mercredi, 02 mars 2011
Et si la France s'éveillait ?
Le maire de Lyon aurait-il des ambitions présidentielles ? La dernière fois que j’ai entendu un discours de Gérard Collomb, il lâchait (sans rire), à propos de la rénovation contestée de l’Hôtel-Dieu : « J’ai besoin d’un hôtel de luxe à Lyon pour accueillir mes invités de marque » Dont acte.
Le voilà donc qui se positionne, comme on dit en marketing, le jour même où Martine Aubry dévoile la feuille de route du candidat socialiste à la présidentielle (dixit Le Monde), avec la parution de son petit livre rouge au titre peyrefittien délicieusement bling-bling : « Et si la France s’éveillait ? » (Plon, 17 euros). Rien que ça... (je parle du titre...)
Parce que vous tous l’avez remarqué, à Paris, à Marseille, dans le Nord, en Bretagne et dans le Limousin, partout en France, quoi, ça roupille, mais à Lyon, la vie intellectuelle bat son plein, si, si…
Qu'est-ce qu'on pense, qu'est-ce qu'on crée, qu'est-ce qu'on vit mieux et qu'est-ce qu'on rigole chez Gérard's land ! Le local comme programme national je vous dis pas !
Un pavé de plus dans la mare socialiste, en tout cas, puisqu’il s’agit de se démarquer des frères et sœurs afin de les déloger de leur prétentions en affichant de concert les siennes : « Si Dominique n’y va pas, affirme sérieusement Gérard, j’y vais. »
Pour soutenir les propositions du sénateur-maire-candidat, parait qu’il sera en personne à Decitre Lyon le 18 et à la Fnac Bellecour le 24 mars à 17h 30 pour défendre sa prose et dédicacer le tout. Faute d'acheter et de le lire cet ouvrage de campagne, je vous conseille d’aller écouter la video d’accueil sur le blog de promotion sur Gerardcollomb.net : tous ces Lyonnais satisfaits, avec en arrière-plan les quais du Rhône, le passage de l'Argue ou des bouteilles de pinard, ça vaut le détour !
18:06 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gérard collomb, politique, france, s'éveillait, ps, socialisme |
Commentaires
Vous n'allez pas vous plaindre , ce Collomb au vu des ses études universitaires est certes un peu cagneux mais a une tête d’œuf. Cela fait quelques billets que vous ressuscitez des mémoires d'outre Dombes et vous allez bouder un livre de campagne , soyez conséquent. Un Collomb faisant la nique aux Michelins, cela aurait de l'allure, excusez du pneu. Il a raison de mettre la gomme cet homme, après tout « Quand l'heure saône; à Lyon, il faut dire «adieu ». En tant que maire, il a besoin d'un lieu pour accueillir les invités de marque. Avec Galliano , la haute couture diormait, maintenant ce Galliano n'est plus un invité de marque. Un de moins. Je commence à comprendre les socialites, ils veulent être les égaux des grands et que les petits soient égaux entre eux. Ils n'ont pas ,forcément réussi, à maintenir une juste inégalité mais pour ce qui concerne leurs égos. Ça va! Il a du courage, Il ira avec toute sa belle cour dire « FNAC, volontas tua » Si la France s'éveillait, je ne suis pas sur qu elle penserait à cet Herriot contemporain, l'herrioisme est passé. Il faut bien qu'il se postionne cet homme pour pouvoir adopter un petit maroquin. Le Ska, touché par la courageuse ambition de cet homme restera peut être au FMI pour lui laisser le champ libre et battre la campagne. Un nouveau prétendant dans le paysage. Ils vont être nombreux à faire la haie à l'impétrant. Il vaut mieux une vraie fausse nouvelle qu'une fosse au Lyon. Les jeux de cirque ne font que commencer, il y aura beaucoup d'Aubry pour rien.
Écrit par : patrick verroust | mercredi, 02 mars 2011
Que l'herriorisme soit passé sur un plan national, c'est indéniable, sur un plan local, on baigne dans sa version new-age avec l'erreurisme ! Ainsi Gérard emboîte le pas à Edouard. Herriot avait sacrifié un très bel hôpital (La Charité) aux intérêts de l'état en bâtissant à la place l'hôtel des postes et celui des impôts, Collomb installe le marché du luxe dans le vieil Hôtel Dieu.
Si tout ça continue, je vais être obligé de relire mon Thibaudet.
Écrit par : solko | mercredi, 02 mars 2011
Écrit par : patrick verroust | mercredi, 02 mars 2011
Écrit par : solko | mercredi, 02 mars 2011
Écrit par : Upsilon | mercredi, 02 mars 2011
Je note aussi avec délectation cette assertion. Vraiment bravo ! On reconnaît la force des phrases quand elles disent tout, vraiment tout, en une vingtaine de mots. On peut épurer encore et faire un slogan de campagne: Tous égaux, sauf nous !
Écrit par : Bertrand | jeudi, 03 mars 2011
Écrit par : Guignol | mercredi, 09 mars 2011
Sinon Herriot était plus agréable à lire, parce que de son temps, la novlangue faisait moins rage qu'aujourd'hui : Je m'étonne, Guignol, que ta verve légendaire se laisse impressionnée par des formules creuses issues de la novlangue la plus éculée : « l’ardente obligation européenne » « la nouvelle dynamique des territoires » le « nouvel individualisme » « problème de droite, réponse de gauche »
J'en passe et des meilleures...
Écrit par : solko | mercredi, 09 mars 2011
Les commentaires sont fermés.