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mercredi, 10 août 2016

Les carmélites d'Alep

Les forces terrestres syriennes, appuyées par des avions russes, mènent à Alep les combats de l’ultime chance pour mettre en déroute les terroristes de l’EI ; ces derniers auraient perdu en moins d'une semaine plus de 1.000 de leurs combattants, sept chars, huit véhicules blindés, 29 pièces d'artillerie et 85 voitures dotés d’armes montées.

Les frappes aériennes russes ont beau cibler les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI (Daech), au Front al-Nosra, récemment rebaptisé Front Fatah al-Cham, et à d'autres groupes terroristes, les civils ne sont pas à l’abri de dégâts collatéraux.

« La situation est compliquée, et les nouvelles sont souvent contradictoires entre elles. La seule vérité que nous connaissions est qu’ici, les gens souffrent et meurent ». explique Sœur Anne-Françoise, religieuse française des Carmélites déchaussées d’Alep, dans un appel à l’Aide à l’Eglise en détresse. Le Carmel, qui compte quatre contemplatives syriennes et deux françaises, se trouve dans la cité universitaire, en banlieue d’Alep, une zone durement touchée par les combats. « Quand l’armée tente d’empêcher l’opposition et les autres groupes d’entrer dans la ville, les bombardements sont vraiment proches de nous. Dieu Merci, ils ne nous ont pas encore touchées, mais nous entendons constamment les bombes au-dessus de nos têtes » raconte-t-elle à l’AED. Les religieuses accueillent chez elles quelques familles de réfugiés dans un immeuble adjacent à leur Carmel, et en soutiennent d’autres avec le peu de ressources dont elles disposent. « Maintenant, ici à Alep, il ne reste que les plus pauvres. Beaucoup de chrétiens ont fui la ville au cours de ces années de guerre. Nous sommes sans eau, sans électricité, et les combats continuent sans cesse. Qui voudrait revenir dans ces conditions ? ».

 En 2011, la ville d’Alep comptait plus de 160.000 chrétiens, selon un rapport que Sœur Anne-Françoise doit confier à l’AED prochainement. Il n’en resterait à peine 40.000 aujourd’hui. Il est à souhaiter que les forces syriennes et russes viennent à bout des islamistes le plus vite possible afin d’éviter la possible entrée de combattants salafistes et djihadistes dans les quartiers de la ville habités par les chrétiens ». 

Pendant ce temps, Julian Assange, fondateur de Wikileaks, dévoile différents documents au sujet d’Hillary Clinton qui montrent comment elle a utilisé la Libye pour fournir des armes aux djihadistes en Syrie lorsqu’elle était secrétaire d’Etat.  « Les liens entre l’Arabie Saoudite et Hillary Clinton, entre l’Arabie Saoudite et Clinton Foundation sont très étroits. Il se peut même que l’Arabie Saoudite soit le plus gros donateur de cette fondation. Regardez donc quelle politique en matière d’exportations d’armements était menée par Mme Clinton quand elle était secrétaire d’État durant le premier mandat Obama », a également déclaré M.Assange à la chaîne RT qui propose différents extraits sous-titrés en français de cet entretien. La candidate démocrate, qui se traîne d’autres casseroles, ne trouve rien d’autre à faire pendant ce temps que de soutenir la première athlète musulmane voilée américaine des JO. Et vous savez dans quel sport ? Le sabre ! Tout un symbole. Mais chut. Il ne faut pas parler trop fort,paraît-il, de l'Islam conquérant. 

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Ibtihaj Muhammad, sabreuse voilée, à la Maison Blanche en compagnie du copain d'Hillary

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Les carmélites d'Alep, qui ne portent pas de sabre mais risquent d'être égorgées au cas où

20:18 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : alep, daech, carmélites, hillary clinton, ibtihaj muhammad | | |

