lundi, 09 janvier 2012
Le coup de Jarnac
Mitterrand avait fait son coup de Panthéon (au moins avait-il attendu d’être élu), Hollande a fait ce week-end son coup de Jarnac.
« En 81 avec la Corrèze, ce fut un court-métrage, en 88, le début du long-métrage. Aujourd'hui je me prépare pour une super production ! », a-déclaré petit François samedi à Egletons, avant d’aller invoquer « les forces de l’esprit » dans le cimetière où repose l’auguste Grenouille.
Enarque tout comme Giscard d’Estaing, Hollande n’a guère plus que Valéry le sens du spectacle (on se souvient de la chaise vide). Ce candidat « normal » en quête d’autorité et de légitimité a quelque chose de pathétique, tout comme l’ancien président allant déjeuner chez les Français ou jouant de l’accordéon pour, lui aussi, avoir l’air « normal ». Il ferait mieux de réfléchir à son programme plutôt que de promettre du spectacle. Un certain bon sens me pousse malgré moi à me méfier de ces gens qui ont besoin de proclamer ainsi leur « normalité », et de théâtraliser de louches filiations. Comme il est pathétique en tout cas de se dire qu’après quinze ans passés dans l’opposition, la monarchie socialiste qui règne dans les régions et les principales villes de France n’a trouvé que cet ancien secrétaire palot et sans imagination pour faire face à Sarkozy.
Si ce dernier demeure aussi honni par les Français, et si Hollande, piètre acteur en d’aussi superfétatoires spectacles n’est pas mieux inspiré, François Bayrou a un boulevard qui s’ouvre devant lui.
Hollande à Jarnac : la solitude pré-panthéonique ?
00:03 Publié dans Des nuits et des jours... | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, ps, hollande, jarnac, présidentielle |
Commentaires
Écrit par : nauher | lundi, 09 janvier 2012
Écrit par : solko | mardi, 10 janvier 2012
Cependant, puisque nous en sommes aux spéculations, ce qui ne mange pas de pain, je ne vois pas comme vous cette couille molle de Bayrou s'engouffrer dans un boulevard. Je le vois plutôt geindre dans une ruelle étroite et jouer les arbitres de touche, tâche qui lui va à merveille.
Le rejet actuel de Sarkozy est un rejet affectif, épidermique, pas politique. Et rien n'est plus versatile que ce rejet-là. L'affectif et la politique, une alchimie nauséabonde. C'est devant lui que je vois s'ouvrir un boulevard, Solko. Parce que, outre la nature du rejet dont il est l'objet, il y a une foule de gens à gauche qui ne désirent pas, in petto, la victoire du mou socialo et ça va des faux écolos aux anciens et actuels cocos et même jusqu'à l'aile gauche du PS (Post scriptum).
Cela fait du monde...
Tous ces gens ont un avenir politique avec Sarkozy au guidon. Un avenir de preux chevaliers, défenseurs de la veuve et de l'orphelin. Un avenir de prise de paroles.
Le social-démocrate installé à l'Elysée leur coupe l'herbe sous le pied et édulcore, de fait, leur opposition. (souvenez-vous comment Mitterrand a fait aux communistes le coup du père François, ils ne s'en sont jamais relevés.) Autant dire pour tous ces gens qu'un Président-Hollande les réduirait plus ou moins au silence consensuel. Leur opposition actuel à Sarkozy est une opposition de logique, mais spectaculaire.
Reste Le Pen. Mais, là, aussi, il y a beaucoup d'affectif donc d'éphémère. La force du FN a toujouirs été qu'il emploie souvent face au spectacle un langage qui ressemble (de très loin) à la vérité des chaumières.
C'est ce que je pense, d'ici..Maintenant, je peux aussi dire des conneries...Mais...
Écrit par : Bertrand | lundi, 09 janvier 2012
Écrit par : solko | mardi, 10 janvier 2012
Révérence parlée,vous n'y allez pas de main morte avec les références que ce donne le candidat de l'ex gauche plurielle,qui défie Sarkosy en combat singulier.Que peut il faire d'autre, si la stratégie consiste à taire tout programme, au point de ne plus avoir besoin d'en avoir, de cacher,aussi, que 15 ans de chamailleries n'ont pas permis de dégager des alternatives par manque de travail et c'est plus grave parce que si le mécontentement devant l'évolution de la société fait partie des souverains poncifs, il satisfait un grand nombre qui s'en contente ou en profite.
Je souscrit à l'analyse de Bertrand. Je considère l'actuel occupant du fauteuil comme un social démocrate de la main droite. Est ce que la main gauche nous rendra ce que la droite nous a pris?
Écrit par : patrick verroust | lundi, 09 janvier 2012
Écrit par : solko | mardi, 10 janvier 2012
(Hahahahaha !)
Écrit par : Sophie K. | lundi, 09 janvier 2012
Écrit par : solko | mardi, 10 janvier 2012
Écrit par : Jérémie | lundi, 09 janvier 2012
Écrit par : Sophie K. | mardi, 10 janvier 2012
Écrit par : solko | mardi, 10 janvier 2012
http://www.nicematin.com/article/papier/n%E2%80%99est-pas-mitterrand-qui-veut.753515.html
Écrit par : J.Gâtons | mardi, 10 janvier 2012
Écrit par : solko | mardi, 10 janvier 2012
http://dolceamaro.hautetfort.com/archive/2012/01/13/2012-political-fiction-20231.html
la France est sauvée...
Écrit par : maudub | vendredi, 13 janvier 2012
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