lundi, 20 mai 2013
Ecrire, dormir peut-être
J’écris, j’écris, j’écris. En ce moment-même, je passe l’Atlantique dans la salle à souper des troisièmes classes du New Amsterdam, qui quitta Southampton un lendemain de Pâques 1957. Sur l’escabeau, mon chat veille. Mon chat est un veilleur qui ne prononce jamais le moindre mot, mais qui, plus fidèle que moi-même à ce projet, me le rappelle lorsque je suis sur le point de l’oublier. Il est, sous son poil gris, un veilleur épais de silence. A cause de la couleur de sa robe, il porte un nom d’écrivain, qui n’est pas difficile à deviner.
S’il ne sait pas ce que j’écris, je me demande, moi, ce qu’il fabrique, quand il dort.
18:32 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : littérature, écriture |
Commentaires
Écrit par : Sophie | lundi, 20 mai 2013
Écrit par : Mat | lundi, 20 mai 2013
Écrit par : solko | mardi, 21 mai 2013
Incroyable comme l'amour qu'on porte à un chat nous les rend tous attendrissants. C'est idiot mais on s'en fout :)
Absinthe blanche et noire (je ne me trompe pas, Sophie ?), Cendrars gris cendré tigré, mon Athanase à moi est tout noir.
La salle à souper des troisièmes classes du New Amsterdam ? Diantre, on y est déjà...
Écrit par : Michèle | lundi, 20 mai 2013
Écrit par : Sarah. S. | lundi, 20 mai 2013
(J'ai vu l'Atlantique hier, du côté de Saint-Malo, sous la pluie. Vivent les traversées !)
Écrit par : Sophie K. | mardi, 21 mai 2013
Écrit par : Michèle | mardi, 21 mai 2013
Écrit par : Sophie K. | jeudi, 23 mai 2013
Écrit par : patrick verroust | mardi, 21 mai 2013
Écrit par : Bertrand | mardi, 21 mai 2013
C'est aussi une source d'énergie.
Écrit par : solko | mardi, 21 mai 2013
Les commentaires sont fermés.