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jeudi, 11 avril 2013

La morale inversée

La morale inversée qui sévit actuellement en France me donne une sorte de nausée et de progressive indifférence aux événements qui s’y passent. C’est peut-être pas plus mal : occasion de se retourner vers la littérature et la fiction avec plus de constance. Le réel, tel que ce qu’on appelle dorénavant « le sociétal » (mot comme mort à l'oreille) le produit, est d’une insignifiance aussi terrible que désolante. Dégoût profond pour les hommes gris qui détruisent ce pays. Des terroristes de chambres, de loges et de salons, des hommes et des femmes, surtout, sans aucune originalité. Des hommes de l'acceptation. Terrifiants.

On procède à une sorte de liquidation de la pensée et de la parole qui deviennent inquiétantes, à force de surenchère. J'aimerais pas être dans leur peau, ça non ! Pendant ce temps, les effets de la crise sont de plus en plus visibles, sensibles, et tout cela semble aller de fait, être normal.

Je lis tous les jours Greek CrisisJe me demande comment on peut encore croire à la construction européenne, la soutenir autrement que par un cynisme aguerri. Je me demande vraiment comment on peut être socialiste autrement que pour la convention. Dans cette société médiocre où il y a de moins en moins de choses à raconter, reste l'écriture de soi à soi, trempée dans sa viande, sa colère, sa propre peine et sa propre joie. Une forme non diluée dans tout ça, qui attend sur un quai. Vanité qui s'interroge.

06:47 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : socialisme, europe, écriture, littérature, greek crisis, air du temps | | |

Commentaires

Que la regrettée Thatcher avait raison quand elle critiquait la Banque centrale européenne. Elle qui fût pro-CEE dans les années 70, a eu raison de son euro-scepticisme dans les années 1980. Une très grande dame pour politique. RIP

Écrit par : Jérémie S. | jeudi, 11 avril 2013

Il y a aussi une différence de mentalités entre anglais et français. J'ai l'impression qu'à force d'être bassinés par l'état-providence et l'égalitarisme militant, les français ont perdu le goût de la liberté, le goût d'eux mêmes. Très sensible, si on regarde leur désamour pour leur littérature, et même leur cinéma - spécialement chez les jeunes (bien placé pour m'en rendre compte).Ne parlons pas de la culture gréco-latine.
Quand ils lisent, c'est de la fantasy anglo-saxonne.

En tout cas, sur le terrain européen, vous avez raison, il valait mieux Thatcher que Mitterrand. On paiera cher et encore longtemps le goût du pouvoir du prostateux et la génération de politiciens qu'il mit au monde.

Écrit par : solko | jeudi, 11 avril 2013

C'est par amitié pour vous Solko, et par respect pour votre sincérité et honnêteté que je viens vous faire signe ici.

Arendt avait vu, derrière la radicalité du mal, sa banalité et son absence de pensée.
Vous dénoncez la falsification et la désymbolisation (dont nos "euro" témoignent).
Nous sommes, comme le rappelle Cynthia Fleury dans une chronique que je viens de lire dans la "bêtise systémique", c'est -à-dire dans le "développement illimité de la captation" et celui "de la destruction de l'attention". Et chaque mot compte.
Mais cela ne date pas d'hier. Et ce qu'aujourd'hui le gouvernement socialiste présente comme une affaire morale (l'affaire Cahuzac) est bien autre chose. C'est une affaire hautement politique car, comme le dit la philosophe, nous ne pouvons plus ignorer le coût politique et donc démocratique de l'évasion fiscale, évaluée, sur le seul territoire européen, à plus de 1000 milliards d'euros. C'est une affaire politique car elle touche à l'iniquité d'un système décervelé qui organise la captation frauduleuse d'un argent destiné à l'intérêt général.

Quant à Thatcher, elle fut premier ministre de la Grande Bretagne des années 80, une décennie qui s'est distinguée par des années de guerre en Irlande du Nord, aux Malouines, en Iran, en Irak...
Et face à la souffrance que cette femme par ses options néolibérales extrêmes, a provoquée dans son pays, s'est dressée, aujourd'hui sur un piédestal, la City, deuxième place boursière de la planète. Le journal le Monde titrait mardi : "Premier paradis fiscal au monde, la City bénéficie d'un solide réseau extraterritorial".
Alors vos éloges de Thatcher...

Je ne suis pas sûre de revenir...

Écrit par : Michèle | jeudi, 11 avril 2013

Mais de quoi me parlez vous ? Je ne fais pas l'éloge de Thatcher, je dis que je partage ses prises de position contre la BCE (banque privée) au nom de la liberté des parlements, et que je regrette que Mitterrand n'ait pas eu les mêmes. Cela ne veut pas dire que je la soutiens dans l'affaire de l'IRA par exemple !
Et de même je ne vante pas l'évasion fiscale, je dis qu'un parti corrompu jusqu'au trognon comme le PS, qui vient de produire les affaires DSK et Cahuzac, est insupportable quand il enfume les gens avec ses histoires de moralisation bidon. Laissons la malheureuse Arendt loin de tous ces minus habens qui occupent le gouvernement aujourd'hui !

