lundi, 11 février 2013
Vulgarité inouïe de François Hollande
Alors que Benoit XVI présente non pas sa démission, comme on a pu le lire sur tant de sites, mais sa renonciation, que le président américain, évoque le rôle crucial que joue l'église catholique aux Etats-Unis et dans le monde en ajoutant : « De la part des Américains partout dans le monde, Michelle et moi-même souhaitons offrir nos remerciements et nos prières à Sa Sainteté le pape Benoît XVI », vulgarité inouïe du « président » français qui déclare comme entre deux portes « je n’ai pas de commentaire particulier sur cette décision qui est éminemment respectable et qui fera que euh un nouveau pape sera choisi mais euh La République salue le pape qui prend cette décision mais elle n’a pas à faire davantage de commentaires sur ce qui appartient d’abord à l’Eglise »
Antipathie devant ce fonctionnaire à bésicles aussi inélégant qu'étroit d'esprit, qui assume si mal le passé éminemment catholique du pays qu’il prétend diriger, rage devant cette culture de l’ENA sans panache, sans noblesse d’âme, sans compréhension du langage symbolique, répulsion profonde devant cette république maçonne, si bêtement autoritaire et stupidement fière de sa propre décomposition.
Ah quelle joie eût-ce été d’entendre, plutôt que la nouvelle de la renonciation de Benoit XVI, celle de la démission de ce clown, quelle tristesse de devoir endurer encore ça durant quatre ans.
19:20 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : renonciation benoitxvi, france, religion, protocole, obama, hollande |
Commentaires
(je suis ceci dit d'accord, il ne s'est pas cassé le ciboulot)
Écrit par : Sophie | lundi, 11 février 2013
nous allons subir 4 à 6 semaines en mangeant de la papauté à tous les repas ,la presse ne sachant pas faire court et simple
Écrit par : lignon | lundi, 11 février 2013
La France est aussi une réalité historique.
Entendre parler de la papauté ne fera pas de mal. Et ça changera du mariage pour tous et autres inepties.
Écrit par : solko | lundi, 11 février 2013
"Mais vous n'êtes quand même pas surpris..." Non, je ne suis pas surpris que le pingouin s'exprime ainsi car je sais dès le début à quel homme médiocre et opportuniste nous avons affaire
" imaginons Roland que vous soyiez président de la république" ; Je ne suis membre ni du Grand Orient, ni de la Grande Loge de France, encarté ni à l'UMP ni dans cette saloperie de PS, ni ailleurs, aucune chance donc, rassurez-vous !*
"qu'auriez-vous dit?" :
" Au nom des 35 millions de baptisés vivants en France, au nom du passé incontestablement chrétien de ce pays, je tiens à exprimer mon respect le plus profond pour la décision de sa Sainteté Benoit XVI, décision qui engage les affaires du monde entier. En ma qualité de président de la République, je suivrai avec intérêt durant les jours qui vont suivre les évènements qui vont se dérouler au Vatican. Je souhaite à l'actuel Saint-Père une retraite heureuse et à la hauteur de ses espérances'
Voyez. Ce n'est pas difficile d'être poli, respectueux, oserais-je dire gracieux ?
Inutile de vous dire que je ne soutiendrais pas les lobbys Bergé-Fourest par ailleurs, et que je profiterais de ce mandat pour repenser l'euro, l'Europe, en redonnant un peu la parole aux Français au lieu de parader comme une sous merde ( et un sous-Nicolas) dans tous les lieux d'influence en y plaçant mes potes. Hollande, le pire est encore devant nous.
