mardi, 17 mars 2009
L'ordre de la décadence
On m'avait parlé de civilisations décadentes, d'empires effondrés, de nations déchues. Je ne me figurais pas comment de tels cataclysmes pouvaient surprendre et renverser des populations entières. Des années d'enseignement m'auront appris à isoler le processus de la décadence. Le processus de la décadence n'est pas un processus violent. Au contraire. Il s'opère en douceur, d'une génération à l'autre, aussi doucement que le principe qui fait par exemple qu'avec la complicité démagogique des élites, on passe (en termes de figures professorales de référence qui font autorité) de Jacqueline de Romilly à François Bégaudeau. C'est un exemple si parlant. Il m'a fallu du temps pour comprendre que la décadence est un phénomène collectivement consenti, et comme institutionnalisé, dans les alcôves des familles comme dans les cabinets ministériels. Processus entrepris, donc, avec la complicité lasse de tous, hommes, femmes, enfants. Masses. Je prends un exemple : Bashung est mort. Soit. Treize ou seize pages dans Libé, m'a t-on dit. Je ne lis plus ce torchon depuis longtemps... Combien pour Gracq, il y a peu ? Un rocker a fait une œuvre, quand un écrivain n'a presque rien fait. Tel est le monde à la morte culture où nous consommons des choses sans intéret ni pérennité, pétrifiés dans notre propre idiotie, tous témoins du processus de la décadence qui alimente nos caisses à tous, parfois horrifiés, la plupart du temps engourdis, et trop, finalement, consentants.
Qui aura la vigueur - non pas de dire, c'est très facile de dire - mais de faire en sorte que dans les lycées de France, les portables, les baladeurs soient interdits, des espaces de lecture et de concentration intellectuels soient recréés, des tenues décentes - pour filles comme pour garçons, - soient éxigées, le tout sous peine d'exclusion immédiate... Qui ? Personne ne le fera, car la décadence est notre œuvre collective, nous en sommes fiers, parents, profs, syndicats, institutions... Tous ensemble, tous ensemble, comme ils chanteront encore jeudi prochain, en défilant sous des ballons et en parodiant des chansons de colonies de vacances... La décadence ne connaissant nulle limite, pas même celles de la manifestation, pas même celles de sa contestation...
21:27 Publié dans Lieux communs | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : littérature, décadence, éducation, politique, société, actualité |
Commentaires
Votre description de "la décadence est un phénomène collectivement consenti, et comme institutionnalisé,.." est très réaliste et cela me donne un sentiment de grande impuissance.
Écrit par : La Zélie | mardi, 17 mars 2009
Les panneaux sur les routes parlent de sacrifice, de devoir moral et d'héroïsme.
Finalement une bonne dictature...
Le problème c'est que les cubains rêvent d'être comme nous.
C'est peut-être la racine du mal, avoir imposé sur le plan mondial l'idéologie d'un monde enviable, qui est celui de la consommation, le nôtre.
Écrit par : Rosa | mardi, 17 mars 2009
Pour Gracq, c'eût été bien de créer une "maison d'écrivain" à Saint-Florent-le-Vieil, dans cette maison où il avait passé sa vie.
Pour Bashung, il faut avoir écouté -vraiment écouté- son dernier CD "Bleu pétrole".
Pour les lycées de France, je trouve le mot de décadence sans doute légitime quand on y est prof (autorisé, le mot de prof ?). Parce que ce sont les profs qui "s'y collent".
Avez-vous lu "Conversations sur la langue française" de Pierre Encrevé, (linguiste, directeur d'études à l'EHESS) et Michel Braudeau (écrivain, rédacteur en chef de La NRF), chez Gallimard, 2007 :
passionnant et édifiant lorsqu'ils évoquent les compétences linguistiques des jeunes gens en s'appuyant sur l'exemple de ceux qui jouent dans "L'Esquive" d'Abdellatif Kechiche.
