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mardi, 28 novembre 2017

In mulieribus

Si le latin classique, celui d’Horace et de Cicéron, emploie le plus souvent mulier dans le sens de femme mariée, on peut se demander pourquoi l’Eglise traduit le « in mulieribus » de l’Ave Maria par femmes. Quand on se souvient que c’est Elizabeth qui prononce pour la première fois cette parole, tout emplie d’Esprit saint, comme le raconte Luc, combien résonne alors plus juste « tu es bénie entre toutes les épouses », d’enfanter sans devoir te soumettre ni à l’accouplement avec un homme, ni aux douleurs de l’accouchement, puisque le Père, ton époux, te donne un fils, te donne Son Fils ! C’est ce que signifie l’Immaculée.

L'Ave Maria, entendu comme un hymne à la Virginité et à la Maternité céleste (la seule véritable), prend même tout son sens si l’on entend mulieribus comme épouses, épouses de Dieu : Marie est bénie parmi toutes les épouses du Christ, toutes les saintes et tous les saints à venir en quelque sorte, puisqu’elle sera leur mère à toutes et à tous. Pas parmi toutes les femmes ni parmi tous les hommes, puisque la plupart demeureront justement filles et fils d’Eve, mais parmi toutes les saintes et tous les saints sur lesquels elle est appelée à régner. Et combien devient précieuse alors la parole de Christ à Jean, « voici ta mère (Jn 19, 25-27)». Marie, non pas « notre mère à tous », mais la mère des quelques-uns qui, parmi tous, et toutes accepteront d'être ses filles et ses fils, par Elle adoptés, par Christ sauvés...  Mais cela, l’époque aussi complaisamment pornographique et féministe dans laquelle nous vivons n’acceptera jamais de l’entendre…

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Eglise d'Ein Karen, Salutation à Marie

04:16 Publié dans Là où la paix réside | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

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