lundi, 29 septembre 2008
Propos de bouche de fin gourmet
« L'inutile sera toujours plus aimable que l'utile; le beau plus délicat que le solide; ce qui n'est pas commandé, plus agréable que ce qui est imposé : D'où suit qu'on vole aucunes fois avec plus d'ardeur aux bagatelles qu'à la poursuite de son établissement; que l'épouse légitime, même parfaite, a pour les maris, souvent, un tort déjà, qui être d'être légitime. Réciproque d'ailleurs, et au-delà, pour les maris aux yeux de leurs femmes. Conclusion : que les dîners imposés par les convenances sociales, ou par les exigences de la famille, ne vaudront jamais le modeste symposium inspiré par le désir de manger bien en honnête compagnie, où la causerie tiendra autant de place que la mise en jeu de la mâchoire, et le bon mot que le bon morceau; vu d'ailleurs qu'il n'est rien qui plus aide à notre santé et à la concoction, qu'après avoir recréé et repu le corps, recréer et repaître l'esprit par ces discours plaisants, honnêtes et joyeux, se sentant du bon sang et bon sens qu'engendre le bon vin dont ils sont précédés... »
Clair TISSEUR ( Nizier du Puitspelu), Les Oisevetés du sieur Puitspelu, Librairie Masson, Lyon, 1928
21:22 Publié dans Bouffez du Lyon | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : puitspelu, lyon, gastronomie, littérature, clair tisseur, gourmandise |
Mobilier urbain
Abribus : Refuge où s'abriter en cas de faillites répétées de grandes banques américaines
Bancs publics : Sièges collectifs pour se reposer ensemble afin d'échapper au Grand Stress universel.
Bornes anti-stationnement : Voir bancs publics
Corbeille de propreté : Cavités en plastique où balancer ses idées noires et celles de ses voisins. Les conteneurs sont des corbeilles pour grands dépressifs solitaires.
Grilles d'arbres : De l'avis d'Alceste, ça devrait être interdit. Si les hommes ont, après tout, le droit de mettre en cage leurs prochains, il s'arrogent inconsidérement celui d'emprisonner les arbres.
Jardinières urbaines : Au contraire des maraîchères, plat non comestible. Lieu où s'ennuient des fleurs.
Miroirs de surveillance : Où Edvige se refait une beauté.
Panneaux électoraux : Miroirs aux alouettes
Poteaux haute visibilité : Pour ne plus avoir la vue basse
Poubelle accueillante : Suivre le lien
Toboggans : Attractions de rues, réservés aux vieillards du baby-boom qui veulent garder la forme : ne se prend qu'à rebrousse-pente
07:32 Publié dans Aventures post-mortem de la langue française | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : actualité, société, langue française, mobilier urbain |





