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mardi, 21 janvier 2014

De la vanité présidentielle et de ses conséquences sur le déroulement de la représentation

Il y a quelque chose de tragi-comique dans la façon dont la plupart des journalistes français tentent de sauver l’image du Guignol ou du Tartuffe, comme on voudra, qu’ils ont contribué à porter au pouvoir. Alors que toute la presse internationale se fout ouvertement de sa gueule, j’en entends pour dire que le boulevard et le vaudeville demeurent des traditions bien françaises, comme si la culture de ce pauvre pays se réduisait à du Courteline ou du Sully Prudhomme, dont le corrézien d’adoption est le glauque croisement. J’en entends d’autres évoquer une certaine tradition romanesque de la gaudriole à son propos. La nullité humaine de ce personnage, où la rouerie politique et le fangeux sentimental se disputent le premier plan, est désormais visible de tous. 

« Ce n’est pas moi qui est mauvais, c’est la représentation, voire même le répertoire» : c’est de tout temps ce qu’on dit les mauvais acteurs en s’accrochant à la scène, accablés par des rôles qu’ils ne pouvaient tenir, et c’est une grande question désormais de savoir comment on va s’en débarrasser avant que, par le pouvoir que lui offre la Constitution, sa vanité suffisante, sa médiocrité viscérale et la veulerie de son entourage partisan ne détruisent tout ce qui tient encore debout dans le théâtre. Car il faut se souvenir que lorsque le plafond de la grande salle s'effondre,c'est dans l'orchestre qu'il fait le plus de dégâts, rarement dans les loges et les coulisses...

 

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01:15 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : france, politique, culture, présidence | | |

Commentaires

Ah que je me félicite de m'être abstenue en 2007, et de n'avoir pas voté aux second tour il y a deux ans! Rien de plus insupportable que de voir tout les gogos se plaindre des incapables pour qui ils ont voté!

Écrit par : Sarah S. | mardi, 21 janvier 2014

Je viens d'écouter ses vœux "aux forces économiques". Ce n'est qu'observatoires, commissions, comités, annonces de réunions où des fonctionnaires toucheront primes sur primes pour imaginer "la france dans 10 ans"
Bref. Je retourne à mes fictions, plus nourrissantes que les leurs.

Écrit par : solko | mardi, 21 janvier 2014

Un très beau billet.

Écrit par : Jérémie | mardi, 21 janvier 2014

Comme Sarah, hahaha !

Écrit par : Sophie K. | mercredi, 22 janvier 2014

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