C'est pourquoi je pense que recréer des espaces de lecture et de discussions autour d'oeuvres de l'esprit, serait un moyen formidable de redonner toute son importance à la pensée et je suis persuadée que ce serait très suivi par les lycéens.
Écrit par : michèle pambrun | mercredi, 18 mars 2009
Très vite, je manque de sommeil, le désastre est déjà bien entamé au collège, attaquer le problème par le lycée est voué à l'échec. Et avant le collège il y a le primaire, où tout se joue sans doute...
@Solko:
Même si j'aime beaucoup Bashung (sans l'avoir loin de là toujours aimé!) et beaucoup son dernier album, consacrer 10 pages à sa mort est d'une sottise et d'une indécence rares.
Et on ne parle même pas du contenu des 10 pages. Il vaut mieux que Gracq n'en ait pas eu tant au fond...
Je reviendrai avec plus de temps dans la semaine. Mes excuses pour cette irruption sauvage.
Écrit par : tanguy | mercredi, 18 mars 2009
Il se trouve que j'ai été "requisitionnée" par un ami pour la préselection d'un prix de littérature jeunesse et qui plus est pour une tranche d'âge dont j'ignore tout : les 8/12 ans.
J'ai jeté l'éponge.
affligée par les livres proposés (il s'agit de lecture loisir).
On balance aux enfants des livres qui parlent de tous les problèmes de société, de psychologie... Trois romans sur des enfants juifs pendant l'occupation, dont un sous Anne Franck.
Pas de sentiments ni d'aventure... Rien qui fasse rêvé.
C'est vrai que je n'en ai lu que la moitié...
La littérature jeunesse, on n'en parle jamais mais quel enjeu pourtant.
Je ferai un jour une note à ce sujet car c'est grave.
Écrit par : Rosa | mercredi, 18 mars 2009
Une société de consommation, c’est bien cela. Il suffit de voir comment les étrangers eux-mêmes réagissent. Autrefois, les pays extérieurs essayaient se s’imprégner de notre culture, qu’ils admiraient. Voyez la classe moyenne libanaise, voyez des personnes comme Senghor. Certes, il y avait la-dedans l’admiration béate et un peu ridicule du colonisé envers le colonisateur, mais en tout cas il y avait assurément un grand respect pour notre culture dont il importait de s’imprégner. Aujourd’hui, comme disait Jalel el Garbi sur son site, les étrangers ne viennent plus pour suivre des cours à la Sorbonne, mais pour consommer. On ne peut pas les en blâmer puisqu’ils ne font que nous imiter.
Quant aux pages culturelles des journaux, il suffit de voir ce que l’on retrouve la-dedans pour comprendre : on ne parle que d’actrices de cinéma, de chanteuses américaines ou de vedettes de la télévision. Et encore, ce n’est même pas pour se pencher sur leur art mais plutôt sur leur vie sentimentale agitée. Je trouve choquant qu’on puisse mettre sur le même pied une nouvelle traduction de Montaigne et le troisième divorce de je ne sais quelle actrice. Mais au fait, fallait-il traduire Montaigne ? C’est encore une autre question
Écrit par : Feuilly | mercredi, 18 mars 2009
Écrit par : michèle pambrun | mercredi, 18 mars 2009
Solko dit là une chose fort juste : la décadence est une complicité. Elle se fomente, elle trouve ses adpetes, elle se construit...Pourquoi ?
Vous êtes-vous, un jour, à une époque, retrouvé marginalisé, en dehors, sous les ponts, les uns et les autres ? Se laisser glisser, lentement, sur la pente qui mène au ruisseau, c'est d'une facilité, d'une jouissance même, rien à faire, rien à dire...Laisser faire le poids de l'inertie vous tirer vers le bas. C'est ça, la décadence, reproduite au niveau sociétal..
Je disais optimisme parce que la décadence à ceci d'inéluctable qu'elle est l'antichambre d'un monde nouveau. Arrive un moment, quand on on est au fond, qu'il n'y a plus qu'une solution : pousser sur ses pieds pour remonter ou crever !