Écrit par : solko | lundi, 11 février 2013
Écrit par : Marie-Hélène | lundi, 11 février 2013
Écrit par : Sophie | lundi, 11 février 2013
Écrit par : solko | lundi, 11 février 2013
Écrit par : Sophie | lundi, 11 février 2013
Puis j'ai compris. Je ne sais ce que c'est que d'être pape. Faire face aux assauts de tous ceux qui souhaitent l'abolition du christianisme, les maçons (voir le mariage gay en France), les islamistes radicaux qui persécutent les chrétiens en Orient, les modernes qui veulent que le pape les soutiennent dans leurs polémiques... A toutes les querelles internes au Vatican, les sédévacantistes, les traditionalistes,les modernes, J'ai pensé aux désastreuses dernières années de Jean Paul II.
Un "vicaire du Christ" doit faire face à tous cela, sous les regards du monde entier et en étant (si possible) "infaillible". Alors, Benoit XVI (s'il n'est pas contraint, car on ne sait rien en réalité de ce qui se passe vraiment) n'a pas forcément tort.
Ce qui est symboliquement d'une portée inimaginable, au regard de la tradition, c'est plutôt la légalisation du mariage gay, non ?
Écrit par : solko | lundi, 11 février 2013
Écrit par : Zoë Lucider | lundi, 11 février 2013
Etre poli, ne pas faire de blague de potaches ("nous ne présentons aucun candidat" vient-il de déclarer avec un sourire de cabotin merdique à la Guitry), respecter le protocole, ce n'est pas faire des génuflexions, c'est incarner la fonction et respecter autrui. Tout comme le baise main à la reine d'Angleterre, auquel Obama, lui, se soumet, quand notre grossier marchand d’aspirateurs passe outre
Libre à chacun de prendre dans le passé chrétien de la France ce qu'il y trouve de lourd ou de léger. Le théâtre de Rotrou, la cathédrale de Chartres, la fine amor de Chretien de Troyes, les Noëls populaires, les tableaux de La Tour, la rhétorique de Bossuet et jusqu'aux très chrétiennes Fleurs du Mal seront pierres et lettres mortes quand la déchristianisation du pays sera accomplie par les lobbys que ce petit VRP représente.
Sans parler des Mémoires de Chateaubriand et de la poésie de Villon. Sans parler du Magnificat et des Evangiles. Sans parler de Citeaux et de Cluny. Bref.
La christianisme a fait les bûchers et les cathédrales , en effet, l'Inquisition et le Grand Pardon. Et le passé chrétien de la France est ambigu. Soit.
Que dire de celui de la Troisième République, colonisateur et collaborateur ?
Que dire du présent ultra libéral et inscrit dans la langue de bois universelle?
Est-ce une raison pour manquer de respect à un pape ?
La promotion Voltaire, oui, dans toute sa splendeur...
Écrit par : solko | lundi, 11 février 2013
Écrit par : Sophie | lundi, 11 février 2013
La réalité ? En marge d'une visite au nouveau site des Archives Nationales, le président Hollande répond aux questions des journalistes :
- Journaliste : "La démission [sic, en effet...] du pape ?"
- Hollande : "Oui, écoutez, je n'ai pas de commentaire particulier à faire sur cette décision, qui est éminemment respectable, et qui fera qu'un nouveau pape sera choisi, mais la République, elle salue le Pape qui prend cette décision mais elle n'a pas à faire davantage de commentaire sur ce qui appartient d'abord à l'église."
- Journaliste : "[Question inaudible]"
- Hollande: "Écoutez je ne pense pas que ce soit à moi de dire aujourd'hui si c'est une première ou si c'est une répétition... non ce que je pense c'est que c'est une décision humaine et une décision aussi liée à une volonté qui doit être respectée..."
Source: enregistrement vidéo qui peut être visionné sur le site de l'Elysée...
En somme il ne s'agit nullement d'un communiqué réalisé à froid avec conseillers divers et variés mais d'un séance de réponses à la presse sur toutes sortes de sujets d'actualité... La comparaison avec le communiqué d'Obama ou votre propre déclaration n'a donc pas vraiment lieu d'être...
Enfin comme cela on s'amuse un peu, merci ! On a connu Solko plus soucieux de son esprit critique...
