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lundi, 19 juin 2017

Les faux savants

Les connaissances en sciences, sciences humaines, politiques, philosophiques sont utiles pour comprendre les principaux clichés de l’espace-temps dans lequel nous nous trouvons et y survivre tant bien que mal. Elles sont cependant souvent partielles, relatives, pesantes et alourdissent l’esprit, encombrent le corps, égarent l’âme. On n’enseigne pas assez la vigilance à l’égard de ces connaissances sacralisées abusivement dans les écoles où elles sont enseignées. D’où la cuistrerie, le pédantisme, la vanité. Ou, dans un autre ordre d’idée, la nervosité, le stress, le burn-out qui règnent dans ces lieux pourtant très prisés.

Rechercher des connaissances ésotériques est pire encor. C’est se charger les épaules de savoirs pour lesquels nous ne sommes pas préparés, s’exposer à des rencontres bien souvent aventureuses, tenir des jugements dont les enjeux véritables nous échappent. Cela revient à porter des responsabilités écrasantes et nous expose à payer des dettes qui ne sont pas forcément les nôtres. Au final, les bribes de vérité conceptuelles ou symboliques que nous croirons avoir conquises durant ces recherches, nous devrons toutes les laisser derrière nous.  

Mieux vaut s’en tenir à l’Évangile, qu’on n’en finira jamais de visiter: « Quel profit peut avoir l’homme à gagner l’univers au détriment de son âme ?», interroge le Christ (Marc, 8 -36). Entendue d‘une oreille, la phrase peut sembler creuse et ressassée, comme un énoncé du Petit Prince. Arrêtons-nous et creusons, justement ; s’y énonce autant la vanité de la recherche spatiale (remise au gout de l’hexagone par Thomas Pesquet), que celle du Grand Architecte de l’Univers et autre maître des Horloges (remise au gout du jour par le président new age Macron). Les deux, précisément, se sont congratulés ce matin, au salon du Bourget. On voit à leurs regards pétillants qu'ils sont contents d'eux-mêmes et de ce qu'ils savent. Mais qu'ont-ils appris? 

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Quel profit, vraiment ? Il est beaucoup plus difficile qu’on ne le croit de comprendre ce que signifie « au détriment de notre âme » Sans doute n’est-ce vraiment possible qu’en prière, lorsqu’une véritable hiérarchie des valeurs nous est restituée. Nous comprenons alors ce que nous avons besoin de comprendre, avec les ressources qui nous sont adaptées et sans que nous ayons besoin de rechercher plus loin la moindre connaissance, la moindre conquête...

14:45 Publié dans Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : macron, évangile, le bourget, pesquet | | |

jeudi, 15 juin 2017

Une conférence à ne pas rater

J'évoquais dans un billet récent l'ouvrage de l'abbé Guy Pagès, Interroger l'Islam. Il sera à Lyon mercredi 21 juin pour une conférence sur ce thème ô combien d'actualité. Venez nombreux. 

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22:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

lundi, 05 juin 2017

Qui est au juste le Consolateur ?

La violence des islamistes occupe les écrans, au point qu’on ne parle que d’eux et de leur satané ramadan. C’est oublier que nous sommes en réalité dans l’octave de la Pentecôte, et qu’au lieu de fêter Mahomet, nous devons fêter avec ferveur l’Esprit Saint, dont ce prétendu prophète revendique bien à tort le titre de « Consolateur ». Mais comment le Paraclet, envoyé au nom de Jésus, pourrait-il être Mahomet puisque ce dernier, nous dit le Coran, fut envoyé par Allah ? Jésus serait-il Allah ?

 Poussons le raisonnement par l’absurde. Si Allah et Jésus n’étaient qu’un, ils parleraient de concert. Or,que nous dit le Christ ? Qu’accorder à autrui la charité d’un pardon qui repose en nos mains seules, c’est donner à cet être une chance de réintégrer l’ordre de la Charité, c’est à dire l’ordre établi par Dieu, Lui- même, son Père, Notre Père. Voilà pourquoi le Christ nous commande de prier pour nos ennemis, pour les plus grands pécheurs et qu’il prie Lui-même - contre toute raison - pour ceux-là même qui Le crucifient.  Pardonner, c’est entrer en prière, et c’est ainsi réintégrer l’ordre le plus élevé qui soit pour chacun, celui de la Charité.

Que peut valoir une prière qui n’intègre pas le pardon des fautes d’autrui ? Est-on même capable de prier, sans pardonner ?  Et qu’est-ce que le Notre Père, sinon l’offre et la demande de pardon la plus intime qui soit ?

Selon ce principe, des gens qui, cinq fois par jour, tournés vers leur Ville Sainte, répètent inlassablement que les Juifs ont encouru la colère de leur dieu et que les Chrétiens sont des égarés sont-ils réellement dans la miséricorde ? N’encourent-ils pas eux-mêmes la colère de Dieu, ne sont-ils pas eux-mêmes des égarés ?

Si les Juifs ont encouru vraiment la colère de Dieu, et si les Chrétiens sont vraiment des égarés, alors Allah, s’il était vraiment Charité, devrait exiger de ses dévots musulmans qu’ils pardonnent ces fautes, tout comme le fait le Christ en croix de ceux qui Le condamnent. S’il ne le fait pas, qui est Allah ?  Ce que Jésus a apporté aux hommes, c’est à dire la Charité, Allah la leur retire. CQFD

Souvenons-nous de ce que dit Jésus des hommes que son Père lui a confiés, avant d’aller justement à sa Passion, dans sa prière pour la « communauté des croyants », rapporté par saint Jean (17 – 15) : « Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les préserves du Malin ». Mais pourquoi les laisser dans le monde ? est-on en droit de se demander. « Pour que le monde reconnaisse que c’est Toi qui m’as envoyé », dit plus loin le Christ (Jean, 17 -23).  Qui est donc ce Malin dont les chrétiens ont tant besoin d’être préservés, alors même qu’ils sont dans le monde pour témoigner du Père et du Fils ? Encore une fois, CQFD.

ramadan,pentecote

12:45 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ramadan, pentecote | | |