lundi, 01 août 2016

Islamisation des esprits

Toutes les portes qui ouvrent sur le chevet de Sainte Marie Majeure à Rome, devant l’obélisque de l’Esquilin, sont fermées. Il faut donc, pour pénétrer dans la basilique, passer par la façade principale, sous la loggia des bénédictions papales. Sauf que l’accès se réduit à un portique (un seul, contrairement à saint Pierre) – comme d'ailleurs dans les autres basiliques majeures de Rome –. Un militaire, devant moi, comme on en croise partout dans Rome, demande à une femme de rouvrir sa valise ; il est vrai qu’elle a une sacrée tête de terroriste, la pauvre Mama italienne venue sans doute de province pour passer une porte sainte ! Mais nous sommes dorénavant tous égaux devant la suspicion dans ce régime aberrant installé subrepticement par l’Islam radical et la veulerie des démocraties. Les dirigeants ont supprimé les frontières nationales par commodité, nous ont-ils dit, et le citoyen quelconque ne cesse d’en passer, à l’entrée des grands magasins, des musées, des gares, des aéroports, des stades, et même à présent des églises, tant il convient désormais de se protéger partout de ce monde ouvert à toutes les risques, tous les amalgames et toutes les injustices.  Tout le monde, jusqu’au pape lui-même, minimise la responsabilité de l’Islam dans ce climat qui déferle sur l’Europe et la France en particulier, où l’on n’avait pas égorgé de prêtre depuis la Révolution Française. Opportunisme, manque de discernement, de courage ? Je crains qu'il ne s'agisse d'une réelle volonté politique, qui nous mènera un jour au pire. 

Hier, c’est non loin de Liège qu’un prêtre de 65 ans a été agressé au couteau par un demandeur d’asile. Et comme l’homme d’église n’est pas mort, le bourgmestre de Lanaken a écarté la piste terroriste : « En dépit du fait que nous soyons très choqués, nous devons souligner que cet incident ne peut pas être lié à des faits de terrorisme à ce stade de l’enquête. »

Iront-ils jusqu’à prétendre que ce demandeur d’asile était chrétien ? A force de protéger l’Islam, et au nom de « l’égalité républicaine », ils jettent sur tous le discrédit, banalisant les femmes voilées, la charia, les massacres des chrétiens en Orient, et préparant le pire en Europe. Hier, à Cologne, ces images hallucinantes dans l’Allemagne de Merkel, de milliers de partisans d’Erdogan hurlant Allahu akbar et brandissant le drapeau turc, en s’indignant des critiques faites aux purges menées par leur premier ministre, frère musulman notoire qui n’est pas près, par parenthèse, de reconnaître le génocide chrétien auquel s’est livré son pays il y a un siècle, mais souhaite entrer dans l'Europe. Que nous expliqueront les Hollande, Merkel, Clinton, et autres partisans des printemps arabes ? Que ce sont les musulmans qui ont inventé les Droits de l’homme et la Démocratie ? Au point où ils en sont dans le révisionnisme couard, je finis par penser qu’ils en sont capables, tandis que leur presse tire à boulets de canon sur Morano, qui ose espérer tout comme moi, devant une telle islamisation des esprits, que la France ne devienne jamais un pays musulman...

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11:16 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liège, laneken, pape françois, morano, islamisme, turquie, cologne, erdogan | | |

mercredi, 27 juillet 2016

Songes-y, musulman...

Quand on s’en prend à un prêtre en train de célébrer, c’est le Christ-Même que l’on meurtrit.

Directement Lui.

Manière de dire à tous par-delà cet assassinat : « voyez, si ce Christ était votre Dieu, il aurait sauvé ce vieux prêtre,

Mais il ne l’a pas fait, comme il n’a pu se sauver Lui-Même sur la Croix… »

Raisonnement de musulman comme jadis raisonnement de juif,

Raisonnement d’imbéciles, donc,

Car c’est par la Charité seule que le Christ a vaincu Satan, non par la Force

Ni celle de la persuasion ni celle du muscle ni celle de la kalachnikov

Car Charité est seule Infinie, telle est la Leçon essentielle de la Croix

Contemple-la, Musulman,

Car c'est par la Charité que Christ vaincra ton ignorance.

Quand on s’en prend à un prêtre en train de célébrer, on cherche à meurtrir le cœur vif du Chrétien

A le toucher en ce moment d’abandon à Dieu qui ne souffre aucune autre compagnie,

La compagnie d’Allah

La compagnie de Satan

La compagnie du crime,

Toutes mêmes compagnies.

On cherche à jeter le doute et la peine en s’infiltrant dans ce lieu de l’âme où cognent déjà toute l’indifférence du monde, toute la violence et toute la haine de Satan.

Double épreuve et double volonté de nuire

C’est un viol de l’âme collective,

La tienne également, songes-y Musulman.

 

Il aura fallu que j’apprenne le meurtre du vieux prêtre de Saint Etienne de Rouvray

Au lieu même du martyre de Pierre et de la bouche même du guide

Qui me conduisait à son tombeau sous la basilique de Constantin.

