lundi, 15 octobre 2012
Vaudeville à l'Elysée
Depuis le mois de mai dernier, une sorte de gag permanent est entré à l’Elysée. Le président, sa concubine qui se prend pour une première dame, son ex qui a failli en être une et ne s’en est jamais remise, un premier ministre fantoche qui est devenu la risée de tous, et des ministres qu’il leur faut recadrer après chaque passage devant une caméra, ce mauvais pantomime offrant de la gauche en général et de la France en particulier une image gaguesque au reste de la planète, je ne vois d’autre terme approprié.
Un peu comme dans une pièce de Jarry, c’est le règne d’Ubu : Le ministre de l’éducation nationale veut dépénaliser le cannabis, la ministre de la justice marier les homosexuels, le ministre de la phynance annonce qu'il va falloir se serrer la ceinture pendant des mois et le président dans ses discours explique au monde entier qu’il n’y a qu’a, qu’il faut que et qu’on doit. On a le sentiment non seulement d’un flottement, mais d’un véritable délitement. Cela commence à se ressentir dans les sondages plus vite que le pire des opposants à toute cette mascarade aurait pu l’espérer. Le pouvoir est là, certes. Mais pas l’autorité. C’est un peu comme si une troupe de second rôle avait investi les palais de la République. Et c’est, en période de crise, de mauvais augures pour ce pauvre pays. Car il va falloir tenir encore quatre ans et demi. Et beaucoup se demandent déjà comment un tel pas de danse va être réalisable...
22:45 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : peillon, cannabis, ayrault, autorité, trierweiller, concubinage, france, sondages |
Commentaires
Écrit par : gmc | lundi, 15 octobre 2012
Écrit par : gmc | lundi, 15 octobre 2012
Écrit par : Sophie K. | mardi, 16 octobre 2012
"On voit sur ce tableau que, dans le meilleur des scénarii, la dette publique va continuer à fortement augmenter dans les pays de la zone Euro, atteignant 180% du PIB par exemple en Grèce, mais aussi pratiquement 128% en Italie, et 98% en Espagne à l’horizon 2013.
Que conclure de tout cela? Tout d’abord que la politique choisie par le gouvernement français conduit le pays à une impasse et va le plonger dans une grave récession mais sans atteindre les objectifs de déficit qu’il s’est fixé et sans respecter les engagements pris dans le cadre du TSCG. Dès lors il faudra soit ajouter de l’austérité à l’austérité, et faire passer la France de la récession à un véritable dépression, soit considérer que le traité n’est pas applicable, ce que laissait entendre dès jeudi 11 octobre Laurent Fabius. Dans ce cas, le gouvernement aura perdu sur tous les tableaux, à la fois d’un point de vue économique, car notre économie sera dramatiquement affaiblie, mais aussi d’un point de vue de crédibilité. Qui aura désormais confiance en un gouvernement qui se hâte de faire ratifier un traité pour le violer dans les mois qui suivent? C’est, véritablement, la politique de Gribouille. Ensuite, que plus globalement, c’est la politique globale d’acharnement à sauver la zone Euro qui est véritablement condamnée. Il faut en prendre conscience. Le choix n’est plus entre un sauvetage, certes douloureux, de l’euro et son éclatement, mais entre un éclatement inéluctable dans le désordre et une dissolution ordonnée qui au moins préserverait l’Union européenne. L’acharnement à vouloir sauver la zone Euro se transforme sous nos yeux en une dramatique machine de guerre qui finira si l’on n’y prend garde à détruire l’Europe et ne laissera que ruines et décombres derrière elle."
Lu ici : http://russeurope.hypotheses.org/300
(A part ça, vivent les Rolex des marquis.)
Écrit par : Sophie K. | mardi, 16 octobre 2012
Écrit par : solko | mardi, 16 octobre 2012
Ô oui, je me réjouis, je me réjouis, et je n'ai pas honte de le dire ; même si, en tant que travailleur intérimaire, je suis la première victime de la fin des heures supplémentaires et du matraquage fiscal des entreprises qui va encore réduire mes chances de trouver un CDI à la mesure de mes compétences.
PS.: Je ris ce ceux qui ici, et ailleurs, nous donnaient des leçons. Personnellement, mon parti pris mis à part, c'était mieux avant ; il y a seulement quelques mois, on sentait qu'il y avait un capitaine à la barre et un cap fixé.
Écrit par : Jérémie S. | mardi, 16 octobre 2012
Écrit par : gmc | mercredi, 17 octobre 2012
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