mercredi, 19 janvier 2011
Indignez-vous
Stéphane Hessel est en train de faire un joli succès de librairie, avec son titre Indignez-vous. Je dois dire que, tout comme Pascal Adam, je n’ai pu non plus passer le stade de la seule couverture et l'ai donc laissé chez le libraire. Ce titre-slogan me rappelle trop les analyses de Gregory Bateson à propos de la double-contrainte manipulatoire, énoncée en 1956 dans son article « Vers une théorie de la schizophrénie ».
Il y était question de ces fameuses injonctions plongeant celui à qui elles s’adressent dans une situation angoissante, le paradoxe qu’elles contiennent le menant systématiquement à une « double contrainte ». Ces ordres impossibles à respecter (du type « soyez naturel ») qui vous invitent à faire ou à être ce que précisément l’injonction vous empêche de faire ou d’être. Car dans l’exemple en question, que vaut un comportement naturel façonné ? Ces analyses furent à l’époque à l’origine du Mental Research Institute, qui donna naissance au fameux (et par moment fumeux) collège invisible de Palo Alto.
Stéphane Hessel s’en est-il souvenu avec ce titre impossible, donc : Indignez-vous ! Mais puis-je m’indigner si on me le demande, puis-je m’indigner véritablement sur commande, et en réponse à une injonction autoritaire, formulée de surcroît par une figure aussi patriarcale que celle du digne Stéphane Hessel ? Le risque n’est-il pas même que je finisse par m’indigner contre celui-là qui, formulant une aussi hautaine injonction, indispose mon indignation naturelle ?
Nous nous trouvons bien avec ce titre dans ce type d’énoncé, paradoxal et angoissant, dont je ne suis pas sûr qu’il soit à même de chapeauter au fond autre chose qu’une excellente opération marketing…
09:00 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (58) | Tags : stephane hessel, communication, littérature, palo alto, politique, langage |
Commentaires
Écrit par : patrick verroust | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : frasby | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
C'est le commentaire de Frasby, bonjour chère Frasby, qui m'a fait le lire.
Et Patrick Verroust a raison qui loue l'esprit et la belle philosophie de votre texte.
Merci donc. Ce que j'aime dans ce tissage d'internet, c'est comment, quand vous avez une défaillance -(le) vous c'est moi :) - d'autres, souvent des amis, vous aident à vous relever. "Regarde bien ".
Écrit par : Michèle | mercredi, 19 janvier 2011
Une stratégie marketing est une stratégie marketing. Je ne sais si Hessel en est victime ou coupable (et qu'importe...?)
N'en soyons pas dupes, c'est tout...
Et défions-nous du binaire
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : Bertrand | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : patrick verroust | mercredi, 19 janvier 2011
http://motsaiques2.blogspot.com/
Écrit par : ArD | mercredi, 19 janvier 2011
http://motsaiques2.blogspot.com/
Écrit par : ArD | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : Michèle | mercredi, 19 janvier 2011
Insurrection pacifiste"
Oxymore de salopard qui ne sait même pas de quoi il parle sans doute, lui qui ne s'est jamais insurgé et joue au belliqueux.
Que son torchon soit un succès de librairie n'est pas étonnant : les librairies sont de plus en plus des poubelles de mercerie
" Gens en place, dormez
Sans vous alarmer,
Rien ne vous menace !
Ce n'est qu'un vieux sot
Qui monte à l'assaut
Du p'tit Montparnasse ! "
Écrit par : Bertrand | mercredi, 19 janvier 2011
Vous affirmez : "Lui qui ne s'est jamais insurgé"...
Actuellement, il y a des plumes pour reprocher à Stéphane Hessel de n'avoir été "qu'un an à Buchenwald" (en oubliant au passage Dora).
Vous, pourfendeur de connards et de salopards,vous frappez plus bas et plus fort encore.
Son engagement dans la France Libre, son parachutage sur le territoire de Vichy, sa capture par les nazis et les suites, ne vous suffisent pas comme preuves ?
Vous avez de l'avenir comme juge dans des tribunaux intégristes.
Écrit par : JEA | mercredi, 19 janvier 2011
(sans doute rajoutée après votre passage...
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : Marco | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
Par ailleurs, il est toujours très drôle de voir un verbe ainsi construit "absolument". S'indigner. Sans autre objet que la satisfaction narcissique et la bonne conscience. "Je suis indigné", comme si c'était là une manière de dire "je suis un homme". On est à la limite de l'indécence.