S’opéra pour moi vraiment le retour aux sources

Et Dieu – le Vrai, pas celui des millions de musulmans qui constituent la majorité silencieuse dont le crime a besoin pour poursuivre sa route –

Dieu me montra que de Pierre à ce prêtre de Saint-Etienne de Rouvray, nihil novi sub sole, vraiment,

Le cœur même plus endurci, blasé, diverti, l’homme de l’empire global demeure le même en sa nature pécheresse et mortelle que celui de l'empire romain,

Ami ou Ennemi du Seigneur, c’est selon, nulle place pour les âmes tièdes,

Et que là où la prétendue miséricorde d’Allah ne s’exerce que pour les fidèles qui suivent Mohammed

Celle du Christ se tend vers tous les pécheurs

Songes-y, musulman,

Et que oui, décidément, le Coran est bien d’essence satanique :

S’il y a des croyants parmi les musulmans,

Quelle autre solution ont-ils devant ce martyre

Que se convertir ?

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Caravage, crucifixion de Pierre,

Santa Maria del Popolo, Rome

dimanche, 17 juillet 2016

La radicalisation spontanée

Ça a quelque chose de dément, cette posture du pouvoir en place, qui dit en même temps la vie doit reprendre et d’autres vies seront fauchées, on est en guerre et amusez-vous, ce sont des attentats islamistes mais l’Islam n’y est pour rien, il faut respecter les morts et les affaires doivent reprendre, etc, etc… Ce n’est même pas l’expérience déjà très déstabilisante de la double contrainte, mais une sorte de destruction du logos de l’intérieur, une plongée dans l’illogisme d’une absurdité totale. Le président, emmerdé sans doute du fiasco de sa politique en Syrie, affirme de son insupportable ton plan plan que ça peut arriver dans n’importe quel pays alors que la France ( et lui-même en ce jour de quatorze Juillet) est clairement visée et que cela n’arrive ni en Finlande, ni en Suisse, et qu’il le sait très bien. Les commanditaires de Daesh doivent jubiler de voir les images partout diffusées de ces gens « pris en charge par des cellules de crise » devant des montagnes de fleurs, quel aveu de faiblesse psychologique! Même si elle est compréhensible, pourquoi la diffuser si ostensiblement et en boucle. Que cherche-t-on à montrer ainsi ses faiblesses à l'ennemi ? à quand le prochain ? 

Je lisais un titre tout à l’heure : « les Français demandent de la fermeté à François Hollande… Mais demander de la fermeté à François Hollande, c’est comme demander de la fermeté à un potage de légumes. Il va vous dire qu’on doit, qu’il y a des règles, qu’il faut et qu’il condamne, puis il ressortira un pacte ou une boite à outils et passera encore trois mois à faire sa synthèse… Cet homme est un incapable. Comment a-t-il encore le culot de demander une unité nationale autour de tant de mou, de contradictions, d’illogisme et d’inaptitudes ?

Pendant ce temps, les radicalisations spontanées n'ont aucune raison de cesser, au contraire, devant tant de pagaille, nos sympathiques déséquilibrés auraient tort de se priver.

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23:23 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nice, france, attentats, hollande | | |

samedi, 16 juillet 2016

Mon pote Erdogan

François Hollande se réjouit au nom de la France de l’échec du coup d’état en Turquie. Cet individu, décidément, semble tout faire à l’envers. Est-il bête, vicieux, vicié ?  Voilà qu’un autocrate issu des Frères Musulmans, qui considère que l’Islam doit devenir – au besoin par la force – une religion mondiale, qui garde la nostalgie du sultanat ottoman réprime dans le sang un coup d’état pour le coup salvateur, et le pays des Droits de l’Homme applaudit !  Toute l’action d’Erdogan aura été de transformer peu à peu le sentiment nationaliste des Turcs en ressentiment islamiste avéré (car l’Islam, n’en déplaise aux musulmans dits modérés, ne peut être qu’un ressentiment).

Je cite ici Roland Hureaux haut fonctionnaire et essayiste : 

« Le projet ottoman de conquête de l’Europe a subi plusieurs coups d’arrêt : la bataille de Lépante contre les Espagnols (1571), les sièges de Vienne successifs (1521 et 1683). Au cours du XIXe siècle, les Turcs durent se retirer de la Grèce, puis des Balkans ; Erdogan pense venger son Prophète de deux manières : en entrant dans l’Union Européenne où son poids démographique de 80 millions d’habitants et la sidération de ses partenaires, que l’attitude de Angela Merkel anticipe, le mettraient vite en position hégémonique, en s’appuyant sur les communautés musulmanes immigrées présentes dans tous les pays d’Europe. On connaît sa fameuse déclaration de 1999 : « Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats. » L’envoi délibéré de plusieurs centaines de migrants musulmans vers l’Europe à partir de l’été 2015, s’inscrit dans cette stratégie. L’appel récent visant à détourner les communautés turques d’Europe du planning familial le confirme.

Erdogan rêve aussi de reprendre pied dans le monde arabe, à commencer par la Syrie voisine, où il aurait aimé installer un gouvernement islamiste proche de lui et pour cela renverser le régime « hérétique » (alaouite) de la famille Assad. Si le régime turc a encore l’apparence démocratique, il ne cesse de se durcir : une partie de l’état-major de l’armée, restée kémaliste, a été emprisonné.»

Cette image, tirée d’un papier du Huffington Post montre les bons démocrates turcs du pote Erdogan de François Hollande à l’œuvre contre les insurgés de cette nuit, restés des nationalistes kémalistes.

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Hollande raisonne contre la France. Hier, à la cathédrale Sainte Reparate de Nice, Sarkozy assistait à une messe célébrée en hommage aux victimes des islamistes. Les mêmes que ceux que la France soutient en Turquie. Hollande n’y était pas ; faut-il y voir une raison de cause à effet ?  Au soir de sa marche pour Charlie, qui se prétendait laïque, on l’avait vu pourtant avec une kippa sur la tête, accompagné de son petit chien, à la synagogue de Paris.

L’Amérique de Clinton et d’Obama, elle aussi, applaudit des deux mains au maintien d’Erdogan. De quoi me rendre sympathique Donald Trump, qui choisirait lui, en cas de conflit, une alliance avec l’orthodoxe Poutine.

J’appartiens à cette génération qui, rien qu’en levant le pouce, pouvait aller jusqu’en Inde. Un jour, le problème de l’Islam est apparu avec un certain Khomeiny, à laquelle la ridicule patrie des droits de l’homme avait ouvert sa porte. La route des Indes (et la liberté qui allait avec) a depuis été coupée. Le problème du monde libre, c’est l’Islam. Ceux qui ne l’ont pas encore compris, lisez le Coran pendant qu'il en est encore temps...

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21:09 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : erdogan, islamisme, nice, turquie, hollande, politique, france, christianisme | | |

vendredi, 15 juillet 2016

La religion qui ne dit pas son nom

En réaction aux attentats islamistes de plus en plus fréquents, de plus en plus meurtriers, l’espace public s’emplit d'un rite qu’on pourrait appeler civique, rite auquel la prière des rues si décriée des Musulmans n’a rien à envier en termes d’occupation des lieux : la création de mémoriaux improvisés, à la mémoire des victimes. L’allégorie de la République, sur la place parisienne du même nom, a ainsi été transformée pendant plusieurs mois en un véritable sanctuaire, avec des autels, des bougies, des fleurs et des lettres d’anonymes déposés devant elle comme devant une divinité. On a vu la même chose à Bruxelles, et dans tous les lieux où se sont manifestées « la terreur » et « la haine », termes employés pour ne pas nommer les soldats du Jihad, enfants du Coran fanatisés. Nul doute que la promenade des Anglais niçoise, transformée pour l’instant en scène de crime, va bientôt connaître le même traitement. L'élévation de ces chapelles improvisés qui écartent toute forme traditionnelle de transcendance et de sacré a commencé à New York, sur son tristement fameux Ground Zero, après l’effondrement des deux tours du World Trade Center. Quoi de condamnable, se dit-on a priori, à manifester en commun une émotion légitime devant ces meurtres de masse aussi insoutenables que délirants ?

Rien en effet, sauf que la propagation du phénomène et son instauration dans l’esprit des gens finit par interroger. D’attentat en attentat, et bien qu’il existât des lieux religieux consacrés au recueillement, au deuil et au culte des morts, l’habitude est prise, comme celle des #prayfor, #jesuis, drapeaux en berne, bâtiments tricolores et autres concours de caricature sur twitter. Non seulement prise, mais exaltée par les médias qui y voient un « mode de résistance au terrorisme », pour reprendre leurs éléments de langage douteux. C’est très étrange, oui, ces autels partout improvisés, ces manifestations spectaculaires quand les églises historiques de France demeurent en partie désertées, et qu’on ne cesse de nous entretenir de la nécessité citoyenne de bâtir des mosquées, des centres de la culture musulmane (1), d’accepter » le vivre ensemble ». Très.

