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samedi, 21 mars 2009

Au café

au café.jpg
En ce temps-là, on fumait encore dans les brasseries. On y jouait aussi aux dames.
Mais qu'y matait-on, avec un air si complice et un regard si malicieux  ?
Je n'ai pas retrouvé le nom du peintre.

10:55 Publié dans Des inconnus illustres | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : fumer, mater, brasserie, cafés, société, peinture | | |

Commentaires

Superbe!!! Ah fumer et jouer... Ce n'est plus possible, ni l'un lni l'autre en effet. Un ami s'est fait rembarrer pour avoir sorti ses cartes à Chatelet, il voulait faire un tour... Comme si ces lois à la con empêchaient le blanchiement et le trafic!

Dommage que nous n'ayons pas le nom du peintre. Allez bonne journée Solko.

Écrit par : tanguy | samedi, 21 mars 2009

C'est quoi le vert dans son verre à lui? de l'absinthe?
J'adore le bleu de sa robe et comment elle est habillée.
J'adore leurs chapeaux.
je crois qu'ils regardent s'embrasser éperdumment des amis à eux qui viennent après un long temps de se retrouver

Écrit par : Sophie L.L | samedi, 21 mars 2009

Je vous voudrais revenir sur l'autorité, si vous m'y autorisez...
La condition indispensable pour que l'autorité existe est de possèder une hauteur de vue qui vous mette d'emblée au dessus des contradicteurs. Et c'est bien ce qui fait que certains, quoi qu'ils fassent et les positions hiérarchiques qu'ils occupent, n'y parviendront jamais
Cordialement

Écrit par : Rodrigue | samedi, 21 mars 2009

Ah Sophie la romantique, vous croyez qu'en ce temps-là, en plus de fumer, de jouer, on pouvait aussi s'embrasser ? Que nenni, c'est l'absinthe, qui les fait
"(...) nager / dans le flot laiteux et verdâtre des images oniriques. / (...) Leur coeur / absinthé s'absente le long d'abscisses abstruces et peut-être / abyssines". [Raymond Queneau "Le vol d'Icare"]

Écrit par : michèle pambrun | samedi, 21 mars 2009

Je m'absintherais volontiers, une cigarette à la main, dans ce café; mais c'est interdit je crois. Pourtant, cette semaine, a fleuri dans ma ville une tripotée d'affiches portant mention : " Ne vous inquiétez pas, c'est un cancer". Il faut s'approcher pour lire, en petits caractères, qu' "hélas" on ne peut pas encore dire cela...
Vrai, ce monde va merveilleusement bien.

Écrit par : Pascal Adam | samedi, 21 mars 2009

J'ai entendu cela à la radio, sur France-Inter je crois, une mère qui téléphone à son fils pour qu'il vienne dîner et il dit qu'il ne peut pas, qu'il a un cancer, à quoi elle répond que ce n'est pas grave, qu'ils se verront le week-end.

Oui ce serait pas mal d'aller s'absinther dans ce café que je vois bien à Lyon. Nous y mettrions les uns et les autres ces chapeaux qu'affectionne Sophie, ce serait notre signe de reconnaissance.

Écrit par : michèle pambrun | samedi, 21 mars 2009

A la vôtre !
J'apporte la cuillère pour le rituel que nous contemplerions, tous autour du sucre qui, doucement, fond et descend vers le fond du verre.

Écrit par : Zabou | samedi, 21 mars 2009

@ Rodrigue : Mais la hauteur de vue n'appartient qu'aux philosophes. Espèce totalement disparue, non ?

Écrit par : solko | samedi, 21 mars 2009

Nous nous absintherons quand même, qu'à cela ne tienne. Ils sont, c'est vrai, magnifiques, ces chapeaux. Et ces miroirs... Et ces porte-manteaux... Et si le crabe vient, nous l'écraserons...

Écrit par : solko | samedi, 21 mars 2009

Que de souvenirs me reviennent: la même table, la même banquette, des gens gais autour de moi.

C'est en hiver; je suis dans un café, j'ai 11 ans et il y a Marguerite ( une amie de ma mère, elle est en difficulté et elle vie chez nous pour quelque temps). Nous sommes devant un ballon de rouge et une poche de marrons grillés.C'est le mercredi soir et pendant 3 mois c'était devenu un rituel entre nous.Même ma mère ne l'a jamais su.

C'était l'hiver 56.

Je n'ai jamais retrouvé le goût de ces marrons.

Écrit par : La Zélie | samedi, 21 mars 2009

Dans mon émotion, j'ai oublié: merci Solko.

Écrit par : La Zélie | samedi, 21 mars 2009

sur les cafés populaires, leur disparition programmée avec interdiction de jouer, de fumer etc il faut lire l'extraordinaire "friterie bar brunetti" (un bistrot de lyon!) de pierre autun-grenier aux éditions de l'arpenteur.

Écrit par : antoine | dimanche, 22 mars 2009

Très intéressant , merci à tous

Écrit par : pixels | dimanche, 22 mars 2009

Cher Solko,
Les philosophes "pratiques", "réels", ceux qui s'intéressent à l'humaine condition -pas ceux qui vivent de la Philosophie ou de son enseignement (voir le pamplet de Shopenhauer intitulé sobrement "Contre le philosophie universitaire") -existent bel et bien . D'ailleurs que fait un pêre ou une mêre qui sépare et pacifie deux enfants bagarreurs, par la hauteur même qu'il ou elle prend, sinon, occuper une position d'autorité, et, comme vous le dites si justement, une position "d'amour de la sagesse".
Cet "amour de la sagesse" qui conduit naturellement à l'autorité, ne légifère qu'avec réticence, et préfère en tout la modération et la négociation . Il est à l'opposé de toute dictature.

Écrit par : Rodrigue | dimanche, 22 mars 2009

@ Rodrigue : Merci de ce recadrage dans le réel, en réponse à ce qui n'était, de ma part, qu'une boutade.

Écrit par : solko | dimanche, 22 mars 2009

@ Zélie :
Eh bien voilà : le gout des marrons était dans ce tableau, dont je n'ai toujours pas retrouvé le nom du peintre (en traits fins sur la droite).
N'est-ce pas cet hiver 56 qui fut également très froid ? Si bien que le goût des marrons chauds devait, dans les bistrots, être particulièrement agréable, en effet...

Écrit par : solko | dimanche, 22 mars 2009

@ Antoine : Je ne connais pas. Je prends note. Merci de ce conseil.

Écrit par : solko | dimanche, 22 mars 2009

L'hiver où il a fait très très froid je crois que c'est l'hiver 54 (celui où l'abbé Pierre est apparu!!!!)
-La Zélie:que votre commentaire me plait...

Écrit par : Sophie L.L | dimanche, 22 mars 2009

@ Sophie : 54, oui, bien sûr. Mais je crois 56 aussi, j'en ai entendu parler dans ma famille, la Saône était gelée...

Écrit par : solko | dimanche, 22 mars 2009

Perdu, là-dedans !

Écrit par : Cyril V. | dimanche, 22 mars 2009

quel beau tableau !
jouer, fumer dans un café (il y a ici comme des effluves de paradis perdus)
Merci...

Écrit par : frasby | dimanche, 22 mars 2009

C'était 1956:je m'en souviens car en 54 j'ai passé l'hiver dans un aérium.

http://www.alertes-meteo.com/vague_de_froid/1956.htm

Écrit par : Lz Zélie | lundi, 23 mars 2009

Ah bon, merci La Zélie.
un aérium je ne connais pas ce mot, c'est un sanatorium?
je vous embrasse, bonne journée

Écrit par : Sophie L.L | lundi, 23 mars 2009

Sophie, un aérium c'était pour les enfants avec quelques problèmes de santé.
J'avais une insuffisance de la thyroïde et pendant 4 mois j'ai eu droit à une grosse cuillère à soupe d'huile de foie de morue au petit déjeuner pour m'empêcher de finir crétine.Très, très mauvais souvenir!

Je vous embrasse aussi

Écrit par : La Zélie | lundi, 23 mars 2009

@ Zélie : Merci pour ce lien. De très belles photos. J'étais trop petit pour m'en souvenir, c'est quasiment par cet hiver-là que j'entrai dans le monde...

Écrit par : solko | lundi, 23 mars 2009

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