Dernière chose : le succès de librairie prouve que, si réflexion il y a dans ce livre (mais les premières pages lues nous en ont dissuadé), le lecteur français moyen attend son seuil de tolérance (si j'ose) très rapidement. Quinze-vingt pages et il en sait suffisamment. Misère de la pensée...
Écrit par : nauher | mercredi, 19 janvier 2011
Mais nous y sommes habitués depuis si longtemps.
A relire, plutôt, "La crise de la culture", d'Hannah Arendt, qui vit naître ce genre de livre-programme, livre-produit, livre consommation.
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : teddy | mercredi, 19 janvier 2011
Je demeure assez effrayé devant l'autoritarisme ridicule de ce titre, devant l'inefficacité de cette injonction, et la meute de chiens de garde qui semble prête à mordre tout ce qui tente d'analyser un peu lucidement l'attitude de Mr Hessel. Le marketing et l'indignation demeurent, oui, deux univers contradictoires.
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
A mon tour,en mon nom,
Au nom de ma saison.
Je lui dis ma patrie
Verglas et poudrerie
Bourrasque et froidure
Blancheur et beauté
Dans le boisé de l'est
Et que parfois l'été
Y pose un papillon
Écrit par : clemence | mercredi, 19 janvier 2011
Je ferais un premier constat, l'auberge s'écroule mais on n'en est pas sorti!!
Je ne suis pas sur que ce soit très important qu'il y ait ou non du contenu dans le livre d'Hessel . Par contre, je crois qu'il faudrait savoir hiérarchiser nos "indignations" qui sont, tellement, tout azimut, qu'elles en deviennent inaudibles.
Écrit par : patrick verroust | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
D'autre part, le fait de traiter d'antisémite toute personne qui critique la politique Israélienne devient insupportable, de même que le fait de traiter de fasciste toute personne qui critique l'Islam. Ce pays est devenu tellement binaire que je me demande si Stéphane Hessel ne s'est pas tout simplement, pour leur répondre, mis au niveau de ceux qui ont, durant toutes ces années, déboulonné la pensée, et souillé une certaine pureté d'âme.
Enfin, tant que je ne l'aurai pas lu, je ne saurai dire, mais une langue simple n'est pas forcément une langue sans style.
Écrit par : Sophie K. | mercredi, 19 janvier 2011
.C'est de la raffarinnade de gauche, si vous voulez. C'est comme Fabius que j'entendis un jour dire à la TV, au moment de la réforme de la retraite : "je ne comprends pas pourquoi les gens ne se révoltent pas".
Tant mieux pour lui si les questions de survie ne se proposent pas à son immédiat quotidien. Mais enfin, le PS, une telle indécence, récurrente, constitutive de son aveuglement.
La fille de Delors et le président du FMI, ou ce monsieur Hessel, comme porte drapeaux. C'est à se tordre et c'est tragique à la fois ...
Écrit par : solko | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : Sophie K. | mercredi, 19 janvier 2011
Écrit par : solko | jeudi, 20 janvier 2011
Écrit par : Sophie K. | jeudi, 20 janvier 2011
Écrit par : Sophie K. | mercredi, 19 janvier 2011
Le reste est travail d'éditeurs qui ont jugé important de faire connaître ce que disait cet homme.
J'ai été agacée du battage fait autour de ces pages. La polémique enclenchée ici m'a fait lire et m'informer un peu plus avant.
Je lirai "Indignez-vous", en toute lucidité.
Je mets ici un lien pour informer (moi je l'ai découvert) que monsieur Hessel a été mis en examen en septembre dernier pour avoir dénoncé la politique impérialiste du gouvernement d'Israël, pour avoir qualifié l'opération militaire contre Gaza de crime de guerre et de crime contre l'humanité ; pour avoir en mai dernier dénoncé "l'impunité scandaleuse" dont jouit ce gouvernement qui bafoue le droit international ; pour avoir, après l'attaque sanglante contre la flottille qui cherchait à briser le blocus de Gaza, prôné le boycott des produits israélien, de la même façon qu'il y eut un mot d'ordre de boycott des produits sud-africains au moment de l'apartheid.
http://www.internationalnews.fr/article-grotesque-lz-plainte-contre-stephane-hessel-pour-antisemitisme-58740940.html
@ JEA : je regrette beaucoup que l'énervement qui ne cesse de monter autour de ce livre (et on comprend mieux la rage de certains quand on sait les séquences qu'a courageusement filmées le réalisateur Gilles Perret en mai 2008 et mai 2009 au plateau des Glières, pour son film "Walter, Retour en Résistance" - tout cela est sur votre site, j'invite chacun à aller lire de près) vous ait fait prendre au pied de la lettre les paroles de Bertrand qui a souvent le verbe haut et qui pourfend effectivement les connards et les salopards.
