samedi, 31 octobre 2009
Pour son anniversaire il s'offre une rue de Lyon
J’ai plusieurs raisons d’aimer la rue Marcel Rivière, dans le deuxième arrondissement de Lyon. La première est que c’est une très vieille rue, à peine biscornue qui peut donner encore au promeneur une vague idée de ce que fut la presqu’île avant les artères droites et bourgeoises, impériales puis républicaines que le préfet-maire Vaisse fit tracer sous le Second Empire.
Elle s’appelait la rue de l’Hôpital (1) et prolongeait une rue désormais disparue, la rue Bourgchanin (quel nom !). Elle permettait ainsi aux gens du Dauphiné qui venaient à Lyon par le pont de la Guillotière de rejoindre par la rue Puits-pelu et la rue Mercière le pont du Change sur la Saône : c’était (pour le dire en un seul mot) un axe central du Lyon historique que le préfet Vaisse a jeté à bas. Nous n’avons que fort peu d’endroits où nous pouvons, par l’imagination, retrouver ce Lyon historique que bien sûr plus aucun Lyonnais vivant n’est à présent à même de décrire.
La rue Marcel Rivière débute donc place de l’Hôpital, à la terrasse du café le République, et s’achève place de la République ; en son centre se trouve l’Hôtel des Ventes et sa haute verrière. Deuxième raison pour laquelle j’aime cette rue, par laquelle auront transité de nombreux meubles et objets du passé.
Mais il y a une autre raison qui m’a rendu cette rue et celui dont elle porte le nom finalement fort sympathique. Il y a un an tout juste, à l’occasion d’un billet sur les noms de rues rédigé à partir d’un ouvrage de Steyert précisément acquis à l’Hôtel des Ventes (2) je me suis rendu compte que bon nombre de billets trop spécifiquement lyonnais consacrés à certaines rues pourraient tout aussi bien migrer sur un autre site, celui-ci (Solko) étant finalement un blog de rencontres et de partages, plus orienté vers la polémique et la littérature que vers l’histoire spécifiquement lyonnaise des rues –sujet certes intéressant mais plus pointu, même si certains billets trouvaient encore leur place dans les rubriques Lugdun’hommes et Lugdunneries.
Je me suis donc dédoublé en inventant un personnage rencontré en salle des ventes, à qui j’ai donné ce pseudo de Marcel Rivière et qui pendant quelques jours a commenté les billets de Solko (dont celui-ci que j’ai placé en lien sur les Noms de Rues) il y a pile un an le 30 octobre. Et puis le 2 novembre 2008 jour des morts, Marcel Rivière a créé son blog sur lequel certains lecteurs de Solko sont venus régulièrement. La tentation de faire exister Marcel Rivière a donc été très forte. Elle aura duré un an.
J’avoue que cette mystification m’a bien amusé, d’autant plus que beaucoup de gens s’y sont laissé prendre y compris un très bon blog consacré aux rues de Lyon ainsi que le maire de Lyon lui-même(suivre le lien et voir sa rubrique "les blogs qui parlent de Lyon").
Mais aujourd’hui la plaisanterie a assez duré car comme le dit la plaisante sagesse lyonnaise "le mal vient à cheval et s'en retourne de pied": j’ai donc rapatrié les anciens billets du blog de Marcel Rivière sur blogspirit sur le serveur hautetfort. Le blog des rues de Lyon poursuivra donc son chemin, indépendamment du blog Solko, mais fabriqué avec sourire par le même taulier.
(1) L’Hôpital en question étant bien sûr l’Hôtel-Dieu placé aujourd’hui malgré lui au cœur d’une polémique
(2) Changements de Noms de Rues de la ville de Lyon, par A Steyert (1884)
11:03 Publié dans Des nuits et des jours... | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : les rues de lyon, solko, histoire des rues |
Commentaires
Écrit par : Sophie | vendredi, 30 octobre 2009
Cela me surprend à peine, c'est à dire que vous partagiez le désir de mémoire lyonnaise. Par contre votre jeu m'aura étonné et à la fois ne devrait pas.
L'important est que Marcel Rivière existe, et Solko. Et M. Thévenet qui les fait vivre.
A bientôt, et bonnes vacances à vous trois.
Écrit par : tanguy | vendredi, 30 octobre 2009
(Si j'avais pu m'en douter un instant(;-O)...
De toute façon, je ne vous crois pas ! C'est impossible ! Je ne veux pas de cette vérité là ! Jamais ! Marcel Rivière existe et vous êtes sûrement en train de nous faire quelque blague pour brouiller les pistes (pour avoir 2 gateaux peut être ? Pour nous faire avaler le rachat des parts de marché de son blog ?) sauf votre respect, vous n'êtes pas drôle, Solko. Espérons que monsieur Rivière ne viendra pas lire ce billet, ça va lui faire un choc, lui qui est déjà très âgé... ( Il me semble d'ailleurs l'avoir croisé à la vogue, avec sa canne, et son chapeau, mangeant une gaufre, il m'a même saluée ! alors ! hein ? c'est pas une preuve ça ?)
