jeudi, 18 septembre 2008
Léopold m'a taguer
"Léopold m'a taguer" (...). Il me faut donc choisir un livre, l'ouvrir (pas au hasard comme j'aime le faire), mais à la page 123, indiquer ses références (auteur, éditeur, année), puis tel un écolier appliqué recopier les lignes 5 à 10. Quelques lignes de circonstances, donc, récoltées chez Péguy, ("L'Argent", Gallimard, 1932) :

"Je n'aime pas, mon jeune camarade, et pour dire le vrai, je ne veux rien savoir d'une charité chrétienne qui serait une capitulation perpétuelle devant les puissants de ce monde. Je ne veux rien savoir d'une charité chrétienne qui serait une capitulation constante du spirituel devant les puissances temporelles."
A mon tour de désigner quelques victimes : Fond de tiroir, Myriam Gallot, File la laine et Romain Blachier
A la suite de mon tagueur, je répète les instructions, pour mes tagués : Vous devez :
-Citer la personne qui vous a tagué(e)
-Choisir un livre, l'ouvrir page 123,
-recopier les cinq lignes qui suivent la cinquième,
-indiquer les références du livre...-
-Et taguer 4 autres personnes à votre tour ! (les avertir aussi).
Bonne continuation
08:54 Publié dans Des nuits et des jours... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : littérature, péguy, tag |
Correction de la version
Frangine d'altèque (Jolie soeur)
Je mets l'arguemine à la barbue (Je mets la main à la plume) pour te bonnir (pour t'apprendre) que ma largue aboule de momir un momignard d'altèque (que ma femme vient de mettre au monde un joli garçon ) qu'on trimbalera à la chique (qu'on ménera à l'église ) à six plombes et mèche (à six heures et demi) , pour que le ratichon maquille son truc de la morgane et de la lance (pour que le curé lui donne le baptême) ; ensuite on renquillera dans la taule à mézigue (ensuite on rentrera chez moi) pour refaiter gourdement (pour manger à satiété) et chenument pavillonner (et bien rire) et picter du pivois sans lance (et boire du vin sans eau).
Chenu sorgue roupille sans taffe, (Bonne nuit, dors sans peur)
Tout à tézigue (Tout à toi)
Pour mieux parler l'argot des voleurs...
00:00 Publié dans Aventures post-mortem de la langue française | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : argot, galtier-boissière, littérature |