Je dis ici, (et vous ne me connaissez pas et là n'est pas la question) que Bertrand ne mérite pas vos paroles dures. Je n'approuve pas ce que dans un coup de colère et d'échauffement il a dit, mais je ne confonds pas ces paroles avec ce qu'il est. Il nous arrive à tous de dire des choses non étayées et qui dépassent notre pensée.
Écrit par : Michèle | jeudi, 20 janvier 2011
L'instrumentalisation de la Résistance, dont l'héritage, pressé comme un citron par tout un tas de gens, finira par perdre tout son sens ainsi placé hors contexte, me paraît être un argument d'autorité qui ne tient pas, d'autant plus que l'analogie entre la seconde guerre mondiale et les temps présents reste à argumenter.
Vendre une indignation qui ne dit pas son objet, on est au-delà du sophisme, me semble-t-il. Car il n'y a pas "d'essence de la résistance" qui serait transportable d'une situation à une autre. Estomper le contexte idéologique comme le fait cette campagne de marketing relève ainsi, à mes yeux, de la pure manipulation. D'où le recours à la double injonction, sans doute.
Quant à Bertrand, sa colère devant "l'insurrection pacifiste" (oxymoron de diplomate fortuné s'il en est)deviendrait-elle sacrilège en raison des "hauts faits" ...
Je le laisse libre de dire et de penser ce qu'il veut...
Écrit par : solko | jeudi, 20 janvier 2011
A vous lire, je retire du commentaire précédent ces deux phrases :
- "... vous frappez plus bas et plus fort encore" ;
- "Vous avez de l'avenir dans des tribunaux intégristes."
Écrit par : JEA | jeudi, 20 janvier 2011
A vous lire, je retire du commentaire précédent ces deux phrases :
- "... vous frappez plus bas et plus fort encore" ;
- "Vous avez de l'avenir dans des tribunaux intégristes."
Écrit par : JEA | jeudi, 20 janvier 2011
A vous lire, je retire du commentaire précédent ces deux phrases :
- "... vous frappez plus bas et plus fort encore" ;
- "Vous avez de l'avenir dans des tribunaux intégristes."
Écrit par : JEA | jeudi, 20 janvier 2011
Cela dit, je n'ai pas lu ce livre, n'ai pas trop envie de le lire sous la pression de l'instant ou de la mode. Et je n'enlève rien à l'analyse de sa forme, hautement manipulatrice comme beaucoup d'autres, hélas ! .
Écrit par : solko | jeudi, 20 janvier 2011
Que Stéphane Hessel ait été un résistant, bien...Félicitons-le in petto. Tout le monde, Monsieur, a ses lettres de noblesse quand il s'oppose à son époque, la sienne ayant été particulièrement dramatique.
Que De Gaulle ait été le chef de la France libre, ne l'a pas empêché de jeter certains de mes amis en prison, par exemple, et le plus gros de ma famille dans la misère. Je ne lui ai donc jamais reconnu une quelconque noblesse. Alors, votre messe, c'est pas pour moi.
Je parle avec mes tripes. Souvent de façon intempestive, mais mieux vaut parler ainsi qu'avec un canevas brodé pour l'éternité dans la tête.
Je ne relève pas votre insulte minable quand à mon avenir dans les tribunaux intégristes. Révisez votre dilaectique, cher homme, et vous comprendrez, peut-être,que votre assertion relève justement de l'eprit d'un ayatollah.
Les chats fourrés, de quelque saloperie qu'ils se réclament, je les ai tjs eu en face de moi. Jamais à mes côtés.
Enfin, comme je tiens à rester poli, je vous saurais gré de bien noter que je vous emmerde.
Écrit par : Bertrand | jeudi, 20 janvier 2011
Le pire dans tout ça est que ce point exclamatif indigeste (dans le titre) n'a pas que valeur d'injonction dans la syntaxe française. Il traduit aussi le cri, l'appel, le souhait et la réplique.
Et si Hessel avait voulu signifier : « Il y en a marre !» ?