L’information relayée par ces médias se borne à la mise en scène en boucle de l’émotionnel, mise en scène initiée le plus souvent par les réseaux sociaux  (jamais de débats théologiques posant la question du statut de la violence dans le Coran, géopolitiques s’interrogeant sur l’action de la France et des USA au Moyen Orient depuis une dizaine d’années, stratégiques sur le statut de l’Europe actuelle en pleine crise économique et politique, du rôle de la finance internationale dans la vente des armes). Quant aux dirigeants occidentaux, ils paraissent si bien s’accommoder de cette forme de culte inédite sur les trottoirs, les places, les devantures de magasins, qu’on finit par se demander à qui profite cette mise à l’écart du rationnel et cette mise à disposition de l’espace public à l’exaltation du sentiment, lesquels ne rencontrent leur pareil (en versus positif) que durant les grands tournois sportifs ; et lorsqu’on voit tous les dirigeants politiques de la planète se prêter à cette religiosité et en encourager tous les rites (2), on finit par se demander si ces gouvernants de villes et d’états n’appellent pas de leurs vœux la fabrication de cette « théologie civile » à l'usage de citoyens déchristianisés, pour en devenir au nom de la Démocratie, des Droits de l’homme et de leur globalisation les intransigeants évêques et les sourcilleux cardinaux, bref, des dirigeants [monarques ?] absolus.

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L’empire romain possédait ainsi ses divinités politiques, dont saint Augustin démontra magnifiquement l’incompétence, la vacuité et l’imposture au IVe siècle. On lit dans le livre VII, chapitre 33, de La Cité de Dieu que ces dieux choisis ne sont que des démons très impurs qui « mettent à profit des âmes défuntes ou, sous l’apparence de créatures de ce monde, désirent se faire prendre pour des dieux et, dans leur orgueilleuse impudeur, se délectent d’honneurs prétendus divins, mais en fait criminels et ignominieux (…) L’homme, continue le saint, se libère de leur souveraineté barbare et sacrilège lorsqu’il place sa foi en Celui qui, pour le relever, lui a fourni l’exemple d’une humilité aussi grande que l’orgueil des démons, cause de leur chute.»

L’inconscience et le déboussolement des Occidentaux devant la radicalisation inévitable de l’Islam [on entend peu de penseurs s’en prendre à la matrice idéologique même du Coran, et qui n’est rien moins que l’anéantissement de tout ce qui n’est pas lui], l’abandon par ces mêmes Occidentaux de leurs autels, livrés par centaines dans les campagnes aux vols [le nombre de pillages d’églises va grandissant dans l’indifférence générale des baptisés], l’usure même du divertissement libéral [la mayonnaise de l’euro et son patriotisme de pacotille qui l’accompagna], l'indigence intellectuelle du concept même de laïcité [ne parlons pas de ses représentants !] ainsi que l’inévitable achèvement du calendrier consumériste qui se profile à l’horizon, tout cela ne plaide pas pour un futur très heureux : Grâce à l'incompétence et au cynisme de nos politiques, nous nous trouvons, à n’en pas douter, à la veille d’événements extrêmement graves et meurtriers. Pourtant, l’espérance doit nous demeurer vive et chevillée au cœur : « Bien des grands paradigmes de référence qui sont à la base de la civilisation européenne, ont leurs racines les plus profondes dans la foi trinitaire, rappelait au début de ce siècle le pape Jean Paul II. Cette dernière porte en elle une extraordinaire puissance spirituelle, culturelle et éthique, capable, entre autres, d'éclairer aussi certaines grandes questions qui se posent aujourd'hui en Europe, telles que la désagrégation sociale et la perte d'une référence qui donne un sens à la vie et à l'histoire.» Et plus loin, il rajoutait : « Il faut être conscient, entre autres, de la divergence notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane. » (3)

« Prends en gré ma supplication, comme une immense clameur, pour que mes paroles soient de plus en plus dignes d'être exaucées de Toi, donne intensité et persévérance à ma prière. (…) Puisque Ta miséricorde est immense et que mon péché est grand, aie pitié de moi grandement, aussi grandement que l'est Ta miséricorde, alors je pourrai chanter tes louanges en contemplant ton nom, qui est Seigneur. Je Te bénirai d'une bénédiction qui durera aussi longtemps que les siècles, je Te louerai par la louange en ce monde et en l'autre » Ainsi priait Bruno de Cologne, dit aussi le Chartreux, en ce onzième siècle fondateur qui nous parait si éloigné, et avec lequel pourtant nos cœurs peuvent entrer en si belle résonance : « Je crois particulièrement, concluait-il en son Credo, que ce qui est consacré sur l'autel est le vrai Corps, la vraie Chair et le vrai Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, que nous recevons pour la rémission de nos péchés, dans l´espérance du salut éternel. » (4)

 

[1] Comme celui de Lyon dans lequel Laurent Wauquiez a légitimement refusé d'investir l'argent de la région, mais que Gérard Collomb défend mordicus. 