Écrit par : Tanguy | lundi, 11 février 2013
Vous savez, vous pouvez dire que vous êtes catholique à un juif, un protestant, un musulman, un hindouiste, un athée cultivé, il ne vous en tiendra pas rigueur. Au contraire.
Le seul qui vous crachera à la gueule, ce sera un gaucho-libéral lisant Le Monde, Le Figaro ou Libé peu importe, enfermé dans un double discours, sur les prétendus droits de l'homme et la prétendue vertu de l'état français ou celle du parlement européen, convaincu de la possible harmonie entre les deux (l'individu et l'état) par une rhétorique à deux balles empruntée aux experts à écharpe rouge ou tailleur pied de poule de chez Calvi
Écrit par : solko | mardi, 12 février 2013
En tant qu'historien, je ne peux que déplorer le terme de "démission" qui n'est pas valable. Bref, un président français va au dîner du très contestable Crif, tout est normal, mais s'il devait reconnaître les racines éminemment chretiennes de la France, on crierait au scandale.
Hollande n'est qu'un étron.
Écrit par : Jérémie S. | lundi, 11 février 2013
Je ne suis pas sûr que Hollande soit responsable de la connerie des encartés au PS, pas plus que Sarkozy ne l'était de celle des militants UMP, tant qu'il ne la flattait pas.
Pour le reste, on ne peut pas dire que l'Eglise a été bien neutre ces derniers temps, j'y vais assez pour le savoir... Et la réponse de Hollande où vous avez vu de la vulgarité est surtout celle prudente d'un politique respectueux des équilibres de notre République (vous êtes en droit de ne pas apprécier notre système politique, mais reprocher à ceux qui le reconnaissent de ne pas penser comme vous...) et un peu au courant de la connerie médiatique des temps. Quand on connait un peu l'art diplomatique des déclarations émanant du Vatican, je trouve assez savoureux le concert de protestations suscité par la déclaration du Président de la République...
Quant à la "démission" du Pape, je ne vous ai pas souvent entendu, ni vous ni Jérémie et compagnie, vous plaindre de ce que la CGT ait un "patron". Sans que le PS et généralement Le Monde n'y soit pour grand chose... Si vous attendez mieux de BFM TV, du Figaro, et tutti quanti, que dire?
Écrit par : Tanguy | mardi, 12 février 2013
"Je dois bien reconnaître que, à tort ou à raison, Benoît XVI a omis de me consulter avant de prendre sa décision #Age #EmploidesSeniors#".
Voilà un sens de l'humour fort à propos. Beaucoup de classe et d'élégance. On aimerait évidemment que les socs aient autant de spiritualité pour moquer les instances du CFCM au lieu de se coucher comme ils le font depuis si longtemps au nom d'une repentance qui cache mal leur lâcheté.
Quant au commentaire de Zoé Lucider : " Je refuse que la France soit la fille ainée de l'Eglise parce que je ne pardonne rien des exactions passées et à venir de cette autorité spirituelle, certes, mais o' combien matérielle", il est d'une ineptie tordante. La question du refus ou de l'acceptation n'a pas de sens. Il s'agit d'un fait historique. Un fait ! Qu'elle veuille pratiquer du révisionnisme historique, grand bien lui fasse. Cela ne peut effacer les cathédrales, Bossuet et Chateaubriand.
Sur la question des exactions, rien à redire. L'église catholique ne sort pas indemne de l'Histoire, certes. On aimerait autant de virulence sur les razzias en Afrique du Nord et l'islamisation arabe des populations qui vivaient sur ces territoires, ainsi que sur les descentes sur l'espace sub-saharien. Il y a Pétré-Grenouilleau qui traite fort bien ce sujet... Mais admettre cela suppose un retour sur soi et la triste mythologie tiers-mondiste.
Écrit par : nauher | mardi, 12 février 2013
Écrit par : Sarah.S | mardi, 12 février 2013
Aujourd'hui, il n'y aurait pas de "roman européen", de "roman social-libéral" ?
Il y aurait une histoire sans langage ?
Sarah, TU nages en plein délire.
Tu devrais lire ceci :
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2008/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20080912_parigi-cultura_fr.html
Écrit par : solko | mardi, 12 février 2013
Pour ma part, je lis avec intérêt ce que l'humaine engeance a jugé bon de transmettre et je m'en évade le plus souvent possible parce que pour moi c'est un discours de vieux patriarches gouverneurs de tribus. Compte tenu de l'état où se trouve le monde où leurs belles envolées spirituelles nous ont conduit, il est urgent de les désacraliser et de réinventer une spiritualité moins mortifère.
Écrit par : Zoë Lucider | mercredi, 13 février 2013
La France, fille ainée de l'église, le fut pour des raisons de pouvoirs temporelles, de diktats spirituelles, de besoin réciproque de légitimité. Les rois de droit divins avaient besoin de pouvoir mettre leur oint sur la gueule de leurs féaux d'arme...
Cette renonciation de ce pape, pour des raisons qu'on ignore, est un acte fort, un message envoyé à tous les dirigeants...Beaucoup d'entre eux pourraient méditer la leçon. Soit, il n'est plus capable d'exercer ses responsabilités, soit il ne peut pas exercer son sacerdoce comme il l'entendrait, en conséquence, il renonce...voilà un acte politique fort, à moins que...mais pourquoi, toujours médire.
Cette décision et l'élection d'un nouveau pape ne peuvent pas laisser indifférent l'état français mais , il est sain de rappeler que ces événements sont les affaires internes de l'église catholique...Il n'y a pas si longtemps que le gouvernement de la France essayait de pousser son poulain au trône papal . Il reste à espérer que le conclave dont ont été écarté les cardinaux octogénaires saura papoter sans perdre de vue les points cardinaux et sans être déboussolé, il ne s'agirait pas que l'incurie romaine élise un pape un peu trop à l'ouest...Le rire est une des forces libératrices dont l'homme est doté, il est un des garants d'une pensée qui se critique elle même...
Écrit par : patrick verroust | mardi, 12 février 2013
Écrit par : solko | mardi, 12 février 2013
Écrit par : Sarah.S | mardi, 12 février 2013
Pour en revenir à l'histoire, et au rôle des moines dans l'élaboration de la conception du langage et de l'histoire en Europe, le texte de Benoit XVI me semble élever un peu le débat par rapport aux mornes plaines où le maintiennent nos idéologues et nos politiciens qui sévissent un peu partout.
Écrit par : solko | mardi, 12 février 2013
Écrit par : patrick verroust | mardi, 12 février 2013
Écrit par : patrick verroust | mardi, 12 février 2013
Écrit par : solko | mardi, 12 février 2013
Écrit par : Sarah.S | mardi, 12 février 2013
Cela n'empêche personne de s'ouvrir à d'autres cultures, à lire la Bhagavad Gita ou le Coran, Lao Tseu ou tous les vedas en sanskrit. S'ouvrir à d'autres cultures, ce n'est pas perdre la sienne, sinon on ne se cultive pas, on consomme du culturel,n ce qui est différent. Moi, je suis chrétien et je peux lire la Baghavad Gita sans devenir hindou. C'est mon privilège et j'y tiens. Le multiculturalisme c'est de la foutaise.
Aujourd'hui, les instances qui dominent nos vies sont l'Etat et les Banques. Pour notre malheur. Les deux, dirigés par des voyous.
Injurier l'Eglise, c'est se faire une panoplie de libre penseur à bon compte.
Voilà. Je crois avoir fait le tour de la question.
Écrit par : solko | mardi, 12 février 2013
écrire que la France est la fille aînée de l'Eglise est un fait. Non pas au sens où vous le donnez selon une grille positiviste mais comme élément d'appréciation dans un cadre social et historique. Or, l'histoire est une construction, une certaine manière, comme les sciences (cf. Popper et Khun) d'appréhender le monde et de l'organiser. L'histoire est avant tout un discours, le produit d'une instance (dont on peut attaquer l'idéologie, soit, mais qu'on ne peut pas nier au gré de ses envies). Il ne s'agit nullement de souscrire à je ne sais quel diktat catholique mais de rappeler qu'une chapelle de Saint-Pierre est consacrée à la France, que Saint-Louis des Français est territoire français et que le président de la République est chanoine de Saint-Jean de Latran.
Ce que vous considérez comme un délire ne l'est sur ce plan pas plus que la mythologie et la martyrologie révolutionnaires et républicaines. Le catholicisme est indissociable d'une certaine forme d'organisation de la pensée dans l'espace français, ce qui ne réduit nullement la France à sa donnée religieuse (ne serait-ce que parce que, contrairement au lieu commun, il y a toujours eu une distinction claire entre le pouvoir royal et l'autorité religieuse).
Il serait fort intéressant, sur ce point, de comprendre pour quelle raison le catholicisme est aussi violemment attaqué, comme s'il portait en lui toutes les horreurs du monde contemporain. Aujourd'hui, la haine du religieux est essentiellement la haine du catholicisme, n'en déplaise à la doxa en vigueur, et le traitement pitoyable du gouvernement (président et ministre) du retrait de Benoit XVI en dit long sur le combat qui est mené pour mettre à terre définitivement la pensée religieuse qui, de nos jours, s'accommode le moins bien (si l'on veut bien la comparer au protestantisme, au judaïsme et à l'islamisme salafiste) de la doctrine ultra-libérale...
Écrit par : nauher | mardi, 12 février 2013
Écrit par : Sophie | mardi, 12 février 2013
Écrit par : Sarah.S | mardi, 12 février 2013
En revanche, je crois que l'on peut toujours dire que la France est la Fille aînée de l'Eglise ; ça choque peut-être les athées et / ou les laïcs, mais c'est un fait inscrit dans le paysage (églises, monastères...) et dans l'Histoire (Clovis, Charlemagne, Saint-Louis, Louis XIV, sans parler des Cardinaux principaux ministres comme Richelieu, Mazarin et Fleury). Je suis chrétien agnostique, mais malgré les nombreux défauts de l'Eglise catholique, j'éprouve une forme de respect et d'admiration devant cette institution séculaire qui est aussi l'héritière de l'Empire romain chrétien de Constantin.
Pour le reste, je souscris aux commentaires de Nauher et de Solko, et je ne répéterai donc par leurs arguments, dont celui très juste et très symbolique du Président de la République fait Chanoine de Saint-Jean de Latran. Dans le même ordre d'idées, certains sont choqués que l'on ait fait apprendre aux habitants des colonies "Nos ancêtres les Gaulois", mais il s'agissait d'une filiation mythique... une manière d'adopter des origines, non d'une déclaration de fait.
L'échec de l'Union Européenne trouve aussi ses origines dans le refus de nos gouvernants libéraux-américano-sionistes de reconnaître les origines chrétiennes de l'Europe, d'adopter une monnaie commune au nom débile (l'Ecu, ça avait de la gueule !), et de croire que tout découlerait de l'union économique... Foutaises : on ne construit pas une solidarité entre les peuples, sans une dose de roman commun, et le roman commun de l'Europe, c'est le Christianisme ! Nos lois, nos institutions, toutes laïques qu'elles soient, sont imprégnées par le message du Christ.
Je suis persuadé que le message des Quatre évangiles (je mets volontairement de côté l'Ancien testament que je laisse aux Juifs) et celui des Epîtres (avec quelques réserves dues à leur contexte de rédaction) est supérieur à celui du Coran (livre de guerre) et de la Torah (bouquin pour adeptes des bites mutilées).
Pour finir, je ne commenterai pas les commentaires de celui qui voit en Hollande un de Gaulle en puissance (mdr) et qui se complaît dans le syndicalisme (donc la bêtise infantile).
Je vous laisse : je vais relire Marc-Aurèle et Sénèque !
Écrit par : Jérémie S. | mardi, 12 février 2013
Écrit par : solko | mercredi, 13 février 2013
La fille aînée de l'église n'est pas un fait historique qui perdure de nos jours que je sache. Je ne nie en rien les apports du christianisme au patrimoine culturel, de même que je ne suis pas une idolâtre de la troisième république, colonisatrice (avec l'aide de nos bons missionnaires, au passage). Je ne suis pas plus cathophobe qu'islamophobe ou autre aversion pathologique. Je respecte en chacun les voies qu'il se choisit dès l'instant qu'il ne prétend pas me les faire emprunter au prétexte qu'elles sont les seules qui mènent vers La Vérité. Qu'on soit persuadé que le message des Evangiles surpasse celui du Coran, opinion qui n'engage que celui qui l'émet, n'autorise pas à orner la Torah d'un qualificatif injurieux.
Pour ma part, je lis avec intérêt ce que l'humaine engeance a jugé bon de transmettre et je m'en évade le plus souvent possible parce que pour moi c'est un discours de vieux patriarches gouverneurs de tribus. Compte tenu de l'état où se trouve le monde où leurs belles envolées spirituelles nous ont conduit, il est urgent de les désacraliser et de réinventer une spiritualité moins mortifère.
Écrit par : Zoë Lucider | mercredi, 13 février 2013
Compliqué. Réinventer une spiritualité, ce n'est pas rien.
Et qui s'en charge ?
- Bon nombre de sectes ont été créées dans les seventies et depuis, d'inspiration bouddhiste, christique, hindouiste. Outre le fait que leur action est limitée, elles tombent dans des travers bien pire que l’Eglise. Et une inefficacité patente.
- L'Etat ? Cela revient à dire les partis, qui ne peuvent s'en tenir qu'à des lieux communs en guise de spiritualité. Avec en sous mains la pression plus mortifère encore des loges, des associations diverses et des lobbys. Dans tous les régimes ou l'état s'est mêlé de moraliser la vie publique, on est tombé dans une dictature. D'ailleurs on n'en est plus loin.
- Chacun dans son coin ? C'est ce qui se passe plus ou moins à cette heure, c'est Montaigne et sa librairie et, forcément, cela engendre de lourdes "inégalités", chacun se référant à sa tradition, sa communauté, son individu, en dernier ressort son intérêt.
Je suis pour ma part un individualiste et un humaniste à qui la société libérale actuelle ne convient pas.
Les religions traditionnelles pèsent toutes du poids de leur passé, de leur culture, de leurs errances. Cela dit, c'est grâce à elles qu'on peut parler d'humanité au sens large, que le sens d'un sacré incluant tous les morts a formé au fil des siècles cet ensemble.
. Il a fallu la religion, l'art, la technique, le langage, dit Levi Strauss, pour qu'on commence à parler de civilisation.
La force du christianisme, c'est qu'elle n'est pas seulement une religion de l'épée, ni seulement une religion de l'amour (à quoi on la réduit), mais qu'elle intègre la croix. C'est la croix qui fait de moi un chrétien.
Écrit par : solko | mercredi, 13 février 2013
De mon côté, petite parpaillote ayant lu Ellul (et notamment sa formidable "Subversion du Christianisme"), je ne peux plus, désormais, mêler une religion et sa structure temporelle, donc je me tairai.
Il n'empêche. Outre la phrase passe-partout effectivement peu élégante de Hollande, on notera son "je ne pense pas que ce soit à moi de dire aujourd'hui si c'est une première ou si c'est une répétition" qui révèle implicitement qu'il ne sait absolument pas si le fait qu'un pape renonce à ses fonctions s'est déjà produit dans la longue histoire de l’Église Catholique. Dons moi, ce que je lui reproche surtout, c'est son inculture globale, à ce président "moderne" (comme je la reprochais déjà à Sarkozy). Alors oui, Monsieur le Président, le fait s'est déjà produit plusieurs fois par le passé. Des noms ? En voilà : Pontien en 235, Benoît IX (contre une compensation financière, misère !) en 1045, Célestin V en 1294, et Grégoire XII en 1415. (D'autres furent déposés, mais c'est une autre histoire.)
Écrit par : Sophie K. | mercredi, 13 février 2013
La fameuse promotion Voltaire qui sévit dorénavant partout.
Les Français ont voté à gauche (pas moi) : ils se retrouvent avec la promotion Voltaire.
Mieux vaut en rire !
Écrit par : solko | mercredi, 13 février 2013
Écrit par : Sophie K. | mercredi, 13 février 2013
Le pape démissionne de ses fonctions,Hollande...
Je ne sais pas quoi en dire...
Et là, je viens de voir qu'est sorti un film "Deux pères". Deux hommes sont allés aux Etats-Unis, une femme a donné ses ovocytes, deux ont été fécondés avec les spermatozoïdes de chacun. Ces embryons ont été implantés dans l'utérus d'une mère porteuse. Et voilà ils sont pères tous les deux, ils ont payé frais d'avocats et assurances médicales. Ils parlent d'une aventure humaine qui tissent des liens formidables, comme E. Badinter le dit aussi.
Et bien moi, je ne sais toujours pas quoi en penser.
Écrit par : Anne D. | mercredi, 13 février 2013
Je suis loin de votre écrit.
Mais c'est mon ressenti du moment.
Et pourtant je suis analyste...
Écrit par : Anne D. | mercredi, 13 février 2013
Écrit par : solko | jeudi, 14 février 2013
Promotion Voltaire de l’ENA, certes…
Mais Voltaire lui-même, qui était-il ?
Je vous invite à partager ma surprise, en consultant, si vous le voulez bien :
http://voltairecriminel.canalblog.com
Très cordialement,
Michel J. Cuny
Écrit par : Michel J. Cuny | mercredi, 17 avril 2013
Ce qui est effarant dans cette France, encore plus que dans celle du gouvernement précédent, c'est : de nous faire croire que tous les maux que nous connaissons se sont accomplis depuis 2002, que tous les problèmes de France sont d'ordre sociétal, et que l'on peut manifester contre n'importe quoi.
J'espère que Hollande et Ayrault se prendront une sacrée claque lors des prochaines élections, et que bientôt ils ne pourront plus invoquer le passé Chirac/Sarkozy pour masquer leur incurie. On manifeste pour ou contre mariage homo, alors que de vrais sujets mériteraient de vrais débats, de vraies questions, de vraies manifestations : qui a tué Robert Boulin / Fontanet / de Broglie, pourquoi Grossouvre se tire une balle à l'Elysée, pourquoi la famille Mitterrand ne rembourse pas les frais de Mazarine Pingeot, que se cache-t-il vraiment derrière la mort de Coluche ?
*Je suis d'ailleurs très réservé sur les enfants éprouvettes ("Maman, comment ai-je été fait ?" - "Dans un tube en verre !".) La stérilité doit pouvoir être surmontée autrement.
Écrit par : Jérémie S. | mercredi, 13 février 2013
" On est passé du "je veux un enfant de toi" à "je veux un enfant avec toi".
Oui. C'est de la colocation en temps de crise. Il s'agit de faire ensemble des enfants au système.
Écrit par : solko | jeudi, 14 février 2013
Ce "et pourtant" veut dire qu je devrai avoir des opinions, mais en ces temps je ne sais plus. On court derrière ces changements qui bousculent nos valeurs, mais que sait on vraiment...
Ce que je sais, comme je l'ai déjà dit, de nos jours Narcisse a des droits que la société lui a fabriqué. Mais puis-je aller plus loin dans mon jugement?
Écrit par : Anne D. | jeudi, 14 février 2013
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