand on est socialiste. En même temps, la CGT qui se mord les doigts aujourd'hui les a mis au pouvoir, ceux qui lui tirent dessus à présent, a-t-elle oublié ses consignes de votes pour l’idiot de l’Elysée ? Moi, non...Les éléments de langage sont tels des pictogrammes ou des pancartes, ils disent où il faut aller pour être socialistes et européens, au stade et à la pompe à essence, comme ils vous diront à quel bureau de vote…

Le plus drôle, dans la sordide fable de ce temps sans relief ni intérêt, c’est que soixante ans de pompe à essence ont si bien enrichi les wahhabites et les salafistes du triste désert qu’ils contrôlent aujourd’hui à la fois le stade, la pompe à essence et les poseurs de bombes…

4568435.jpg

11:23 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, grévistes, fan zone, euro, valls, loi travail | | |

dimanche, 22 mai 2016

PSG: L'hérésie Qatar

On dit Paris champion de France sur tous les médias. Cela me rappelle le tout va mieux d'un certain crétin hollandais. Le dire pour le croire, le croire au lieu de le faire : Les empereurs romains savaient, eux, que pour assurer la paix, ils avaient besoin de frontières sûres, d'une monnaie stable, et d'un stade maîtrisé. Comment tout pourrait-il aller mieux, ô sombre imbécile, avec des frontières indécises, une monnaie confisquée, un stade vendu à d'autres ? 

Face à cette situation créée de toutes pièces par une génération d'hommes d'état parfaitement irréalistes et d'un cynisme à toutes épreuves, dont l'appendice vide et impuissant est incarné de manière presque caricaturale par l'actuel & sinistre locataire du palais de l'Élysée, l'Autriche, semble-t-il, est en train de comprendre quelque chose. Mais pas plus qu'on a laissé les mains libres à l'extrême gauche grecque, laissera-t-on les mains libres à l'extrême droite autrichienne ?

La culture du compromis n'a jamais de limites, et le vice qui en découle, tant sur le terrain des mœurs que sur celui des marchés, a les dents longues. Cela s'appelle le libéralisme, et c'est, par un drôle de retournement sémantique, la mort des hommes libres.

palazzo_civilta-author-unknown (1).jpg

 Rome, Palais de la Civilisation du travail, décor de nombreux films, dont Rome ville ouverte (1945) de Roberto Rossellini et Otto e mezzo (1963) de Federico Fellini. Souvent surnommé le Colisée carré. Sur les quatre façades on peut lire: « Un peuple de poètes d’artistes de héros / de saints de penseurs de savants / de navigateurs et de transmigrateurs »

La France de poètes, d'artistes, de héros, de saints, de penseurs, de savants, de navigateurs et de transmigrateurs  de l'imbécile Hollande s'apprête à accueillir les festivités européennes du ballon rond. État d'urgence reconduit et que vive la République et soit redressée la France !

Décidément, La vocation du stade semble irrémédiablement liée à celle du mensonge

vendredi, 06 mai 2016

Jeanne & les anglais...

Londres élit un maire musulman : on le savait depuis longtemps que les Anglais sont nos ennemis héréditaires. Et des chroniqueurs hexagonaux qui se demandent ici si Jeanne d’Arc est de droite ou de gauche… Elle n’est ni l’un ni l’autre, tout simplement catholique. On ne la voit pas voter, par exemple, une loi comme celle de Macron encourageant les gens à travailler le dimanche. Ni se féliciter de l'élection de Sadiq Khan...

Triste époque.

22:02 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sadik khan, labour, macron, jeanne d'arc, londres | | |

lundi, 25 avril 2016

Hé oh la gauche

Je ne sais quel communiquant a pondu ce truc somnambulique, « Hé oh la gauche »… Depuis fleurit partout sur le web un joyeux et légitime détournement de la marche des sept nains sous la houlette d'un prof à la veste trop longue pour sa carrure, portrait tout craché de Simplet (1). Olivier Faure ou Stephane Le Foll exigeant de la nuance dans la critique faite à Hollande jusque dans son propre camp, quand Hollande lui-même ne s’est fait élire que sur de la polémique outrancière contre Sarkozy, c'est à se tordre.  Et le voilà qui adopte le même système de défense que son prédécesseur. L’un disait, en gros,  « on n’a pas pu tout faire, à cause de la crise mondiale »; les nains ministres socialistes inventent : « on n’a pas pu tout faire, à cause du réchauffement climatique et du terrorisme… »

Ils n’habitent pas des chaumières comme les nains, il faut le rappeler, mais squattent les Palais somptueux de l’Ancien Régime, tout en gaspillant sans fin les voix et les sous des contribuables. Et ils entendent, bien sûr, y demeurer… Squatter, ils savent faire, de droite comme de gauche…

Pour ma part, je me dis que les Droits de l’homme, dont ils ont la bouche pleine, furent le fruit lentement arrivé à maturité d’une civilisation évoluée, qui était celle de l’Ancien Régime, au sein duquel ils s'étaient développés. Ils s’adressent donc par nature à des gens cultivés, pas à des masses lobotomisées par les médias ou des migrants fuyant les guerres ou les dictatures.

Je me dis aussi qu’il y a quelque chose d’offensant dans la manière dont ces défenseurs des valeurs laïques dont ils ont aussi la gorge remplie, qui n’ont aucune culture religieuse ni aucune réflexion théologique dignes de ce nom, mettent dans le même sac toutes les religions sur l’argument qu’elles parlent de Dieu.  C’est comme mettre astrologie et astronomie sur le même plan, sous prétexte que dans les deux cas, on parle d’étoiles. Mais la brutalité de la foi musulmane n’a rien à voir avec la subtilité de la vision béatifique, de même que les objurgations de Mahomet sont sans commune mesure avec la mort du Christ sur la croix. 

A force de tenir des discours caricaturaux et intellectuellement corrompus, les partisans des droits de l’Homme et de la laïcité se caricaturent et se corrompent eux-mêmes, plus que nuls autres. Et dans le climat actuel, face à un Islam plus belliqueux et conquérant que jamais il ne le fut, c’est bête, dangereux, et sans aucun doute suicidaire. A l’image de ce slogan ridicule, et d’autres, tenus de tribunes en plateaux, à quoi la plupart du temps se limitent les conversations et les débats ambiants...  J'entends Barbara Pompili expliquer qu'il vaut mieux Hé oh la gauche que l'absence de débats, parce qu'à la veille d'une élection, l'absence de débats pousserait vers les extrêmes. Se rend-elle compte, cette sublime sotte, que quand on en est à des débats de cette teneur, on est devenu soi-même une des figures les plus nocives de l'extrême ?

hé ohla gauche,lefoll,pompili,simplet,démocratie, droits de l'homme

(1) C'est drôle, parce que quand j'entends que Hollande espère être président en 2017, l'idée de Hollande Président continue à me paraître aussi comique qu'incongrue...

19:50 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hé ohla gauche, lefoll, pompili, simplet, démocratie, droits de l'homme | | |

mercredi, 20 avril 2016

Sursum Corda

Mépris des politiciens de gauche pour le peuple, mépris le legs empuanti  de Mitterrand à son camp, comptant pour leur réélection sur le conformisme et la peur des gens, et des conseillers en communication sortis incultes de Sciences Po.

Veulerie des politiciens de droite depuis quarante ans à la remorque d’une opinion majoritairement soixanhuitarde, veulerie le legs empoisonné de Chirac à son camp, pour n’avoir su ni défendre ni assumer les fameuses valeurs de civilisation dont ils ont la gorge pleine, et qui inventèrent la langue de bois.

Chef d’Etat ? Mais de quel état, endetté, vassalisé, culturellement insignifiant, spirituellement cadavérique, prêt à accueillir l’Islam en son sein et toujours prompt à cracher sur l’Eglise, cramponné, faute de vertus réelles, sur les valeurs abstraites de sa laïcité maçonnique. Suffit de voir la première page du Monde, parlant dans la même Une de Tariq le bien nommé Ramadan comme d'une « exception française », juste au-dessus d'une affaire de pédophilie dans l'évéché d'Orléans annoncée comme nouvelle quand elle date des années soixante … Les frères musulmans, une exception française ! Fétide, le Monde, depuis si longtemps...

Naïveté des gens qui songent qu’un type comme Macron peut sauver l’économie du pays ou une kermesse comme Nuit Debout la res publica. Politique : salon de Philaminte Elkrief et Bélise de Malherbe sur BFM, cour de récréation place de la République, les Femmes savantes et le petit Nicolas devenus maitres à penser par le moyen du vide narcissique des temps.

Spectacle sans intérêt, sans illusion, pénétré déjà par sa vieillesse en raison de son non commencement, garanti par sa fondation inexistante et sa tradition inopérante à une mort inéluctable et programmée. Ils l'ont déjà compris, les frérots musulmans... 

Une vraie réponse, une seule fidélité  : Sursum Corda

AB-Toulza-eleve-l-Hostie.jpg

 

20:52 Publié dans Là où la paix réside, Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | | |