Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 20 octobre 2008

Par une corbeille de Berjon

Berjon_Bouquet_small.jpg

5. Antoine Berjon (1754-1843)
Bouquet de lis et de roses dans une corbeille posée sur une chiffonnière, 1814
Huile sur toile - 66,5 x 49,5 cm
Paris, Musée du Louvre

 

 

22:38 Publié dans Des nuits et des jours... | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : peinture, art, antoine berjon, lyon, adrien bas | | |

Commentaires

Pourquoi les titres des billets commencent par "Par"? (oui c'est fatigant, faut toujours tout m'expliquer!)

Écrit par : Sophie L.L | mardi, 21 octobre 2008

@ Sophie
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.

Cela tient, tout bêtement, d'une réminiscence...
Nous passons par l'art comme par la prière, non ?

Écrit par : solko | mardi, 21 octobre 2008

Ah, je suis sans voix

Écrit par : Sophie L.L | mardi, 21 octobre 2008

Je ne sais pas. Par tel tableau, par tel autre, j'avais cet air en tête, et l'envie de montrer ces peintres dont je vois, comme vous le savez, parfois passer les oeuvres en salles de ventes. Les oeuvres de François Vernay devenues valeurs... Devenues pain au chocolat aux yeux de cockers. Bon. Les rendre à la prière dont ils sont nés. Les rendre à la joie.

Écrit par : solko | mardi, 21 octobre 2008

Eh bien je suis sans voix mais pas sans joie!
Bonne soirée vraiment, merci.

Écrit par : Sophie L.L | mardi, 21 octobre 2008

Les commentaires sont fermés.