Et quand bien même en admettant l'inadmissible. Où était le mal ? C'était pas un mensonge juste un hétéronyme. Pessoa en avait 70. Pas de quoi fouetter Cendrars ;-)
"Pour son anniversaire", l'anniversaire de qui ? d'abord ? Ah non, Solko, vous me voyez bien dépitée. Solko fusionne, avale le blog de monsieur Rivière, un vrai scandale ! et la naplète continue de tourner. Si j'avais été à votre place, je n'aurais rien dit à personne. C'est trop triste. (Ourj de grachin).
Je vous préviens mon ami, je m'engage dès qu'il sera possible à coller un portrait en pieds de Monsieur Rivière sur C.J. qui viendra démentir ce billet insensé.
Ce n'est pas une menace c'est un combat !
Benno roisée Kloso ! ;-))
Écrit par : Frasby | vendredi, 30 octobre 2009
Écrit par : Michèle | vendredi, 30 octobre 2009
Écrit par : Chimèle | vendredi, 30 octobre 2009
Écrit par : Marcel Rivière | vendredi, 30 octobre 2009
Écrit par : Marcel Rivière | vendredi, 30 octobre 2009
Écrit par : Marcel Rivière | vendredi, 30 octobre 2009
(PS: il y en en poste restante une lettre pour Marcel, tombée de l'éventail)
Écrit par : Sophie | vendredi, 30 octobre 2009
Je ne sais plus bien où j'en suis.
Je patauge dans la confarfitude
Écrit par : M. Riviere | vendredi, 30 octobre 2009
Et c'est vrai que c'est la meilleure façon d'exister non ?
Écrit par : solko | vendredi, 30 octobre 2009
Écrit par : solko | vendredi, 30 octobre 2009
Que vos rêves soient beaux et coulent comme le ruisseau.
Écrit par : Michèle | samedi, 31 octobre 2009
vous n'y pensez pas ! (Ah lala ! c'est le monde à l'envers on ne lit que des choses insensées sur ce blog aujourd'hui !)
Chimèle : Je vous assure Monsieur Rivière est un homme charmant, certes un peu sérieux, très ordonné, méticuleux, mais rigide je ne peux pas vous laisser dire ça. Et si vous l'aviez rencontré, vous vous seriez attachée à lui parce que monsieur Rivière est un homme attachant. Allez ! mettez votre manteau Chimèle ! Allons arpenter ces rues de Lyon. De bar en bar. A défaut d'absinthe, un vermouth doux peut être ? A la santé de Solko ? oui, si vous voulez,(je ne suis pas rancunière) mais s'il daigne rendre à monsieur Rivière ce qui appartient à monsieur Rivière !
@Marcel Rivière : Un vermouth doux, monsieur Rivière... ?
Ne vous inquiétez pas. Nous allons faire tout notre possible et l'impossible pour que vous cessiez de vous mordre jusqu'au sang. Je vous ai vu manger la gaufre donc vous existez. Il n'y a pas à en douter. Errer ainsi dans vos propres rues, ce n'est pas possible ! vous allez prendre froid. On va vous trouver un endroit pour la nuit. Au pire on lancera une grande pétition sur le net. En attendant, venez ! que je vous présente madame Chimèle (une dame très cultivée) mettez votre chapeau, n'oubliez pas votre canne ! j'appelle le cocher.
@Tanguy @Sophie : Un grand bonjour à tous les deux... Dites moi vous n'allez pas croire ce qui est écrit dans ce billet tout de même ? il est truffé d'incohérences ! non, je vous jure Tanguy ! Sophie ! les nuits sont froides et le temps presse.
Il faut sauver Marcel Rivière !
Écrit par : Frasby | samedi, 31 octobre 2009
Allez je vous dis ce qui m'avait (un peu) énervée : j'interrogeai un jour Monsieur Rivière sur le nom actuel de la rue d'Algérie, dont il indiquait les diverses appellations jusqu'à ce nom de "rue d'Algérie". Je ne pouvais pas croire que ce nom persistât et l'interrogeai donc. Il me répondit que la rue d'Algérie s'appelait la rue d'Algérie ! J'ai pensé illico "non mais quel con !" Voilà ce qui éloigna Chimèle de Marcel, comme s'il y pouvait quelque chose...
Un petit vermouth à la santé de Marcel. Je vous demande pardon à genoux, Marcel.
Écrit par : Michèle | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : Porky | samedi, 31 octobre 2009
Cette histoire n'en a en tout cas pas fini de me tourner dans la tête. Belle leçon de vie.
Écrit par : Michèle | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : solko | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : solko | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : Pascal Adam | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : solko | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : Pascal Adam | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : Porky | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : Porky | samedi, 31 octobre 2009
Écrit par : solko | dimanche, 01 novembre 2009
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