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samedi, 30 janvier 2010

La patrie des mots

A Bertrand

Nous avons, dans la marchandise, désappris le prix des choses.

N’empêche, la distance : les signes que nous échangeons

Ont valeur de réconfort.

L’hostilité des cas nous frappe inégalement.

Or, malgré l’arbitraire d’un tel tournoiement,

Nous connaissons, malgré leur exil, une patrie pour les mots

Où tenir bon, c’est se serrer les coudes.

10:16 Publié dans Des poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature | | |