vendredi, 06 mai 2011
Le socialisme dada
Alors que Sarkozy est au plus bas dans les sondages, les candidats socialistes s’étripent et se montrent incapables de saisir leur chance en dégageant en leur rang un chef légitime capable d’incarner le pays. Chacun pense à sa pomme, révèle son intérêt propre, son incapacité à rassembler, et tous perdent une occasion précieuse devant l’opinion de montrer l'unité du parti derrière un candidat. Qu’en serait-il dans une circonstance moins favorable ? On se le demande ! Cela s’appelle laisser passer sa chance, quel fiasco ! Un tel spectacle n'a rien d'étonnant, cela dit, pour ceux qui se souviennent du deuxième septennat de Mitterand durant lequel ces gaillard(e)s firent leurs classes, et de la décomposition générale qui s'en suivit.
A moins qu’un candidat type Mélenchon ou Chevènement effectue une percée crédible, ce qui est peu probable au-delà d’un succès d’estime au premier tour, je crois pouvoir dire que mai 2012, c’est plié.

10:07 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, socialisme |






Commentaires
Écrit par : Zoë Lucider | jeudi, 05 mai 2011
Des assemblées, une intelligence collective ???
Cela tiendrait quelques mois. Et après ?
Dans le système globalisé à 7 milliards d'individus, avec le contrôle sur la monnaie européenne confisqué, et le système financier aux manettes là où ça compte (qui note les Etats comme des bons ou mauvais élèves?), le président reste de toute façon un simple VRP, lui aussi tenu par le système, plus qu'un chef de quoi que ce soit. Condamné à vivre de coups médiatiques. Confère Sarkozy ou Obama.
Et c'est pour le choix de ce VRP qu'on fait tout ce tsoin-tsoin? Manipulation et manipulation.
Écrit par : solko | jeudi, 05 mai 2011
Écrit par : patrick verroust | jeudi, 05 mai 2011
J'ai soixante balais, ça fait à peu près 45 ans que j'assiste à leurs grotesques bouffonneries. Je peux guère me tromper sur une vision à si court terme de cinq ans.
Et même si un de ces gros cons du socialisme d'étiquette prenait le guidon, il n'en ferait ni plus ni moins que le saltimbanque Sarkozy.
Suis toujours dans la vision utopique et généreuse de Zoé : des élus révocables à tout instant, révocables à coups de pieds dans le cul. Une telle disposition réduirait d'ailleurs considérablement le nombre de candidats en amont.
Viva l'Anarchia !
ça ne veut plus dire grand chose, mais ça fait du bien de le dire...
Écrit par : Bertrand | vendredi, 06 mai 2011
Plutôt que le parlement incessant, mon utopie privilégiée serait la société des belles âmes de Rousseau.
Écrit par : solko | vendredi, 06 mai 2011
En ce moment un projet de loi constitutionnelle en cours d'examen à l'Assemblée nationale, visant à faire entériner par le Parlement la mise sous tutelle européenne des budgets de la nation et de la Sécu.
Solko, le président est peut-être un VRP. Il n'empêche qu'il reste des marges de manœuvre, car c'est encore le Parlement qui vote le budget de l'État et celui de la Sécurité sociale. Laissons faire la saloperie qui se prépare et on ne pourra même plus lever le petit doigt...
Écrit par : Michèle | vendredi, 06 mai 2011
"Laissons faire..." : mais que pouvons-nous faire et pouvons-nous lever le petit doigt ?
Écrit par : solko | vendredi, 06 mai 2011
Il n'y a rien à attendre du suffrage universel, comme d'habitude dirais-je.
" La gauche française croyait en 1981, tel Christophe Colomb, découvrir les Indes (le socialisme). Elle a découvert l'Amérique (le néo-libéralisme). Le mirage européen lui a fait perdre de vue le peuple français. Elle n'est guère armée pour comprendre le monde qui vient. "
Jean-Pierre Chevènement, La France est-elle finie ?, 2011.
Ce constat n'est pas complètement faux. Sauf qu'il devenu aujourd'hui vain de parler de l'ex-France. Ce dont nous avons le plus besoin c'est de retrouver un destin authentiquement européen.