[2] On se souvient du recueillement nocturne du président Obama, en compagnie de la maire de Paris et du ridicule président français, le 30 novembre 2015

[3] Jean Paul II, Ecclesia in Europa, 2003

[4] Profession de Foi solennelle de Saint Bruno le Chartreux (1030-1101), fondateur de l'ordre des Chartreux, à l'heure de sa mort le 6 octobre 1101 prononcée devant tous ses Frères réunis de l´ermitage Santa Maria de la Torre de Calabre en Italie.

 

dimanche, 12 juin 2016

Le foot ce n'est pas ça

A priori, rien de grand mal à aimer taper entre copains dans un ballon dominical. Quand on se sait du village voisin, mais qu’on jargonne la même langue, appartient à la même Eglise, lit les mêmes bouquins, c’est même un passe-temps agréable et instructif :  on y apprend la compétition intraitable, le dépassement de soi salutaire, le respect de l’adversaire, de ses coéquipiers, sans oublier celui de l’arbitre, comme disent les adeptes de ce bon monsieur Coubertin. Au pire, le tout s’achève au soir en Guerre des boutons et laisse ensuite quelques inoffensives traces à la Clochemerle, rien que des bons souvenirs.

Que des pseudo-élites mondialisées se saisissent subrepticement du passe-temps pour en faire un enjeu éducatif, puis politique, et de là un business international, un produit industriel et médiatique, enfin, distribué sur la planète entière, on change de disque et de ritournelle. Le terme demeure, certes. Foot... Mais voilà que d'étranges danseurs ont envahi la piste. Des organisations brassant des milliards, en cheville avec des loges maçonniques brassant des programmes politiciens, des partis politiques chargés de les mettre en œuvre, des états couchés devant les grands groupes financiers qui s’occupent des divertissements des peuples. Ce n'est même plus le règne du Sol Invictus latin et de son trop célèbre Panem and circenses. La formule post-moderne est pire, plus sournoise, plus insidieuse et donc plus performante puisqu'elle emprunte les canaux d'internet qui croupissent aux tréfonds des fosses marines et ceux des satellites qui survolent et surviolent notre léthargie 24 heures sur 24 pour s'infiltrer dans le moindre écran. Le Léviathan du foot spectacle croit, s’organise, pompe le fric du contribuable pour faire advenir les stades dont il a besoin, et un temps d’antenne qui s’assimile depuis trente ans à la pire des propagandes, avec une armée d’experts qui vous commente d'un ton de mandarin sorbonnard le moindre coup franc comme si c’était un coup militaire d’envergure, une métaphore audacieuse, un algorithme inédit...

Ce qui est tolérable en temps de prospérité ne l’est plus en temps de crise. Les salaires des Zlatan, Messi, Zidane, les histoires de cul des Ribéry, Benzema et autres idoles en toc de cette micro-société, les entourloupes financières entre copains prennent peu à peu des allures de scandales internationaux. Et puis, ce matraquage. Des écrans en plein centre villes, on se croirait dans 1984.... des gens assis sur l’espace public comme si c'était un espace privé, buvant des bières et gueulant comme des putois orwelliens, des écrans géants pour marteler quoi ?  Une tragédie antique ? Un opéra de Verdi ? Un débat citoyen ? Une messe ? Vous n’y être pas. Des matches, des matches, des matches et encore des matches…

Alors, lorsque survient l’incident, les zélés spécialistes de sport viennent vous expliquer d’un ton juste ce qu'il faut de larmoyant, de ferme et de moralisateur, ce ton qui ressemble à celui des curés défroqués qui nous gouvernent que « le foot, non, ce ne n’est pas ça ». On s’en doutait, remarquez bien ! Curieux éléments de langage, malgré tout que leurs copains, les spécialistes de politique utilisent pour vous dire que la gauche ce n’est pas ça (le vilain libéralisme) ou les spécialistes du phénomène religieux pour vous dire que l’Islam, ce n’est pas ça (le wahhabisme saoudien et le salafisme daèchien). Bref. Ce qu'on voit, ce qu'on comprend, ce n'est jamais ça... Ils ont appris le déni de la Réalité auprès des mêmes experts en communication, tous formatés dans les mêmes écoles, pour insinuer leur parole d'expertise entre moi et ma raison.  Le foot, donc, ce n’est pas ça…  Mais ça quoi ? Et de quel foot parle-t-on ? Quel est ce ça qui sifflent à nos oreilles ?