La décadence est, par définition, quelque chose que le temps lilmite.
Sans la décadence des légions romaines offertes aux "barbares", puis la décacence du pouvoir et de l'Empire et de la société toute entière, point de Francs, de Huns, de Goths et autres cavaliers venus de l'est pour construire un nouveau monde (mis à genoux par les tartuffes chrétiens, hélas)
Non, ne me dîtes pas que le Moyen-âge fut décadent par rapport à l'époque gallo-romaine !
Sans la lente détérioration de la royauté, sa décadence de meours et de légitimité, point de 89 non plus ! 93, plus excatement...
Donc, optimisme. Des hommes nouveaux viendront. A leur heure et toute cette éducation qu'il faudrait faire en amont, c'est de la bouillie pour les minous, du replâtrage de couloir ministériel...
On ne construit pas d'oasis resplendissantes au milieu d'un champ de merde !
Cordialement
Écrit par : Bertrand.redonnet | mercredi, 18 mars 2009
Entre le string et le voile, que faire ?
Le dilemne était à la hauteur des intelligences et des projets politiques...
Écrit par : Bertrand redonnet | mercredi, 18 mars 2009
C'est à dire entre le conservatisme réac et la modernité mercantile...
entre la peste et le choléra...
j'essaie souvent de voir les panneaux publicitaires sur mes trajets de bus qui exposent fesses et string avec les yeux des musulmans : pas étonnant qu'ils se radicalisent !
Après tout ils ont sur ces questions de moeurs des idées assez proches de celles de mes parents.
idées qui ont conduit à 68.
j'ai heureusement atteint l'âge (même année de naissance que Bashung !)
où on se détache vraiment de toutes ces questions.
Je laisse l'indignation aux jeunes car à qui ou à quoi servirait cette indignation ?
Dernière remarque pour Bertrand : moi je suis pessimiste pour les femmes.
Depuis 30 ans justement on ne s'est pas assez occupé des conséquences que la promotion des filles ont eu sur le mental des garçons.
Écrit par : Rosa | mercredi, 18 mars 2009
http://lexildesmots.hautetfort.com/archive/2009/03/18/le-sacerdoce-du-crime.html
Cordialement
Écrit par : Bertrand Redonnet | mercredi, 18 mars 2009
si décadente je suis décadente je reste....
Je ne vais pas me pourrir les dernières années qu'il me reste !!!!
et pour quoi ?
Avec ou sans moi le monde s'écroulera de toutes façons.
Écrit par : Rosa | mercredi, 18 mars 2009
Écrit par : frasby | mercredi, 18 mars 2009
@ Zélie : Je partage ce sentiment d'impuissance qui est celui que vous ressentez. Je le déplore; et aussi bon an mal an, je m'en accommode.
@ Rosa : Il n'est pas question de schématiser à ce point (Cuba). Mais de fait, dans la plupart des établissements scolaires, le laxisme des adultes, leurs complaisance l'égard de la "jeunesse" atteint des sommets de ridicule et de faiblesse. Le problème, ce n'est pas les jeunes. C'est les adultes qui se croient encore des "jeunes". J'ai mille exemples à citer. Parler d'encadrement et d'autorité, ce n'est pas parler de dictature. Je crois qu'il y a un léger malentendu.
Écrit par : solko | mercredi, 18 mars 2009
Écrit par : Porky | mercredi, 18 mars 2009
Écrit par : solko | mercredi, 18 mars 2009
Écrit par : solko | mercredi, 18 mars 2009
Écrit par : solko | mercredi, 18 mars 2009
Pour ma part, j'ai été un jour marginalisé, oui. La question n'est pas là. Le problème, c'est lorsque les gens aux affaires, (pas les exclus), se laissent aller aussi. Non seulement ils vont eux-mêmes au ruisseau, mais ils entrainent les autres. Et je parle aussi bien des gens qui sont aux affaires économiques, politiques, culturelles...