Écrit par : solko | jeudi, 11 avril 2013

Michèle, lisez des bouquins d'historiens, plutôt que de regarder les films mensongers de Ken Loach.
Vous connaissez beaucoup de leaders politiques qui gagnent 4 élections de suite (3 Thatcher + 1 Major) ?
En 1979, la Grande Bretagne était au bord de la faillite. Alors, Bobby Sand, les syndicalistes arriérés (il en existe des réalistes), ... On s'en fiche.

Écrit par : Jérémie S. | jeudi, 11 avril 2013

Jérémie qu'avez-vous donc en lieu et place de la cervelle.

Écrit par : Michèle | jeudi, 11 avril 2013

Si je puis me permettre, Solko : vous vous rongez les sangs, vous vous rendez aigri, à dénoncer sans relâche tous ces salopards qui se dénoncent d'eux mêmes, pour peu que l'on veuille écouter deux minutes durant leurs tumultes..
Et ce faisant, vous attirer vers vous des gens d'un étage beaucoup plus bas que vous. Il suffit pour s'en convaincre de lire ce que vous écrivez quand vous vous lancez dans la fiction. Quand Solko cède le pas à Roland.
ceci dit, je perds aussi pas mal de temps à verser ma bile.

Écrit par : Bertrand | jeudi, 11 avril 2013

Verser sa bile permet aussi de se retrouver... Cela dit vous avez raison; ça ne change rien de parler d'eux, qui polluent déjà suffisamment l'espace public...
Je passe pas mal de temps à écrire par ailleurs, heureusement.

Écrit par : Solko | jeudi, 11 avril 2013

C'est une bonne nouvelle. Car mourir de leur sinistre mort serait ajouter encore à leur cynisme.
Moi itou, j'essaie d'écrire par ailleurs. Sans les occulter totalement, bien sûr, on n'écrit pas non plus hors temps, mais au moins cela donne-t-il l'impression ( l'illusion ?) d'acter sa propre vision sensible des choses.
A ce propos, hors sujet, vous avez écrit une fois que le théâtre était représentation et non, comme, l'écriture, fiction. En substance.
La fiction est aussi représentation.

Écrit par : Bertrand | jeudi, 11 avril 2013

O combien, en effet!
J'aurais dû parler de "double représentation" (avec le corps, la voix des acteurs...) Et croyez en ma modeste expérience sur ce terrain, on est bien plus tranquille, tout seul à son bureau...

Écrit par : solko | vendredi, 12 avril 2013

"Le prostateux" c'est remarquablement inélégant pour parler de quelqu'un, même de quelqu'un qu'on déteste. Vous valez mieux que ça, et puis, vous êtes un homme......

Écrit par : Julie des Hauts | jeudi, 11 avril 2013

Ce n'est pas sa maladie que je qualifie ainsi, mais la fraude politique, bien pire qu'une fraude fiscale, que fut sa re élection alors qu'il savait qu'il était un grand malade. On n'en finirait pas de dresser la liste des maux que cette rouerie du "monarque" a engendrés.
Il y en a qui admirent ce cote ".Machiavel". Moi pas. Voilà l'explication de "prostateux" qui veut bien dire ce qu'il dit.

Écrit par : solko | jeudi, 11 avril 2013

Moi, je dirais "le chef maffieux", "le byzantin", ... Un malade qui a passé tout son second mandat à dormir à cause de sa maladie. Un con, quoi.

Écrit par : Jérémie S. | jeudi, 11 avril 2013

Jérémie S.,votre "Bobby Sand on s'en fiche" est écoeurant. Comme tous vos commnentaires d'ailleurs, toujours pleins de haine et toujours mal écrits. Plaise au Ciel que vous ne ressembliez pas trop aux mots que vous employez....mais peut-être êtes-vous une invention de Solko pour nous taper sur les nerfs ! Une sorte de Monsieur Rivière à l'envers...

Écrit par : Sophie | jeudi, 11 avril 2013

Ah ah ! Non je vous rassure, je n'en suis pas encore à inventer des commentateurs !

Écrit par : solko | vendredi, 12 avril 2013

Votre appréciation sur la qualité de mes commentaires ne me touche pas car elle ne correspond pas à la réalité. Et j'ai le droit de me foutre de Bobby machin. Je suis pour l'indépendance de toute l'Irlande mais pas pour le terrorisme.

Écrit par : Jérémie S. | vendredi, 12 avril 2013

Ah oui, "mal écrit"... Le commentaire n'est pas flatteur, mais il est digne de son auteur.

Écrit par : Jérémie S. | vendredi, 12 avril 2013

Solko, pourquoi dans ce cas employer ce terme ? S'il avait été atteint d'un cancer des intestins, l'auriez vous appelé "le boyau"?

Il a menti sur son état de santé mai il pouvait penser qu'il s'en sortirait, d'ailleurs il a vécu plus de quatorze ans après qu'on lui ait décelé cette maladie. Il n'est pas mort en cours de mandat, comme Pompidou.

Écrit par : Julie des hauts | samedi, 13 avril 2013

Bonjour,
Cette société médiocre n'existe pas qu'en France mais je dirais même partout dans le monde. A quoi cela est ce du?

Écrit par : tarif mutuelle | jeudi, 18 avril 2013

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