lundi, 14 août 2017
La roue et la Croix
L’homme post-moderne associe la religion au passé
Parce qu’on lui a fait croire que la technique était là pour l’émanciper de la foi
Mais la technique est aussi vieille que la religion, s’est toujours développée de pair avec elle.
La religion appartient donc à l’avenir autant que la technique, la roue autant que la Croix :
Qu’est-ce donc, en effet, que le développement d’une technique qui ignorerait Dieu et le prochain ?
Ce serait la religion de l’homme redevenu sauvage…
Les hommes de l’après modernité ont commencé à expérimenter
Qu’ils ont TOUT dans leur cerveau, absolument TOUT,
Tout sauf Dieu et le prochain,
Par Qui et par quoi seuls
S’éprouve et se connaît la Charité.
Ce que le Christ a révélé à quelques-uns
Et qu’il a voulu étendre à la multitude,
Il n’exige pas que tous les hommes l’acceptent :
Lui pouvait naître sans et pourtant
Il a accepté de passer par le ventre d’une femme.
Lui pouvait ne pas mourir et pourtant
Il a accepté de passer par la croix.
De même son trône passe par notre consentement.
Peu importe donc que nous soyons catholiques ou orthodoxes
Nous devons prier le plus que nous pouvons
Pour faire entrer par nous le Christ dans ce monde
Qui, sans Lui, NE CONSENTANT PLUS ni à la naissance ni à la mort court pour des siècles
Au règne de l’homme sauvage, à la tyrannie de l’Antéchrist.
Giovanni da Rimini, palais Barberini, Rome
08:29 Publié dans Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : christ, christianisme, technologie |
Commentaires
Cette phrase me désole.
Écrit par : Julie | mercredi, 16 août 2017
Le veut-elle ? C'est une autre question. C'est d'ailleurs tout le sens de ce billet, de rappeler que Dieu a pris sur Lui toutes les vicissitudes de l'expérience humaine, de la naissance à la mort, et que nous devons en tirer une leçon. Que l'infiniment grand s'est fait infiniment petit, et le tout puissant miséricordieux en ne s'épargnant aucune souffrance (en les prenant même toutes sur Lui). Et que nous ne sommes rien par nous-mêmes. Pas de désolation, donc. Mais au contraire, une vraie consolation.
Écrit par : solko | mercredi, 16 août 2017
Écrit par : Julie | mercredi, 16 août 2017
Vous êtes vous demandé ce que signifie cette phrase du Christ : "Femme, il n'y a rien de commun entre toi et moi ?" ou encore, lors de la crucifixion : "Femme, voici ton fils" (en montrant Jean).
Le Fils de Dieu qui est de même nature que le Père et que l'Esprit n'a pas en soi besoin d'une mère, ni d'un père charnel, ni de disciples, d'ailleurs. Le Fils de Dieu "se fait homme" mais n'est pas de la Terre. S'Il supporte tout cela, à savoir nous, c'est par Passion, pour nous sortir de la demeure de l'orgueil où nous sommes tous plongés, et qui est la caractéristique même de la terre.
Écrit par : solko | mercredi, 16 août 2017
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