Vous dites que de nouveaux hommes viendront ... De la planète Mars ? Il y en a déjà presque 7 milliards sur la planète... (je compte les femmes, qui sont des hommes aussi )
Écrit par : solko | mercredi, 18 mars 2009
Écrit par : solko | mercredi, 18 mars 2009
L'environnement sonore urbain est ce qu'il est. Je dis qu'il ne doit pas être toléré dans les lycées. Pourquoi ? Parce qu'il bouzille littéralement la capacité de concentration d'un gamin de quinze à vingt ans. Tout simplement. Ce n'est pas un avis avec lequel je (vous) peux (pouvez) être d'accord ou non, c'est un fait, un diagnostic. Là encore, vous ne tenez pas compte dans la réponse que vous me faites du fait que je parle de lycée, d'environnement scolaire. Tout ce vacarme que vous dénoncez arrive en catimini dans les lycées grâce à un emploi de la technologie. Ce qui est de l'ordre de la décadence, c'est tout ce qui ne se transmet plus, ne s'apprend plus, à cause de cette constante agitation, ou déconcentration, ou laxisme, là encore. Mais je crois qu'il faut lire des copies pour comprendre ce que j'écris là !
Quant au pape, je vous redirai ce que j'ai dit là-haut à Bertrand Redonnet. La décadence, là encore, est plus provoquée par la confusion qu'autre chose. Remettre chacun à sa place et dans sa fonction, c'est à mon sens échapper à cette confusion de sgenres qui est le propre d ela décadence.
Écrit par : solko | mercredi, 18 mars 2009
Il n'empêche que j'ai pensé à vous qui êtes "au front" en me disant que vous seriez bien aise d'avoir ce genre d'élèves.
D'autant que les jeunes cubains sont quand même très décontractés sur les rangs et dans leurs uniformes.
D'accord avec toi en ce qui concerne les chanteurs même si moi aussi j'aimais Bashung.
En fait quelle place leur accorder aux chanteurs ?
Pas de doute ils relèvent de la culture.
La poésie a bien été véhiculée par les troubadours au Moyen-Âge...
Le problème c'est en effet la confusion. Que l'on retrouve avec les Sciences humaines qui se substituent à la Littérature...
Pour Libé le problème est plus complexe : compte-tenu de la grave crise économique que le journal a traversée, d'une part ils n'ont plus de journalistes, d'autre part, ils sont entre les mains des financiers.
Écrit par : Rosa | mercredi, 18 mars 2009
qu'est-ce que c'est HADOPI ?
Écrit par : Rosa | mercredi, 18 mars 2009
@Solko: Stevenson? Ah mais il sera question bientôt de Conrad... Et de quelques autres bricoles. Oui en 5ème tout à fait... (euh non, mais vous savez j'avais lu quelques passages des "essais" de RLS à mes 5èmes... aucun ne m'a dénoncé aux IPR...) D'ailleurs je compte faire acheter la gerbe d'or à mon CDI... (il leur reste du budget)...
Sinon la décadence se portait à merveille au salon du livre. Mais je suis tombé sur des vestiges de civilisation encore vivants de ci de là...
A bientôt
@Frasby: Bonjour vous... Nous reparlerons de Khayâm dès que j'aurais un peu plus d'énergie (renouvelable il va de soi)
Écrit par : tanguy | mercredi, 18 mars 2009
2 liens : l'un informatif
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Hadopi
et un autre pas inutile, je crois:
http://www.numerama.com/magazine/9854-10-bonnes-raisons-de-dire-NON-a-la-loi-Hadopi.html
Écrit par : frasby | mercredi, 18 mars 2009
La confusion des genre oui c'est sûr ... Rien qu'en tapant "culture" sur google ... Le sujet sur la décadence se debattrait peut-être mieux dans un café, je crois, jusqu'au bout
de la nuit ;-) Bonne soirée.