Quand ce jeu a été instrumentalisé en compétition internationale pour servir d’église, de langue et de culture à un projet politique qui s’ingénie depuis, par ailleurs, à saborder les églises, réduire les langues à de la parole onomatopéique et raser les cultures à force de les mêler dans un melting-pot aussi incompréhensible qu’indigeste, je ne sais si ses odieux promoteurs avaient pensé que le foot n’étant ni une religion, ni une langue, ni une culture, leur entreprise serait voué à l’échec un jour ou l’autre. Sans doute ont-ils pensé qu'ils avaient le temps de faire fortune avant. Vouloir, à la façon du Grand Ridicule de l’Elysée, faire du foot une religion, une langue, une culture quand il n’est rien de tout ça, c’est lester un simple sport de trop d’enjeux, tel un sac de toile lesté de trop de kilos. C'est comme le mensonge électoral, cela finit par craquer. Le foot n’étant qu’une activité sportive, il est donc normal que le jeu de dupes que fut sa récupération politicienne s’achève au pire en scènes de guérillas urbaine, au mieux en un divertissement pitoyable encadré par des colonnes de CRS, un comble pour ce qu’on nous vend tel un symbole de l’art de faire la fête chez nous !!!….

La faute n'en revient pas à ces hooligans avinés qui se sont laissés prendre au piège de ce montage grossier et qui gâchent la fête, non... Pas plus qu'à ces cégétistes irresponsables qui défendent leur bout de gras face aux promesses du monde de demain. Des pauvres types incultes, si vous voulez, mais certes pas, comme le braillent les médias, des responsables… Les responsables sont à chercher du côté du pouvoir mis en place depuis un quart de siècle, c'est à dire de ces trois là : je laisse à chacun le soin de penser lequel est le pire, pour ma part, mes lecteurs connaissent mon opinion, même si je n'en blanchis aucun.

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98, funeste date pour la France ; les responsables sont aussi à chercher de ce côté là

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Encore que ces cinq-là ne soient que la face visible d'un putride iceberg. Ils tireront leurs épingles du jeu en tout bien tout honneur, évidemment, se recasant qui au Conseil Constitutionnel, qui à la direction de la FIFA. Comme par hasard, c’est dans les centre villes, hors stade – non loin des fan-zones (quel curieux non pour une place publique, n’est-ce pas ?) que ça se passe dorénavant. Là où les gens - tous les gens, y compris ceux qui n'aiment pas le foot, et qui peut-être n'aiment pas non plus la politique et les medias, sont, vivent, travaillent et discutent ensemble. Le diable sait user de la raison quand il s’agit de ruser et ce coup là a été suffisamment bien monté pour faire oublier ça et ça :

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Avec le temps, il saura bien faire oublier ça : 

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Car l'homme, ainsi livré à lui-même par le libéralisme de marché et de mœurs, ce n'est évidemment pas ça...

15:06 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : platini, zidane, heysel, foot, euro, chirac, 98, euro2016, marseille, vélodrome, stade des lumières | | |

vendredi, 10 juin 2016

Sortez des Bleus

 La fête du football est « déjà » gâchée a regretté vendredi Jacques Lambert, le président du comité d'organisation de l'Euro-2016, poursuivant : « L’image qui est donnée n'est pas celle que nous voulions »:

A la question de savoir si la fête risquait d'être gâchée en raison des grèves, le patron du comité d'organisation a répondu : « Elle l'est déjà », estimant que « Si tous les supporteurs ne peuvent pas venir ou circuler en France, c'est plus que fâcheux ». 7 millions de personnes et 1,5 million d'étrangers sont attendus dans l'hexagone. Tout cela en dit long sur l’état culturel de ce malheureux pays aux mains de tels dirigeants. Le ridicule de l’Elysée a déclaré qu’il assisterait à tous les matchs. C’est ce qui s’appelle gouverner, entre état d’urgence, crise économique et conflits sociaux. Un vrai crève-cœur, cette démence économico-sportive, qui s’est abattu sur le peuple, que ces hommes sans foi ni loi tentent d’élever par leurs éléments de langage ressassés dans tous les médias au rang de sacré. Un crève-cœur véritable ! Que reste-t-il de la culture d’un pays lorsque son gouvernement est prêt à légiférer à la va vite sur son code du travail pour sauver son image, disent-ils, et faire advenir coûte que coûte et au prix même de la sécurité de ses citoyens une compétition sportive internationale organisée par une organisation dont le comité éthique vient de suspendre le président pour détournement de fonds, et qui vient de démissionner ? Un mois à supporter les troubles incessants des fan-clubs imposés dans tous les centres-villes, car troubles il y aura même si – ce qui n’est nullement certain – ils arrivent à passer à travers les attentats. Le pays de Descartes a perdu toute raison et celui de Molière tout humour. Quant à la liberté d’expression, parlons-en : A-t-on le droit de critiquer ouvertement leur inculture, leur autosuffisance, leur terrorisme intellectuel, leur duplicité, leur inconséquence ?  De petits blogueurs sans influence, oui, sans doute, mais quel media d’importance, quel intellectuel ayant pignon sur rue osera s’y risquer ?  Je songe au peuple grec qu’une autre fête du sport organisée sur son territoire en 2004 a livré, littéralement exsangue, à la pire des situations. Et à ce « sentiment national » auquel tous ces politiciens vendus à la célèbre Troïka font appel à longueur de journée à propos de leurs ineptes Bleus. Je ne crois pas qu'il existe ailleurs une état qui ait osé donné à une compétition sportive le même nom que sa monnaie... Les zonards de Bruxelles ont osé... Nous sommes vraiment les otages d’un processus infernal qui, lentement, très lentement, nous conduits inexorablement au pire. Oubliez les Bleus. Éteignez vos postes. Désertez les fan-zones. Éloignez vous des stades. Gardez vie et pensée. 