Écrit par : Danny | vendredi, 06 mai 2011
Une génération de politiciens, sur la base du pacifisme louable issu de la seconde guerre et largement partagé par les peuples, a confisqué leur destin à tous leurs successeurs en les privant du contrôle de leur monnaie, en alignant les modèles éducatifs à de la basse propagande et à du consumérisme intransigeant, en mettant à l'écart ce qui faisait justement la culture européenne. L'Europe virtuelle n'existe pas, et l'Europe réelle ne peut éclipser les nations qui la composent
Écrit par : solko | vendredi, 06 mai 2011
A propos de ce que vous dites de l'Europe, j'ai lu, il y a quelques années un livre formidable (si, si) qui disait entre autres :
" Ça n’est pas agréable à écrire et ni même à penser mais je ne suis pas de ceux qui bêlent à tout vent que l’Europe est à jamais sauvée des cataclysmes guerriers. Parce que derrière les poteaux qu’elles plantent pour marquer sa souveraineté, aussi loin qu’elle puisse étendre ses ailes, il y aura toujours un pays qui ne reconnaîtra pas ces poteaux comme plantés au bon endroit ou une nation qui s’en sentira bafouée. De plus, à l’intérieur même de son enceinte, et ce d’autant plus sûrement qu’elle ne cesse de s’élargir, longtemps des nations seront agitées par leur sentiment équivoque d’une adhésion forcée à une histoire usurpée, sentiment tellement nébuleux qu’il faudra bientôt le taxer de barbare. Peut-être, sûrement même, les générations d’un futur plus ou moins lointain aboutiront-elles à l’effacement de ce sentiment occulte. Lorsque la dissolution liquide des pays dans un même bocal sera devenue plus compacte et plus solide.
Mais les hommes aiment lire le chemin dallé par leurs ancêtres pour arriver jusqu’à eux. Les hommes aiment réveiller les fantômes de leur généalogie parce qu’ils murmurent ainsi au plus profond de leur identité. Les hommes déracinés laisseront alors un vide, un trou béant, une incompréhension à leurs enfants des siècles futurs, soucieux de leurs premiers Edens. Et tant qu’il y aura ce manque de tracabilité de l‘histoire individuelle, subsistera ce sentiment d’appartenir à de lointains vaincus, la nation exterminée par le pays."
Polska B dzisiaj - Me souviens plus du nom de l'auteur
Écrit par : Bertrand | vendredi, 06 mai 2011
Écrit par : solko | vendredi, 06 mai 2011
Si tel est le souhait des peuples qui la composent, il n'y a aucune raison de s'en offusquer, et a fortiori de le combattre.
En France, l'Etat jacobin issu du régicide de 1793 et de la guerre civile en Vendée, en stérilisant voire en niant les cultures régionales basques, bretonnes, occitanes..., en se livrant corps et âme au marché avec à la clé les conséquences catastrophiques connues, a définitivement failli. Vouloir continuer coûte que coûte à s'y référer constitue à mes yeux une impasse politique.
Pour autant un Etat régalien, de type fédéraliste, qui ne serve pas l'Oligarchie capitaliste mais le/les peuple(s), me paraît une piste raisonnable et vitale à explorer pour la survie de l'Europe et des peuples qui la composent.
Enfin pour être tout à fait clair et sans ambiguïté, je reprendrais à mon compte les propos de Pierre Vial, Président de Terre et peuple :
" Notre mission est d'incarner la conscience identitaire européenne et la volonté de survie de nos peuples. Il nous faut faire renaître l'espérance dans l'âme des meilleurs Gaulois, ceux qui ont vocation à s'engager à fond pour la résistance et la reconquête au service de notre Terre et de notre Peuple. Par rapport à cet impératif, les péripéties politiciennes n'ont qu'un intérêt relatif. "
Intervention de Pierre Vial, le 12 février 2011, à la réunion de Synthèse nationale.
Écrit par : Danny | vendredi, 06 mai 2011
Écrit par : solko | vendredi, 06 mai 2011
Je n'oublierai évidemment pas de mentionner Alain de Benoist et sa revue Eléments pour une civilisation européenne dont la dernière livraison traite du déclin de l'Occident - très stimulant dossier.
Cela dit en toute amitié.
Écrit par : Danny | vendredi, 06 mai 2011
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