Écrit par : frasby | mercredi, 18 mars 2009
merci pour les liens mais je ne suis pas sûre que ça me passionne.
Solko
pour être reconnu il faut insulter davantage
http://leblog.hautetfort.com/archive/2009/03/19/stalker-le-blog-de-juan-asensio-sur-canal.html
Écrit par : Rosa | jeudi, 19 mars 2009
Écrit par : Redonnet | jeudi, 19 mars 2009
Écrit par : solko | jeudi, 19 mars 2009
Bonne soirée.
Écrit par : tanguy | jeudi, 19 mars 2009
Vous etes etonnant, Solko !
Ca n'est certes pas le pape qui a repandu le Sida en Afrique, lui est-il pour autant permis, en tant que premier personnage d'une institution repugnante, de dire des inepties et est-ce tenir des propos convenus que de denoncer les ignominies proferees, quelles viennent de gauche, de droite, du centre ou de mon cul !
A propos de propos convenus, denoncer les leaders syndicaux comme des manipulateurs payes les jours de greve, excusez moi, mais la, la denonciation, elle a de la barbe et Sarkozy ne la contesterait pas, ma foi... ! Elle en est presque puerile ! "Les syndicats sont des bordels a putes", etait ecrit sur tous les murs il y a plus de quarante ans !
Alors passez-moi le denonciation de l'eglise et du pape, je vous prie, ou alors fermez-moi vos commentaires !
Ne vous meprenez pas, Solko....Je ne suis pas de gauche, ni de droite, ni d'ailleurs. Pretendre le contraire participerait du confusionnisme deliberement interesse.
Mais il me semble de plus en plus cependant que vos cibles sont ciblees... Votre fusil est assez bien regle et c'est une certaine ideologie qui appuie sur la gachette....
J'ai du me fourvoyer...
Sans rancune toutefois et bon vent !
Écrit par : B.Redonnet | vendredi, 20 mars 2009
De la maladresse, certainement, mais je ne suis pas sûre d'y voir autre chose. Alors, je suis certes catholique mais non pas une papolâtre de première classe à cautionner n'importe quel propos.
Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?
Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font.
Écrit par : Zabou | vendredi, 20 mars 2009
Pour autant, pourquoi vous fermerai-je les commentaires ? Parce que sur ce point là nous sommes en désaccord ? Et au nom de quel terrorisme de la cohérence ?
Face à l'essor des sectes diverses, dont la scientologie, de l'intégrisme musulman, avec lequel les gens qui tirent sur Benoit XVI sont d'une complaisance étonnante, face à l'uniformité de la bien-pensance sociétale, l'Eglise a plus besoin d'être protégée qu'attaquée. Je le pense et je le crois sincèrement. Et je sais qu'un monde où seuls les gens qui pensent la même chose sont encore capable de discuter est un monde perdu. C'est pourquoi non seulement je ne vous ferme pas les commentaires, mais je vous remercie d'en déposer.
Quant aux syndicats, vous savez, cela longtemps que l'ai laissé tomber les grèves d'un jour avec défilé bon enfant, comme dit 20 minutes aujourd'hui, sous des ballons gonflés. Je ne supporte plus ces gens qui sont, je le maintiens des professionnels de la récup, à la probité desquels, depuis lurette j'ai cessé de croire...
Sans rancune, évidemment . Et que signifie ce "bon vent" ?
Écrit par : solko | vendredi, 20 mars 2009
Écrit par : solko | vendredi, 20 mars 2009
Oui, cela se fait ainsi, je le sais bien mais c'est insupportablement lourd de devoir sans cesse aller piocher les "vrais" textes pour en parler calmement... quand c'est possible ! C'est toutefois important.
Et pourtant cela n'est pas simple, ensuite, de rétablir la vérité même auprès des jeunes catholiques ados dont on a la charge : l'enseignement de l'Eglise n'est déjà pas évident, alors, dans des cas pareils, c'est encore plus délicat !
Écrit par : Zabou | vendredi, 20 mars 2009
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