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16:37 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques lambert, platini, uefa, euro, football, elysée | | |

mardi, 24 mai 2016

Le stade et la pompe à essence

« Nous avons besoin de vivre, sinon c'est la peur, et la peur c'est le repli sur soi, c'est une victoire des terroristes » a lâché le premier ministre pour justifier le maintien de l’euro et des fan zones dans les centres villes.

Rien n’est plus étranger à la pensée rationnelle que ce type de proposition binaire faite d’amalgames fortuits, d’implicites malsains et d’oppositions à la petite semaine, à l’image de ce gouvernement perdu.

Nous avons besoin de vivre, c’est un truisme. Pour autant, la vie, est-ce comme le présuppose le catalan fan du Barça et profondément démago qui occupe Matignon, le foot spectacle ? Sinon c’est la peur … Nous sommes, du point de vue de la syntaxe, à peine au niveau du BEPC. Le contraire de la vie serait plutôt la mort, il faudrait donc plutôt dire : « nous avons besoin de vivre, sinon c’est la mort ». Or ce besoin de vivre appelle à la prudence quiconque aime la vie et c’est finalement ce risque de mort – si l’on en croit sa décision de maintenir l’état d’urgence –  que choisit Valls en offrant à qui veut s’en saisir  (sommes-nous ou non en état de guerre ?) des lieux de rassemblements urbains de premier choix où frapper

La peur, que j’appellerais plutôt prudence, est ensuite diaboliquement associée au repli sur soi. Tout d'abord ce que cet idiot nomme le repli sur soi n’est pas forcément mauvais, car il est indispensable à l’intériorisation, l’introspection, la réflexion, la prière, en somme, l’intelligence. Mais bon, dans son amalgame d’aboyeur politicien, on entend ce que Valls veut dire : la culture de masse, le tous ensemble et le pour tous, c’est la seule culture et le solitaire est par nature un pauvre type, un aliéné, un intolérant, un dépressif. En résumé, un réactionnaire, et quand on est à court d'arguments, un fasciste. Un connard qui n'a pas compris que le bonheur est dans l’hystérie collective et l’adhésion à ses valeurs. Et voilà que surgit le méchant loup, le diable, les terroristes…Ne pas aimer le foot, ne pas croire à l’avenir de cette société inculte et violente, c’est implicitement apporter un soutien aux terroristes…

Dans un autre discours, cet idiot aurait tout autant pu dire « c’est une victoire des grévistes »

«Nous avons besoin de vivre [c’est-à-dire rouler en voiture pour aller au stade] sinon c’est la peur, et la peur c’est le repli sur soi [la marche à pieds, le vélo, la trottinette ?], c’est une victoire des grévistes. »

Les éléments de langage ont ceci de caractéristique qu’ils sont interchangeables, toujours. Et peu importe si la syntaxe, la logique, la finesse d’esprit et la langue française se fracassent contre eux, c’est avec eux qu’on gère les masses quand on est socialiste. En même temps, la CGT qui se mord les doigts aujourd'hui les a mis au pouvoir, ceux qui lui tirent dessus à présent, a-t-elle oublié ses consignes de votes pour l’idiot de l’Elysée ? Moi, non...Les éléments de langage sont tels des pictogrammes ou des pancartes, ils disent où il faut aller pour être socialistes et européens, au stade et à la pompe à essence, comme ils vous diront à quel bureau de vote…

Le plus drôle, dans la sordide fable de ce temps sans relief ni intérêt, c’est que soixante ans de pompe à essence ont si bien enrichi les wahhabites et les salafistes du triste désert qu’ils contrôlent aujourd’hui à la fois le stade, la pompe à essence et les poseurs de bombes…

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11:23 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, grévistes, fan zone, euro, valls, loi travail | | |