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lundi, 08 décembre 2008

Magnificat

Magnificat anima mea Dominum, Mon âme exalte le Seigneur,
et exsultavit spiritus meus in Deo salutari meo. exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur.
Quia respexit humilitatem ancillae suae. Il s'est penché sur son humble servante,
Ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes. désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Quia fecit mihi magna qui potens est. Le Puissant fit pour moi des merveilles,
Et sanctum nomen ejus. Saint est son nom.
Et misericordia ejus a progenie in progenies timentibus eum. Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
Fecit potentiam in brachio suo. Déployant la force de son bras,
Dispersit superbos mente cordis sui. Il disperse les superbes.
Deposuit potentes de sede, et exaltavit humiles. Il renverse les puissants de leurs trônes. Il élève les humbles.
Esurientes implevit bonis, et divites dimisit inanes. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Suscepit Israël puerum suum, recordatus misericordiae suae. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,
Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini ejus in saecula. et de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.
Gloria Patri, etc. Gloire au Père, etc.

 

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Huit décembre à Lyon, c'est ce soir, pas avant, les Illuminations, pas les Lumières

 

18:10 Publié dans Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : fête des lumières, illuminations, christianisme, lyon | | |

Commentaires

OURLET D'AMANDE

A la porosité des nuits
Les photophores luisent
Sous les peaux diaphanes
De brillants yeux verts

La neige ne tombe pas
Et le vent dans la main
Prend des formes inouïes
D'insolente absolution

Un cortège solitaire
Rehausse d'un trait de son
Le minerai de mots atomiques
Qui s'élève immobile

Au milieu des anneaux parallèles
Le regard déhanche les nus
Tel un Botticelli moderne
Peignant d'éternelles antiquités

Écrit par : gmc | lundi, 08 décembre 2008

@ GMC
Oui, l'absolution est insolence suprême, si insolente qu'elle en devient sacrée et qu'elle échappe à la raison des hommes, comme cette flamme du lumignon. Des formes inouies, oui, imprévisibles, indicibles.

Écrit par : solko | lundi, 08 décembre 2008

Si seulement Il élevait les humbles,dispersait les superbes et comblait les affamés...Le texte du Magnificat est sublime mais il remue le couteau dans la plaie

Écrit par : Sophie L.L | lundi, 08 décembre 2008

@ Sophie. Peut-être. Mais la force de ce texte, c'est qu'il n'est pas seul. Il est chargé d'une histoire telle que même les plus vieux monuments, les plus vieux paysages, les plus vieux pays, sont jeunes à ses côtés. Il vient d'un monde dont nous ne savons presque plus rien, pour dire quelque chose qui fonde l'universel. Je ne peux rien en dire de plus ce soir.

Écrit par : solko | lundi, 08 décembre 2008

Sophie, Son royaume n'est pas de ce monde... Partant Sa Justice aussi et nos compatibilités bien vaines, marques d'une foi qui parfois se sent abandonnée, le Christ nous pardonnera cela même peut-être - lui qui aussi a douté.

Merci Solko, je ne connaissais pas VRAIMENT cette prière, débordante de foi comme toutes doivent l'être...

Écrit par : Tang | lundi, 08 décembre 2008

Solko oui je ressens cela aussi, et d'autant que j'ai beaucoup chanté une partie de ce magnificat quand j'étais petite, ("le Seigneur fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom")et que je ne peux pas le lire sans entendre les voix qui le chantaient, ce n'est pas ma foi qui est abandonnée, ce n'est pas moi, ce sont tant d'autres qui sont abandonnés, mais je ne souhaite pas vous ennuyer, j'ai déjà dépassé les limites de ce qui se peut dire dans votre espace à vous, pardonnez-moi, merci pour ces billets d'aujourd'hui.

Écrit par : Sophie L.L | lundi, 08 décembre 2008

Ce n'était certes pas un reproche personnel Sophie... Lui aussi tout de même doit se sentir bien abandonné.

Écrit par : Tang | lundi, 08 décembre 2008

Magnifique.

Écrit par : Pascal Adam | mardi, 09 décembre 2008

@ Sophie : Pourquoi dites vous que vous m'ennuyez ? Et que savez-vous du fait que les autres sont - ou non - abondonnés ?

Écrit par : solko | mardi, 09 décembre 2008

Qu'il soit chanté avec splendeur par la maîtrise d'une cathédrale ou par une humble voix dans le désert, le Magnificat est troublant, porteur d'une dérangeante simplicité... lumineuse.

Écrit par : Zabou | mardi, 09 décembre 2008

Les autres abandonnés: je voulais dire les femmes et les enfants d'abord -ceux qui en prennent plein la poire à certains endroits sur terre et dont -peut-être misérablement- j'ai l'impression qu'ils ont été abandonnés (et pour penser qu'ils le sont, il faut évidemment croire) d'où mon banal sentiment de quelque chose d'irréconciliable. Et "vous ennuyer" parce que c'est quelque chose que je ressens tout le temps la peur d'ennuyer,et que j'essaie d'être sincère sinon c'est pas intéressant.

Écrit par : Sophie L.L | mardi, 09 décembre 2008

@ Sophie : Il m'arrive aussi d'avoir ce sentiment d'ennuyer les autres. Cela doit être un signe de bonne santé intellectuelle non ? En tous cas, vos commentaires ne m'ennuient pas, au contraire. Quant aux femmes et aux enfants dont vous me parlez, ce sont des femmes et des enfants pauvres, non ? Et oui, il est très clair qu'ils ont été abandonnés par les politiques. Plus que cela même. Ils subissent de plein fouet la guerre que les riches ont déclaré aux pauvres dans tous les pays du monde depuis déjà un certain temps. Cet aspect du monde humain, en effet, est ignoble. Plus encore

Écrit par : solko | mercredi, 10 décembre 2008

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