jeudi, 18 décembre 2014
La dévotion à la fête
"L'homme ou la femme moderne, éclairé, émancipé, se révèle , lorsqu'on y regarde de près, n'être qu'un consommateur beaucoup moins souverain qu'on ne le croit. Loin d'assister à la démocratisation de la culture, nous sommes plutôt les témoins de son assimilation totale aux exigences du marché.
La confusion entre la démocratie et la libre circulation des biens de consommation est devenue si profonde que les critiques formulées contre cette industrialisation de la culture sont désormais automatiquement rejetées comme critiques de la démocratie elle-même, tandis que, d'un autre côté, la culture de masse en vient à être défendue au nom de l'idée qu'elle permet à chacun d'accéder à un éventail de choix jadis réservés aux riches. En réalité, le marketing de masse - dans la vie culturelle comme dans tout autre domaine - réduit l'éventail même des choix proposés aux consommateurs..."
Christopher Lasch, Culture de masse ou culture populaire, Climats, 2001
Lyon, Vue du 9 décembre 2014, en guise de dévotion à la fête
07:05 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christopher lasch, démocratie, fête, consommation, détrits |
Commentaires
http://www.juanasensio.com/archive/2009/02/24/a-quoi-bon-des-poetes-en-temps-detresse-elisabeth.html
Écrit par : Elisabeth | dimanche, 21 décembre 2014
Une base ?
Un axiome ?
Non ! Une antienne pour arriérés…
Un os que rongent des conservateurs plombés…
La culture n'est pas vendue sous couvert de démocratie.
Pour la raison que le boutiquier offre ce qu'on lui demande.
Il vend la chienlit à ceux qui la réclament.
Le boutiquier ne vend jamais que ce que la mode impose.
Pas fou le boutiquier !
L'imagine-t-on en train de vendre à la criée des redingotes modèle 1814 ?
La mode, dans tous les domaines, est le fruit de la culture.
Et la culture, l'apanage de la gauche.
Les Anders et C°, imbus de leurs fauteuils, ne voyaient plus… n'avaient jamais vu ces évidences. Ces choses banales du monde de tous les jours.
Ceux qui, bourdieusement, ont développé la théorie du complot des marchands, hurlent, aujourd'hui, après la théorie du complot !
Eloquent, non ?
Ah, la gauchisterie !
Écrit par : tamet de bayle | lundi, 22 décembre 2014
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