Écrit par : ArD | jeudi, 20 janvier 2011
Écrit par : solko | jeudi, 20 janvier 2011
les classes moyennes ne se révoltent jamais. (selon les sondages, 75 à 85% des français disent appartenir à la classe moyenne)
donc, quels que soient les discours, d'indignation ou autre, rien ne va changer, restons donc cools, pas de quoi fouetter un chat à neuf queues.
Écrit par : gmc | jeudi, 20 janvier 2011
Écrit par : solko | jeudi, 20 janvier 2011
bonne écoute^^
http://www.youtube.com/watch?v=sVBu5ou9n90
Écrit par : gmc | jeudi, 20 janvier 2011
Écrit par : flip | jeudi, 20 janvier 2011
Le marketing du temps de Béraud ... (revoir les classiques)
Je vous fais remarquer qu'analyser l'opération de marketing de Hessel n'implique aucun jugement de valeur en soi...
Écrit par : solko | jeudi, 20 janvier 2011
E la nave va
Écrit par : Natacha S. | jeudi, 20 janvier 2011
Cependant, le thème du "marketing" s'y prêtant, j'aimerais en toute sincérité, en toute sincère naïveté, poser une question.
Pensez-vous vraiment qu'un livre mis en vitrine dans toutes les librairies de France soit forcément à blâmer ? Que le fait même de mettre ce livre en vitrine soit à condamner ? L'opération commerciale ne pourrait-elle pas être (parfois) acceptée comme un aspect de l'édition ? Pour prendre un exemple, Hugo ou Zola n'étaient-ils pas des auteurs très connus du "grand public" ; avec les conséquences commerciales qui vont de paire ? Aujourd'hui, je suis sûr qu'on les mettrai eux aussi en vitrine.
Je vous souhaite le bonsoir.
Écrit par : Benoit | jeudi, 20 janvier 2011
Mais tu as raison. C'est un débat non pas à ta portée, mais qui nécessite une sérieuse documentation au vu des manipulations qui semblent derrière...
Écrit par : solko | jeudi, 20 janvier 2011
Bonjour JEA.
Comme vous ne répondez pas aux messages « chez moi », je viens chez vous vous les poster, puisqu'ici vous évoquez ce qui se passe chez « Solko ».
Un mot, d'abord, sur Bertrand Redonnet. C'est un véritable écrivain et un ami cher du net. Ecrivain, entre nous, bien meilleur que Hessel. Lisez « Zozo chômeur éperdu » et « Géographiques », tous deux publiés par le Temps qu'il fait, visitez son blog « l'Exil des mots », vous comprendrez ce que je dis. J’invite vos lecteurs à faire de même.
Un mot, maintenant, sur Hessel. Il a 93 ans, se prend pour Gandhi (un Gandhi de supermarché entre nous) et fait chier des gens comme nous avec ses leçons de morale. A-t-on le droit de le dire, à lui et à toute sa génération, une bonne fois pour toutes, qu'en effet la résistance n'est pas un diplôme sans se faire traiter de tous les noms ? Car la violence est bien aussi chez ces gens qui prétendent être doux à condition seulement qu'on soit leurs condisciples et admettent leurs saints. Il n’y a pas, vous disais-je, et c’est fort heureux, de mystique de la résistance. On ne peut transvaser d’une époque à l’autre, d’un contexte à l’autre, et cela sans contre sens anachronique et une bonne dose de mauvaise foi, une « énergie résistante » qui ne serait pas définie par son objet. (contre quoi est-ce que je résiste ?). Peut-être un jour aurais-je l’occasion de m’exprimer là-dessus.
Mon développement sur la double contrainte n’est pas simplement de forme, même si je n’ai pas de temps à perdre à lire la parole du « sage », du « guru » Hesesel. Bertrand n'est le condisciple de personne, moi non plus, notre parole est franche et libre. Votre monsieur Hessel et sa déification nous emmerde sur le principe, sur le fond comme sur la forme, comme nous emmerda en son temps celle de De Gaulle, celle de Mitterrand, et cetera. Etes-vous capable de l'entendre sans nous sortir votre indignation éculée ?
Je sais que vous me faites un procès à cause de Béraud, seulement à cause de ça, car j’ai l’outrecuidance de dénoncer la bêtise des écrivains de la résistance et celle de ses sbires qui s’attaqua à un écrivain sexagénaire certes pétainiste, mais au soir de sa vie (en 1944) après un parcours et une œuvre romanesque que je défends sans passion, mais avec une admiration critique sincère, tout en laissant courir industriels et militaires, politiques et fonctionnaires. Pauvre Béraud, comme le dit Mauriac, un homme de droite de loin plus intelligent que tous les bien pensants de gauche, chrétien de surcroit, ce qui est à son honneur. Cela vous déplait et déplait à vos amis. Vous êtes, de ce point de vue, de doux terroristes, et de très intolérants tolérants, que cela vous plaise ou non. Votre gentillesse est feinte et votre rhétorique est éculée.
Sur la Résistance, le seul livre qui m'a convaincu fut écrit non pas par quelqu'un qui cherchait à se placer, mais par un poète (un vrai), René Char. Et c'est "Fureur et Mystères". C'est le fragment 220 des Feuillets d'Hypnos, que j'ai la flemme de recopier ici après une journée de boulot, et auquel je vous renvoie. Tout est dit. Le croc a mordu trop de gens, ça suffit.
Au lieu de dauber sur mon compte dans votre coin en prenant à partie des amis communs, ayez donc le courage de dialoguer avec ceux qui contestent votre image d’Epinal, votre saint de supermarché et votre Gandhi de pacotille…
Salutations.
Écrit par : Solko | jeudi, 20 janvier 2011
finalement. Comme ça, pas de lézard.
—
Paraît que le Progrès consacre une page hebdomadaire à un résistant différent chaque semaine ? Ça donne quoi ?
Écrit par : ArD | jeudi, 20 janvier 2011
Oui comme ça, il y aurait pas eu de lézard. Pas de bug non plus. Ce que c'est que le marketing...
Écrit par : solko | vendredi, 21 janvier 2011
Écrit par : flip | vendredi, 21 janvier 2011
Écrit par : solko | vendredi, 21 janvier 2011
Merci pour votre main fraternelle, Solko.
Écrit par : Bertrand | vendredi, 21 janvier 2011
Le grand théâtre du boulevard
Diligente postures et impostures
Dans la marinade de parfums
Qu'un nez innombrable
Crée de ses vents
Résistance à l'insoumission
Ou souscription d'assignats
La conscription tire au sort
Les balles des exécutions
Bains palliatifs pour rêveurs
En mal d'invitation au bal
A la posture d'un balconnet
Répond l'imposture d'un décolleté
Peu importe au téton
Qui n'aspire qu'à la saveur
De son aréole magnifiée
Par le souffle d'un baiser
Écrit par : gmc | vendredi, 21 janvier 2011
un gars, quel qu'il soit, qui trouve le moyen de se mettre à dos à la fois (et dans n'importe quel ordre) fillon, bhl, finkielkraut, taguieff, zemmour, le crif, assouline et elisabeth levy (plus quelques autres consciences bien-pensantes) ne peut être qu'un mec sympathique, et ceci rien que pour cela; si je n'étais pas aussi fainéant, j'irais bien acheter son truc.
Écrit par : gmc | vendredi, 21 janvier 2011
Pas de quoi fouetter 3 canards à cette plaquette du non-mode-d'emploi-de-l'indignation qui devrait s'intituler «Ce qui m'indigne», car c'est bien à cela que ressortit cet ouvrage qui pourrait très bien s'adresser à un public de collégiens pour le motiver à retirer les écouteurs de ses oreilles.
À noter quelques propos tout à fait honorables sur l'opération du «Plomb durci» à Gaza et malheureusement, sa dévotion à cet organisme assassin qu'est l'Onu.
Du coup, Solko, vous avez provoqué une sorte d'effet contraire en me poussant à lire cet opuscule. Voilà bien l'effet pervers d'un billet (!)
—
Merci pour vos notes de lecture à venir sur le Progrès, cela m'intéressera.
Écrit par : ArD | vendredi, 21 janvier 2011
Un fait de société inquiétant, je pense.
Je ne cherchais à dissuader ni à convaincre personne de lire cet opuscule. D'ailleurs je crois que je ne le lirai pas moi-même...
Écrit par : solko | vendredi, 21 janvier 2011
Je vous rapporte ce commentaire du blog de Basile de Koch et d'un billet sur "le fléau du bien" :
http://carnet.causeur.fr/asiledeblog/le-fleau-du-bien,001058#comment-56
Amicalement
Écrit par : s.Jobert | vendredi, 21 janvier 2011
Les commentaires sont fermés.